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 La transformation des boulevards extérieurs de la rive gauche - Le Siècle — 20 mai 1862

La transformation des boulevards extérieurs de la rive gauche

Le Siècle — 20 mai 1862

À propos du treizième arrondissement, nous avons, ces derniers jours, parlé du magnifique réseau d'artères que lui constituent ses avenues et ses boulevards : une partie de ces voies ombreuses, celles que forment les anciens boulevards de ronde et la ligne extérieure va être transformée ; l'adjudication de ces travaux vient d'avoir lieu la semaine dernière.

Le boulevard d'Italie vu depuis le boulevard Saint-Jacques et vue sur la Butte-aux-Cailles (détail d'une photographie de Ch. Marville)

Si, pour cette transformation qui doit s'effectuer entre le pont de Bercy jusqu’à la barrière d'Enfer, on suit le plan adopté sur les boulevards extérieur de la rive droite, les magnifiques couverts qui s'étendent de l'ex-barrière l'Italie à celle d'Enfer risquent fort d'être détruits ce qui enlèverait à notre capitale un de ses ornements les plus splendides. En effet, la double ligne du boulevard qui s'étendait tant à l'extérieur qu’à l'intérieur du mur d'octroi ayant été réunis par la démolition de cette clôture, forme une voie vraiment unique comme largeur et comme plantations.

Un projet qui nous sourit davantage est celui de prolonger le boulevard de Sébastopol, rive gauche, jusqu'au au rond-point de la barrière d’Enfer à l'endroit où doit commencer le boulevard Saint-Marcel.

La partie du boulevard du Midi comprise intra-muros fut projeté en 1707 mais ce projet, ajourné à cause du désastre des dernières années du règne de Louis XIV, ne fut repris qu'en 1760. Le nouveau boulevard devait commencer à gauche de esplanade des Invalides et arriver jusqu à la Seine près du lieu où là Bièvre se jette dans le fleuve. Mais le projet n’accordait à cette voie sur tout son parcours ni la même largeur ni le même genre de plantations car elle devait avoir quatre rangées d'arbres depuis les Invalides jusqu à la butte dite le Mont-Parnasse et de là jusqu à son autre extrémité une rangée de chaque côté. Cependant, en 1767, Louis XV modifia la première décision et ordonna que la ligne des boulevards du Sud aurait partout la même largeur et partout quatre rangées d'arbres.

En 1787 les fermiers généraux eurent fait construire sur la rive gauche une partie du mur d’octroi lequel enveloppait les nouveaux boulevards, ils firent faire au dehors une ligne de circonvallation qu'ils appelaient boulevard de Calonne pour remercier le ministre qui les avait autorisé à murer et à faire murmurer Paris ; mais ce premier nom de baptême était oublié avant que la plantation de cette ligne extérieure fut achevée

Cependant la culture d'alors différait quelque peu de celle dont nous avons vu démolir en 1860 ; en effet, à la barrière d'Italie, elle se brisait pour suivre la ligne actuelle du boulevard de l'Hôpital de sorte que l'hospice de la Salpêtrière était en dehors des murs. C'est seulement sous la restauration en 1818, qu'on songea à comprendre dans l'enceinte l'hospice de la vieillesse et le village d’Austerlitz ; on reporta donc cette fraction des murailles sur la ligne qui forma depuis les boulevards d'Ivry et de la Gare



Les futures grandes voies du XIIIe

Sur les futurs boulevards Saint-Marcel et Port-Royal :

Sur le futur boulevard Arago :

Sur la future avenue des Gobelins :

Sur les boulevards extérieurs

Sur la rue de Tolbiac (rue du Transit)

Sur le pont de Tolbiac sur la Seine

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Renseignement bien donné, circulation améliorée

Les boulevards qui font le tour de Paris ont été aménagés, élargis. De nombreux passages souterrains leur permettent d'éviter le croisement avec les routes nationales lorsqu'elles pénètrent dans la capitale. (1938)

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La ligne métropolitaine n° 10 doit être prolongée jusqu'à Austerlitz

En parlant, l'autre jour, du projet de prolongement de la ligne métropolitaine n° 10, actuellement arrêtée à la station Jussieu, vers la gare d'Orléans, terminus envisagé, nous notions que les organisations consultées n'avaient opposé aucune objection à l'administration préfectorale.
Le Syndicat de défense des intérêts généraux du quartier de la Gare, cependant, nous prie de déclarer qu'il a protesté contre le parcours projeté dès qu'il en a eu connaissance. Le quartier de la Gare est le seul qui n'ait point le métro. (1932)

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De la difficulté d’être le treizième arrondissement

Décidément, la ville de Paris n'aura pas de treizième arrondissement.
Hélas ! ce treizième arrondissement, il est partout, et on n'en veut nulle part. (1859)

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L’impresario des mendiants

Dans le quartier de la Butte-aux-Cailles s'est installé un impresario qui cultive une spécialité plus que bizarre. Il a centralisé là toutes les monstruosités capables d'attendrir le passant. (1872)

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Les derniers mohicans de Paris : Avec les Algériens du boulevard de la Gare

Sous la ligne aérienne du métro dont la longue perspective s'étend à l'infini, le boulevard de la Gare monte doucement vers la place d'Italie. À droite et à gauche, des maisons basses s'alignent, coupées par de petites rues pavées, à l'angle desquelles sont nichés de ridicules et ternes jardinets. Çà et là un immeuble neuf qui usurpe des allures de building, un magasin dont l'étalage déborde le trottoir, des bars, des hôtels, des restaurants, puis encore, sur la gauche, le cube uniforme et sans fantaisie de la raffinerie Say. (1928)

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Saviez-vous que... ?

Le 21 octobre 1894, le quotidien La Croix informait ses lecteurs et déplorait que le concile laïc, qu’on nomme officiellement « conseil municipal de Paris » et officieusement « Kaperdulaboule », avait débaptisé la rue Saint-François de Sales, Paris 13e, pour lui donner le nom de Daviel et, dans le même temps, changé les dénominations de la rue Sainte-Marguerite et du passage Saint-Bernard.

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Lorsque fut conçu le projet de doter le quartier Maison Blanche d'une nouvelle église, il était prévu que celle-ci s'appela Saint-Marcel de la Maison-Blanche. Ce fut Sainte-Anne qui l'emporta.

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La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.

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Le 14 juillet 1906, on pouvait aller en métro de la place d'Italie à la gare de Lyon sans changement.
A cette date, la ligne 5 se raccordait à la ligne Porte Maillot- Vincennes.

L'image du jour

La folie Neubourg, boulevard d'Italie (Auguste Blanqui)