Un jour dans le 13e

 D’où peut-on le mieux voir les combats ?

D’où peut-on le mieux voir les combats ?

Le Figaro — 16 octobre 1870

Hier, les alentours des fortifications, à partir de la porte d'Italie jusqu'à celle de Vanves, offraient un spectacle inusité qui se re nouvelle toutes les fois qu'un combat a lieu dans la plaine de Montrouge : c'est la réunion sur ces points d'une foule de personnes accourues pour assister aux diverses péripéties de la bataille. Le plateau de la Glacière, celui de Montsouris et trois ou quatre maisons abandonnées situées sur le parcours du mur de ronde sont de véritables observatoires envahis par les curieux armés de lorgnettes. Nous indiquerons aux amateurs de ces tristes spectacles deux points bien situés pour bien voir à l'extérieur des remparts ; ce sont la butte qui se trouve derrière Bicêtre, d'où l'on domine toute la plaine ; et le village de Malakoff, à côté de Vanves. Sur le plateau de cette dernière localité, on domine tout l'espace où s'est livré le combat d'hier.

(* Le titre a été ajouté NdE)


Saviez-vous que... ?

Bobillot, héros du Tonkin, était prénommé Jules. La rue portant son nom est longue de 1.100 mètres.

*
*     *

En 1879, les écoles chrétiennes de la rue du Moulin des Prés, de la rue Jeanne d'Arc et du boulevard de l'hôpital furent laïcisées à la suite de la décision du conseil municipal. Elles furent remplacées par les écoles libres des 61 rue Dunois, 93 avenue de Choisy et 43 rue Corvisart. Une école chértienne tenue par des soeurs fut laicisée et remplacée par une école libre située 35 rue Jenner.

*
*     *

C'est sur l'insistance d'Émile Deslandres représentant du 13e arrondissement que le conseil municipal de Paris accepta de conserver le nom cinq fois séculaire des Reculettes à la rue résultant de l'élargissement de cette ruelle si pittoresque.

*
*     *

En novembre 1872, la Seine connaissait une crue importante et les quartiers bas de Paris étaient sous l’eau. Le 13e arrondissement ne faisait pas exception.
Dans son numéro daté du 1er décembre, le quotidien Le Temps rapportait que dans la rue Watt, au-dessous du pont du chemin de fer d'Orléans, un batelier, moyennant une légère rétribution, passait les personnes qui se rendaient rue de Patay, rue du Chevaleret et dans les rues environnantes et notait que, la veille, dans l'eau jusqu'à la ceinture, il poussait de la main son embarcation et qu’aujourd'hui, il était obligé de la conduire à la rame.

L'image du jour

Construction de la rue de Tolbiac : franchissement de la Bièvre à la Glacière

La photographie est de Charles Marville et a été prise vers 1876. La rue d'Alésia est déjà achevée. La construction de la rue de Tolbiac subit beaucoup de retard compte tenu de l'ampleur des travaux.