Un jour dans le 13e

 - Une sortie du 60<sup>e</sup> bataillon de la garde nationale

Une sortie du 60e bataillon de la garde nationale

Le Siècle —28 octobre 1870

Malgré une pluie battante, le 60e bataillon de la garde nationale a fait une promenade militaire hier, à une heure de l'après-midi.

Il est sorti par la porte de Bicêtre dans un ordre parfait.

Le bataillon s'est dirigé du côté de Villejuif et a poussé une pointe jusqu'au moulin d'Argent-Blanc, où existe un ouvrage militaire occupé par les mobiles de la Vienne, formant la grand'garde.

Après avoir fraternisé avec ces jeunes soldats, aux cris de Vive la république ! le bataillon a continué son chemin. Il a obliqué à gauche sur Vitry, a gagné la grand'route, et est rentré en passant par Ivry et Gentilly à 5 heures.

F.
(Le titre a été ajouté)


Saviez-vous que... ?

Le 9 juin 1977, une jeune fille, tout en larmes, déclarait, à huit heures du soir, qu'un enfant venait de tomber dans un puits à découvert, sur un terrain entouré de planches, appartenant à la Ville, et situé rue de Patay et de Tolbiac.
Immédiatement, on prévint les sapeurs-pompiers du poste de la rue du Château-des-Rentiers. Sans perdre un instant, ceux-ci se rendirent au puits fatal. Le caporal y descendit, et en revient avec deux chiens vivants.

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Par son vote du 26 mai 1859, la Chambre des députés décidait de porter, à compter du 1er janvier 1860, les limites de Paris jusqu'au pied du glacis de l'enceinte fortifiée. Cette loi désignait le 13ème arrondissement sous le nom d'arrondissement des Gobelins.

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Jusqu'en 1884, la place de Rungis, construite sur les vestiges des étangs de la Glacière et voisine de la gare de marchandises, porta le nom de place Barrault. La même année, la voie nouvelle tracée entre la rue du Pot-au-Lait et la gare de Gentilly, ceinture, prit le nom de rue de Rungis.

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En 1901, M. et Mme S..., marchands de beurre, habitaient 101, rue de Patay, un petit pavillon isolé.
Devant était un minuscule jardinet, sur les côtés un hangar, et, dans le fond, une remise et des écuries avec un mur de clôture séparant la propriété d’un terrain vague ayant vue sur la rue Albert et sur lequel on élèvait une maison, encore en construction.

L'image du jour

Je carrefour de l'avenue des Gobelins avec le boulevard Arago et la station d'autobus.