Un jour dans le 13e

 L’ambulance de Mme Gaillard

L’ambulance de Mme Gaillard

Le Siècle — 23 décembre 1870

Le Siècle a cité dernièrement l'ambulance établie par les sœurs de charité, sur l'avenue d'Italie. Près de cet établissement, il en est un autre de même nature, dont les organisateurs ne méritent pas moins d'être signalés à la reconnaissance publique ; c'est l'ambulance de Mme Gaillard. Cette digne personne, qui tenait un pensionnat de jeunes filles, a renvoyé toutes ses élèves, et a transformé son institution en une ambulance de cinquante lits.

Aspects de la porte d'Italie dans la journée du 2 décembre 1870 - Source : Le Monde Illustré

M. Gaillard, ancien proscrit du coup d'État, et médecin estimé à Montrouge, se consacre entièrement avec sa femme au traitement des blessés, et cela avec un zèle et un désintéressement digne des plus grands éloges.

Dans la journée du 2 décembre, ils n'ont pas reçu moins de deux cents blessés qu'ils ont soumis aux premiers pansements et qu'ils ont dirigés ensuite sur les grandes ambulances du centre de Paris.

Ils conservent dans la leur les soldats les plus grièvement atteints qui ne peuvent pas supporter un transport prolongé.

H.
(Le titre a été ajouté)


Saviez-vous que... ?

Le 9 juin 1977, une jeune fille, tout en larmes, déclarait, à huit heures du soir, qu'un enfant venait de tomber dans un puits à découvert, sur un terrain entouré de planches, appartenant à la Ville, et situé rue de Patay et de Tolbiac.
Immédiatement, on prévint les sapeurs-pompiers du poste de la rue du Château-des-Rentiers. Sans perdre un instant, ceux-ci se rendirent au puits fatal. Le caporal y descendit, et en revient avec deux chiens vivants.

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Le moulin de Croulebarbe qui disparut en 1840, avait une existence attestée depuis 1214.

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A l'école Estienne, en 1896, l'enseignement y est gratuit ; la cantine scolaire, qui fournit aux enfants le déjeuner et le goûter, est également gratuite pour les élèves habitant Paris. Les élèves de la banlieue peuvent apporter leur déjeuner ; ils peuvent aussi prendre leur repas à la cantine, sauf à payer une rémunération fixée par le règlement intérieur.

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Le 24 décembre 1883, la presse quotidienne faisait part du décès du « père Moreau » âgé de 100 ans et 3 mois, présenté comme le doyen des chiffonniers, en son domicile du 22 de la rue du Moulinet qu’il occupait depuis plus de 40 ans.
Il était mort d’inanition depuis 5 à 6 jourset son corops était d’une maigreur telle que la peau ressemblait à un vieux parchemin.
Des journaux rapportèrent que l’on trouva dans ses affaires un sac de toile rempli de pièces d’or.

L'image du jour

Je carrefour de l'avenue des Gobelins avec le boulevard Arago et la station d'autobus.