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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

menu - Sur la Bièvre

Sur la Bièvre ...

Paris qui s'en va

A. Hermant (1865)

Les eaux de la Bièvre !

Le Temps (7 décembre 1875)

La Bièvre

Charles Frémine (Illust. Auguste Lançon) (1876)

La Bièvre (in Croquis parisiens)

J.K. Huysmans (1880)

Pauvre Bièvre !

Le Rappel (1883)

La Bièvre

J.K. Huysmans (1886)

La disparition de la Bièvre

Le Journal des débats politiques et littéraires (1893)

La Bièvre

G. Lenotre (1896)

La Bièvre déborde

Pierre Véron (1897)

La Bièvre

Louis Sauty (1898)

La Bièvre (Paris qui s'en va)

Gustave Coquiot (1903)

Le long de la Bièvre

Georges Cain (1905)

La perdition de la Bièvre

Adrien Mithouard (1906)

La couverture de la Bièvre

A.-J. Derouen (1907)

La rivière perdue (Léo Larguier)

Le Journal des débats politiques et littéraires (1926)

La Bièvre et la fête des fraises (Gustave Dallier)

Le Petit-Journal (1926)

sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

Le XIIIème arondissement comptait 72.203 habitants en 1876 et 92.221 en 1881 soit une augmentation de 20.018 habitants. Paris, en totalité en comptait 1.988.806 et 2.225.910, ces mêmes années.


La rue du Petit Banquier que Balzac et Victor Hugo rendirent célèbre, perdit son nom au profit du peintre Watteau par décret impérial du 27 février 1867.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

Article - inclus

Noté dans la presse...

1927

Un syndicat des « rouspéteurs » vient de se créer à Paris

Nous sommes déjà près d'un millier dans le treizième arrondissement, déclare son fondateur, M. Chartrain de la rue Vaqndrezanne.

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sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 Un affreux accident - 1875

Un affreux accident

Le Journal des débats politiques et littéraires ― 4 mai 1875

Un affreux accident est venu jeter avant-hier soir l'épouvante dans la rue Damesme. Un jeune garçon, âgé de quatorze ans, était monté sur le parapet du pont du chemin de fer de ceinture, quand, perdant l'équilibre, il tomba sur la voie au moment où le train n° 43 arrivait à la station de la Maison-Blanche. Malgré les signaux de détresse qui furent faits et l'empressement du mécanicien, qui avait renversé la vapeur, le train atteignit ce malheureux et passa, laissant d'un côté le corps, de l'autre les deux jambes.

Relevés par des employés de la ligne, ces débris humains, encore vivants, furent placés sur un brancard et transportés à l'hôpital de la Pitié- Le mourant ne put qu’indiquer la demeure de ses parents et demander un prêtre.


 Le vin triste - 1923

Le vin triste

Paris-Soir ― 2 décembre 1923

Avenue des Gobelins, en face du 51, des agents ont surpris Marcel Popinel, demeurant en hôtel, rue Lebrun, qui avait percé un fut de vin. Le pipeur a été conduit au commissariat de police du quartier.


 Pauvre Bièvre ! - Le Rappel — 11 avril 1883

Pauvre Bièvre !

Le Rappel — 11 avril 1883

Une affiche municipale vient d'être placardée sur les murs de Paris, rappelant aux riverains de la Bièvre l'obligation de la curer et de la faucarder, c'est-à-dire de couper les herbes qui en garnissent le fond et les berges.

Cette opération dont personne ne conteste la nécessité en l'état actuel, devait prendre fin, par suite de l'envoûtement du ruisseau depuis son entrée dans Paris par la poterne des Peupliers jusqu'à son embouchure en Seine. Mais il y a loin de la coupeaux lèvres et du projet à l'exécution.

La Bièvre au bas de la rue de la Fontaine à MulardL'administration municipale a reconnu en principe qu'il y avait lieu de traiter la Bièvre comme un égout le jour où elle a transformé le quartier Saint-Marcel ; et, de fait, l'ancien ruisseau de Ménilmontant, qui traverse, en galeries souterraines, les faubourgs Saint-Martin, Saint-Denis, Poissonnière, la Chaussée-d’Antin, les quartiers de la Madeleine et des Champs-Élysées, n'a jamais été aussi insalubre que la Bièvre.

Il est vrai que ce ruisseau ne parcourait, au siècle dernier que des jardins maraîchers et n'était bordé que par les guinguettes des Porcherons.

La. Bièvre, au contraire, infectée, depuis Jouy-en-Josas, par les résidus que les usines y déversent, noire et gluante à Arcueil et à Gentilly, souillée encore avant d'arriver aux Gobelins par les manufactures des quartiers de Croulebarbe et de la Glacière, n'a plus rien à perdre quand elle a dépassé l'avenue des Gobelins : les teintures, les tanneries, les fabriques de produits chimiques ont achevé de la corrompre.

Cependant, en cet état impur, les jardiniers du Jardin-des-Plantes l'emploient encore pour leurs cultures, qu'elle traverse entre les rues de Buffon et de Poliveau.

C'est entre ce point et le boulevard d'Italie que la mise en égout s'impose aujourd'hui.

Cette fange liquide roule, en effet, sous les rues Geoffroy-Saint-Hilaire, la Halle aux cuirs, les rues Monge, Mouffetard, Pascal et le boulevard Arago, servant, si on le veut, aux industries de ce quartier, mais infectant, en été, toute une région où se construisent d'élégantes et confortables habitations.

Sur les bord de la Bièvre dans le quartier Croulebarbe

Qui dirait aujourd'hui que ce coin de la banlieue parisienne était jadis l'un des plus charmants ? Le petit Gentilly, représenté aujourd'hui par les prés submersibles de la Glacière, était un lieu charmant ; Rabelais y envoyait ses élèves ; Benserade y rimait des madrigaux; les miniaturistes parisiens du moyen âge y plaçaient des scènes pastorales. Puis est venue la spéculation qui a voulu canaliser la Bièvre et faire de ce ruisseau un moyen d'approvisionnement en bois de chauffage venant des forêts de Satory et de Verrières.

Pauvre Bièvre ! Elle a perdu toute sa poésie, elle ne peut plus être utilisée que par les industries riveraines, en attendant qu'on la traite comme le ruisseau de Ménilmontant.


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La chose vaut qu'on s'y arrête, car il ne s'agit pas de moins de dix mille mètres cubes, ou de dix millions de litres d'eau pure qui vont être donnés, chaque jour, aux Parisiens. Par ces temps de fièvre typhoïde, d'eau de Seine filtrée, voire non filtrée, ce n'est pas là quantité négligeable. (1904)

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Qui sent comme un goût d'urinoir…

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