entete


UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

Un bureau de poste auxiliaire ouvrit le 1er octobre 1894 au 80 du boulevard de la Gare.


En 1863, un marché aux chiens se tenait tous les dimanches sur l'emplacement du marché aux chevaux du boulevard de l'hôpital. Il y avait peu de choix.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

menu-nouveautés sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 Discussion dangereuse - 1897

Discussion dangereuse.

Le Journal — 20 mars 1897

Réunis dans un débit de vins de l'avenue des Gobelins, une douzaine d'Italiens discutaient politique, hier soir. Calmes d'abord, les discoureurs ne tardèrent pas à s'échauffer, et bientôt plusieurs d'entre eux se levaient de table pour en venir aux mains. Une bagarre générale se produisit et, comme entre Italiens le couteau est facile, deux des combattants tombèrent presque aussitôt dangereusement blessés.

L'arrivée des agents mit fin à la rixe. Tout le monde s'enfuit, sauf Jules Rossi et Etienne Zanelli — les deux blessés — qui ont été transportés à la Pitié.


 Un Trésor dans la Bièvre - 1895

Un Trésor dans la Bièvre

Le Petit-Parisien ―  14 septembre 1895

Hier matin, à cinq heures, M. Guillou, teinturier, demeurant 2, passage Moret, apercevait, flottant sur la Bièvre, devant Guillet, une serviette en cuir noir.

Le teinturier repêcha l'épave, et grande fut surprise en constatant qu'elle contenait pour 6.000 francs environ de valeurs diverses.

La précieuse trouvaille a été déposée par M. Guillou au bureau de M. Perruche, commissaire de police, qui a ouvert une enquête.


 La Ville de Paris va-t-elle enfin s'occuper de la cité Jeanne-d'Arc ? - 1931

La Ville de Paris va-t-elle enfin s'occuper de la cité Jeanne-d'Arc ?

La démolition de ce boyau s'impose

Paris-Soir — 16 février 1931
Les illustrations parues dans Paris-Soir

Près de la place d'Italie, entre la rue Jeanne-d'Arc et la rue Nationale, la cité Jeanne-d'Arc forme une sorte de boyau gluant, sombre, bordé de mornes bâtisses de cinq ou six étages aux murs zébrés de longues moisissures. Dès la tombée de la nuit, le coin n'est pas sûr. À chaque extrémité papillotent des becs de gaz. Le centre demeure obscur. Des ombres inquiétantes vont et viennent. C'est la cour des miracles des clochards du quartier.

Et pourtant, il ne faudrait pas croire que ce coin soit habité par des hors la loi. Loin de là. Les quelques milliers de quelque mille personnes — la population d'un gros village — qui vivent cité Jeanne-d'Arc sont tous locataires de la Ville de Paris.

Car c'est la Ville de Paris qui est la propriétaire de ce no man's land qu'elle ne se décide pas à moderniser.

— Il y a dix ans que j'occupe cette loge, nous dit un portier, et il y a dix ans que j'entends parler de démolition imminente et de reconstruction rapide.

Mais l'effort de la Ville se borne là. Des architectes viennent, prennent des mesures, disparaissent pour ne jamais revenir.

— Êtes-vous certain que les habitants de la cité tiennent tant que cela à être expulsés ?

— Mais certainement, à condition, bien entendu, de pouvoir revenir habiter les nouvelles maisons. En général, ce sont de braves gens, des ouvriers qui restent ici parce qu'ils ne trouvent rien ailleurs. Au premier étage, j'ai vingt locataires. L'un est surveillant au métro, l'autre conducteur de la T.C.R.P., celui-ci terrassier, celui-là gardien de la paix. Tous ont des enfants qui, faute de place dans la rue, en sont réduits à jouer sur les paliers, sans air, sans lumière.

Sans doute n'en est-il pas de même dans chaque immeuble. Mais, dans l'ensemble, la cité est paisible et laborieuse. De petites gens l'habitent, qui se résignent à la saleté et à l'ordure parce qu'ils ne peuvent faire autrement et que l'on trouve encore là des chambres à 30 francs par mois.

Il faut voir ces chambres, abominables taudis, puants, aux meubles délabrés, poisseux, en haut desquels, suinte une verdâtre humidité. Elles respirent la misère la plus horrible, la plus répugnante.

Les baraques de la zone, à Gentilly, elles-mêmes, avec leurs murs de planches, sont moins sordides.

Il paraît que la cité Jeanne-d'Arc dépend d'un gérant qui, lui-même, dépend directement de la Ville. On peut se demander ce que la Ville attend pour faire disparaître ce cloaque.

Ne va-t-on pas entreprendre sérieusement les travaux indispensables à l'hygiène la plus élémentaire ?

Pour l'instant, la vie continue semblable à ce qu'elle était il y a dix ans.

Les femmes vont toujours à la fontaine chercher leur eau ; les marchands de quatre-saisons crient les prix et la qualité de leurs légumes, et la nuit, clochards et repris de justice se réfugient sous les porches qu'on ne peut plus fermer.


A lire également

L'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc (1934)

sans titre 1

Ailleurs sur Paris-Treizieme

Drame de la jalousie - 1905

Un drame provoqué par la jalousie a mis en émoi, hier soir, vers cinq heures, les habitants de l'avenue des Gobelins et plus particulièrement ceux de l'immeuble portant le numéro 45 de la rue Auguste-Blanqui.

