Dans la presse...

 Le tronçon Place d'Italie-Pont d'Austerlitz - 1905

Le Métropolitain sud

Le tronçon Place d'Italie-Pont d'Austerlitz

Le Petit-Journal — 5 juillet 1905

Les importants travaux effectués pour établir, le tronçon de la ligne métropolitaine circulaire Sud, allant de la place d'Italie au pont d'Austerlitz, sont sur le point d'être définitivement achevés.

La passerelle hardie qui traverse la Seine d'un seul jet, en amont du pont d'Austerlitz, a reçu sa dernière couche de peinture, et de nombreux ouvriers, montés sur des bateaux et des radeaux, sont en train de la dégager des multiples pièces de charpente en bois, sur pilotis, qui lui ont servi d'assises pendant sa construction.

Les travaux de décoration de ses deux piles sont, déjà commencés, et les sculpteurs ont pris possession de celle située sur la rive droite, où les maquettes établies par M. Formigé ont déjà été transportées.

Le viaduc du métropolitain sur le boulevard de l'Hôpital vu en direction du boulevard Saint-Marcel. A gauche, la statue du Dr Pinel, bienfaiteur des aliènés.

Une des parties les plus intéressantes des travaux de cette ligne a été la traversée de la gare d'Austerlitz. On sait que le viaduc, débouchant du boulevard de l'Hôpital, s'élance par dessus la cour d'arrivée de la gare, passe au travers du bâtiment, enjambant les trottoirs et les voies, à la hauteur d'un premier étage, et franchit la cour de départ pour aller se relier à la passerelle sur la Seine.

Le viaduc du métropolitain vu du boulevard de l'Hôpital en direction de la gare d'Austerlitz

La partie de ce viaduc qui traversé le grand hall n'a qu’une seule portée de cinquante mètres, et c'est sur cette partie même que sera établie la gare métropolitaine pour laquelle on a prévu deux accès : un dans la cour de départ et l'autre dans la cour d'arrivée. Par ce dispositif, on voit qu'il n'était guère possible d'aboutir à une pénétration plus étroite du réseau métropolitain et du réseau d'Orléans.

Les travaux de traversement du hall de la gare d'Austerlitz vus de la cour de l'Arrivée.

A aucun moment, au cours des travaux, les nombreux services du chemin de fer d'Orléans n'ont été interrompus, et aucun incident fâcheux n'en a retardé l'exécution. Cependant, au moment du creusement des fouilles profondes qu'on a dû faire dans les vestibules, on a atteint des couches sablonneuses, dont les mouvements glissants ont paru menacer les assises du vieux bâtiment. Mais tout s'est borné à quelques lézardes auxquelles, on a paré par tout un système de puissants étais, et, maintenant, des milliers de kilogrammes de fer noyés au milieu de milliers de mètres cubes de béton, ont comblé les fouilles et assurent à l'ensemble des ouvrages une solidité à toute épreuve.



Dans la presse...


Le monument aux mères françaises est présenté la presse

Aujourd'hui, à 10 heures, sera présenté à la presse, boulevard Kellermann, le monument élevé à la gloire des mères françaises, sous le patronage du Matin, qui sera inauguré le 23 octobre, à 14 h 30 en présence du président de la République et des plus hautes personnalités. (1938)

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Cuir de Russie

La Butte-aux-Cailles, ce n'est plus Paris; ce n'est pas, non plus, la banlieue, encore moins la province : c'est la Butte-aux-Cailles, et voilà tout. (1885)

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Un quartier qui s'écroule

Un fait fort curieux se produit en ce moment dans la partie du quartier de la Maison-Blanche, comprise entre les rues de Tolbiac, de la Providence et de l'Espérance. (1898)

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Les futures grandes voies du 13e arrondissement

Le système d'ensemble des grands travaux de la ville de Paris, rive gauche, touche par des points trop nombreux aux intérêts de la population et de la propriété parisiennes pour que son étude ne soit pas, pour le Siècle, l'objet d'un sérieux examen.
Nous analyserons successivement chacune des grandes lignes appelées à ajouter à la splendeur et au bien-être de la ville, et nous allons commencer ce travail par les voies qui doivent régénérer le douzième arrondissement le plus pauvre jusqu'ici et le plus délaissé. (1858)

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La basilique et les nécropoles de Saint-Marcel

Sur le flanc méridional des coteaux qui dominent le ruisseau de la Bièvre et en face du plateau sur lequel est assis le Panthéon, on voyait, à la fin du siècle dernier, un peu avant la construction du mur des fermiers généraux, une sorte de petite ville, distincte de la grande, ayant ses rues, ses places, ses marchés, ses remparts, ses fossés, ses églises et ses juridictions. (1873)

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Saviez-vous que... ?

Le 19 juillet 1927, le nom de rue de Gentilly fut donné à la rue du Gaz. Le nom de rue de Gentilly avait été, jusqu'en 1899, celui de la rue Abel-Hovelacque d'aujourd'hui. Cette nouvelle rue de Gentilly perdit ensuite son nom au profit de Charles Moureu et d'Albert Bayet.

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Le XIIIème devait initialement porter le numéro 20 lors de l'extension de Paris en 1860. Les protestations des habitants d'Auteuil et de Passy qui, eux, se voyaient attribuer les n°13 associé aux « mariages à la mairie du 13e » autant qu'aux superstitions, eurent raison du projet de numérotation et un nouveau projet aboutit à la nomenclature actuelle.

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C'est le 11 juillet 1906 que le conseil municipal de Paris vota le transfert du marché aux chevaux du boulevard de l'hôpital à Brancion, nouveau marché ouvert depuis 1904.

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La mairie du 13e a été construite sur les plans de Paul-Emile Bonnet, architecte et grand prix de Rome (1828-1881). Les extensions latérales sont dues à Antoine Soudée.
M. Bonnet avait aussi étudié, sur un terrain à l'angle de la rue de Tolbiac et de la rue Damesme, un projet d'église qui ne fut pas exécuté et que celui de l'église Saint-Anne remplaça.

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