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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le XIIIème devait initialement porter le numéro 20 lors de l'extension de Paris en 1860.


La rue située entre la rue du Château des Rentiers et la rue Nationale fut dénommée rue Deldroux, en 1888.
Deldroux était un canonnier qui, en 1871, préféra, mourir que de rendre sa pièce.


Dans les plans de 1860, c'est sur un viaduc long de 800 mètres, composé d'arches de dix mètres d'ouverture et dont la hauteur maxima aurait été de quinze mètres avec des piles évidées à l'aplomb de l'entrevoie que le chemin de fer de ceinture aurait du traverser la vallée de la Bièvre en offrant une vue magnifique depuis le parc de la Butte-aux-Cailles qui, in fine, céda la place au Parc Montsouris.

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C'est arrivé dans le 13ème

 La mort de Bacchus - 1893

La mort de Bacchus

Le Journal des débats politiques et littéraires ― 21 mars 1893

Les marchands de vin de la Butte-aux-Cailles viennent de faire une perte cruelle. En sortant de chez l'un d'eux cette nuit, à une heure très avancée, leur meilleur client, un nommé Alibert, surnommé Bacchus (à juste raison, paraît-il), s'est tué en regagnant son domicile rue de Tolbiac. Ayant, comme' de coutume, fait de nombreuses libations, Alibert est allé en titubant s'appuyer contre le parapet du pont de Tolbiac et a passé par-dessus. Son cadavre a été retrouvé ce matin.


 Paris la nuit - 1903

Paris la nuit

Le Figaro — 31 mai 1903

Depuis quelque temps, le quartier de la Gare (treizième arrondissement) était plongé chaque nuit dans une profonde obscurité. Des malfaiteurs décapitaient les becs de gaz.

Deux d'entre eux ont été surpris rue du Chevaleret par des ouvriers de la maison Popp, qui, dans leur indignation, les ont à moitié assommés. On dû les porter à l'hôpital Cochin.


 Paris qui s’en va - 1865

Paris qui s’en va

Le monde illustré — 25 mars 1965

On entend répéter chaque jour que le vieux Paris s'en va. On pourrait ce nous semble ajouter, sans crainte de se tromper, qu'une bonne partie de la vieille capitale est déjà loin de nous et qu'il n'en reste trace que dans les plans exécutés avant l'an de grâce 1849.

Après la transformation des Halles, de la rue de Rivoli, des boulevards de Sébastopol, rive gauche et rive droite, du quartier Saint-Antoine, du Temple, etc., etc. on nous annonce celle des quartiers Mouffetard, des Gobelins et de la barrière Fontainebleau.

De nouvelles artères vont porter la circulation et la vie dans ces rues primitives; le gaz va forcer les lanternes à huile dans leur dernier asile, et la Bièvre, suivant l'exemple du canal Saint-Martin, va revêtir ses eaux boueuses et nauséabondes d'un solide et inodore manteau de bitume. Bientôt surgiront des maisons à six étages à la place des marais ou les melons et les concombres prospèrent encore sous l'œil protecteur des serviteurs de la déesse Pomone, et les omnibus fouleront ce sol resté vierge jusqu'aujourd'hui des empreintes des roues et des traces des chevaux de fiacre.

Les quartiers qui vont disparaître ne sont pas ceux les moins curieux du vieux Paris, et s'ils sont moins connus que les rues de la défunte cité, c'est leur éloignement qui en est l'unique cause. Les bords de la Bièvre ont été de tous temps célèbres par leur industrie; c'est à la propriété des eaux de ce ruisseau qu'on doit les premiers établissements de teinturerie fondés sur ses rives et dont les Gobelins et leurs magnificences sont la suite naturelle. Là encore se trouvent la rue de Croulebarbe et la rue du Champ de l'alouette, célèbre par le crime commis en 1827 sur la bergère d'Ivry. Nous donnerons une étude complète sur ce quartier si pittoresque et si industriel dans les numéros où paraîtront les dessins que nous voulons consacrer au souvenir de ces rues ignorées de plus des deux tiers de la population parisienne, et nous déclarons avec plaisir que nos recherches ont été facilitées par les renseignements que nous devons à MM. Cannac et Proux, industriels des bords de la Bièvre, qui se sont mis à notre disposition avec la plus gracieuse obligeance. Pour aujourd'hui nous nous bornerons à rappeler sommairement les détails relatifs à la rivière et au dessin que nous publions.

Établissements de tannerie et lavage de peaux sur les bords de la Bièvre.

Établissements de tannerie et lavage de peaux sur les bords de la Bièvre.

La Bièvre prend sa source à un kilomètre sud-ouest de Versailles et vient se jeter dans la Seine près du pont d'Austerlitz. Jadis elle tombait beaucoup plus bas dans le fleuve, mais on a détourné son cours chaque fois qu'on a reculé les diverses enceintes de Paris. La longueur de son cours actuel est de 31 kilomètres. La population des bords de la Bièvre est exclusivement ouvrière.

Les seules constructions qui s'élèvent sur ses rives sont des manufactures. Le chemin de fer de ceinture traverse ce ruisseau à l'endroit appelé : Butte du Moulin des prés, désigné par les gens du quartier sous le nom de Butte aux cochons.

Notre dessin de ce jour représente un établissement de tannerie et de lavage de peaux, situé à l'angle des rues Pascal et Cochin; il donne une idée exacte de la physionomie du quartier. A bientôt l'histoire écrite et dessinée des bords du pittoresque ruisseau parisien.

A. HERMANT.

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