Lire

La traite des blanches - 1923

La 11è chambre a jugé hier une victime de la traite des blanches devenue traitante à son tour, bien que n'ayant encore que dix-huit ans.

Lire

Un meurtre boulevard de la Gare - 1897

Une rivalité existait, depuis plusieurs mois, entre deux individus peu recommandables, François Palisse, âgé de dix-neuf ans, et Louis Champaumier, de deux années plus jeune.

Lire

Le crime de l'avenue d'Italie - 1897

A neuf heures du soir, à deux pas de l'avenue d'Italie, assez animée à pareille heure, trois bandits ont attaqué et dépouillé un passant qui a succombé aux blessures qu'ils lui avaient faites.

Lire

Menu article

Lu dans la presse...

A propos de l'inauguration du puits artésien de la Butte-aux-Cailles

Tandis que Paris se trouve condamné à boire de l'eau contaminée, on a accueilli, avec bonheur, la nouvelle de l'inauguration du fameux puits artésien de la Butte aux Cailles.
La chose vaut qu'on s'y arrête, car il ne s'agit pas de moins de dix mille mètres cubes, ou de dix millions de litres d'eau pure qui vont être donnés, chaque jour, aux Parisiens. Par ces temps de fièvre typhoïde, d'eau de Seine filtrée, voire non filtrée, ce n'est pas là quantité négligeable. (1904)

Lire


Les grands travaux de l’édilité parisienne

Dans le XIIIe arrondissement, quartier de la Butte-aux-Cailles, c'est toujours de la grande voie de transit que l'on s'occupe. (1877)

Lire


L'épidémie de la Maison-Blanche.

Malgré les défenses qui leur sont faites et avec l'insouciance de leur âge, les enfants du quartier s'introduisent actuellement dans la décharge et ils s'y amusent avec les fémurs et les tibias qu'ils découvrent à chaque pas. (1890)

Lire


La Peste

La Bièvre est un ruisseau tout noir
Qui sent comme un goût d'urinoir…

chantait ce pauvre Rivoire, qui chantait si lugubrement la triste épopée d'un grelotteux de la Glacière. (1890)

Lire


L’épidémie de la Bièvre

Nous sommes retournés hier soir aux abords du charnier de la Bièvre.
Voici les nouveaux renseignements que nous y avons recueillis. (1890)

Lire


Le plan d'assainissement du quartier Maison-Blanche

Il existe dans le XIIIe arrondissement (quartier de la Maison-Blanche), un immense quadrilatère de plus de 60 hectares de superficie, qui laisse presque tout à désirer sous le rapport des communications et de la salubrité. (1881)

Lire


La Butte-aux-Cailles

Situé sur les confins du XIVe et du XIIIe arrondissement, l'ancien quartier de la Glacière est, ou plutôt était, il y a peu de temps, un des côtés les plus curieux du nouveau Paris. Las deux bras de la Bièvre s'enchevêtrant, à peine ombragés par quelques maigres peupliers, dans les replis escarpés de la Butte-aux-Cailles. (1877)

Lire


Enquête publique sur les projets de voiries intéressant les 13e et 14 arrondissements

Une enquête est ouverte, pendant quinze jours consécutifs, à partir d'aujourd'hui, aux mairies des 13e et 14e arrondissements, sur divers projets de voirie intéressant cette partie annexe de la capitale. A l'appui des plans déposés, l'administration a joint une légende explicative, dont nous reproduisons les termes. (1863)

Lire


Les nouvelles places de Paris

On s'occupe en ce moment de la régularisation et de la décoration de douze places principales, établies sur remplacement d'anciennes barrières supprimées. (1866)

Lire


Travaux parisiens

Les anciens boulevards extérieurs de la rive gauche sont, depuis plusieurs mois, l'objet de travaux analogues à ceux qui ont été entrepris sur les boulevards de la rive droite. Ces travaux ont trait à la zone comprise entre le pont de Bercy et la place de l'ex-barrière d'Enfer. (1863)

Lire


Le point sur les travaux de la place d'Italie

On entreprend en ce moment à la place d'Italie des travaux de voirie analogues à ceux de la place de l'Arc-de-l'Etoile et de la place du Trône. On établit un plateau circulaire avec huit boulevards, squares, maisons monumentales, si l'industrie toutefois veut se risquer à les édifier. (1869)

Lire


Milla ans sous la terre

Dans un quartier de Paris, renommé par ses tanneries, ses peausseries, et surtout par la manufacture des Gobelins, hélas ! incendiée en partie, est un vaste terrain, où s'élevait jadis une église dédiée à saint Martin, au faubourg Saint-Marcel. (1871)

Lire


Les chasseurs de cabots

Un jour, j'entre au marché... aux chiens, situé sur le boulevard de l'Hôpital. Il y avait environ cent-cinquante ou deux cents de ces intéressants animaux les uns aboyaient, les autres jappaient, quelques-uns mêmes gémissaient. (1868)

Lire


L’ouverture du chemin de fer de ceinture

Le terrain s'abaisse et la vue s'élargit ; voici le chemin de fer de Sceaux, puis la Glacière, Gentilly et en face une échappée de Paris, puis un coin tranquille, tout champêtre, presque silencieux, où coule la Bièvre, cette rivière parisienne ignorée. (1867)

Lire


sans titre 2

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte