Dans la presse...

 La ligne Trocadéro-gare d'Orléans - 1903

Les travaux du métro

La ligne Trocadéro-gare d'Orléans

Le Petit-Journal — 27 juin 1903

Les Parisiens ayant trouvé que le mot Métropolitain était beaucoup trop long pour désigner un moyen de locomotion des plus rapides, ils ont depuis longtemps supprimé trois syllabes.

Ce n'est pas là seulement une abréviation populaire ; elle est entrée dans le langage courant ; son usage est devenu général.

Donc, on ne dit plus que : le Métro ; et on s'intéresse très vivement à tout ce qui concerne le Métro.

On s'arrête devant les chantiers ; on commente un peu au hasard les lignes en construction ; on cherche il deviner où se trouveront les futures stations.

Et c'est pourquoi nous avons, il y a quelques jours, donné à nos lecteurs la primeur du plan de la ligne Courcelles-Ménilmontant, avec l'indication de-tous ses arrêts ; et c'est pourquoi, aujourd'hui, nous voulons qu'ils soient les premiers à avoir, sous les yeux le plan d'une autre ligne en construction, la ligne Trocadéro-gare d'Orléans, où se trouve également la désignation de toutes les stations.

Il fallait, naturellement, accompagner ce plan de, renseignements relatifs, à l’état actuel des travaux. Une visite aux chantiers, une visite à la direction des services techniques du Métro, nous l'ont permis.

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La ligne Trocadéro-gare d'Orléans ne manque pas de pittoresque. Elle aura coûté des sommes formidables, mais elle sera certainement la plus curieuse du réseau.

Elle aura mis les ingénieurs aux prises avec d'extraordinaires difficultés ; mais les ingénieurs sont précisément faits pour vaincre les difficultés, et c'est ce à quoi ils s'occupent activement, sûrs de la victoire.

Déjà tout le lot, compris entre le Trocadéro et la rue Alboni est presque entièrement terminé.

Il ne reste plus à faire que la partie en élévation de la station de Passy; ce qui, d'ailleurs, constitue un travail de maçonnerie et de ferronnerie fort important.

Mais il en est un autre à exécuter, non loin de là, infiniment plus gigantesque. C'est le pont qui traversera la Seine. En ce moment, on est en train de préparer le ripage de la passerelle actuelle, qui sera reculée de 30 mètres en aval, d'un seul coup, à l'aide de vérins. Ce ne sera pas une opération banale.

Le nouveau pont de Passy coûtera environ 7 millions. Il reproduira, en métal, le viaduc d'Auteuil, c'est-à-dire qu'il aura deux étages. C'est lui qui mettra l'exploitation en retard, car on ne compte pas l'avoir achevé avant dix-huit mois.

Mais, bien qu'il ne soit pas encore construit, traversons le pont.

Nous avons alors ce qu'on appelle la série des viaducs métallurgiques jusqu'à la rue de Vaugirard. Là les travaux sont très avancés et seront vraisemblablement terminés dans sept ou huit mois.

À partir de la rue de Vaugirard, les voyageurs entreront dans un souterrain déjà percé sur les trois quarts de sa longueur et qui aboutira à la vallée de la Bièvre.

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Cette partie des travaux serait achevée déjà sans la rencontre d'exceptionnelles difficultés entre le boulevard Edgar-Quinet et la place Denfert-Rochereau. C'est là, en effet, que se trouve la zone la plus considérable des carrières du sous-sol parisien ; de plus, sous la place, est le noyau de toutes les canalisations, d'eau venant du réservoir de Montsouris ; le chemin de fer de Sceaux passe aussi à cet endroit.

Au sortir du long souterrain, les voyageurs effectueront la traversée de la vallée de la Bièvre en viaduc. Cet ouvrage métallurgique est en pleine exécution et sera terminé à peu près en même temps que les autres viaducs en construction entre la Seine à Passy et la rue de Vaugirard, dans sept mois environ.

Aux abords de la place d'Italie, nouveau souterrain ; sous la place, on est en train d'exécuter la boucle indiquée sur notre plan. Les travaux sont en pleine activité et prendront fin vraisemblablement au printemps prochain.

Plan publié dans Le Génie civil : revue générale des industries françaises et étrangères

Le souterrain se termine à l'intersection du boulevard de l'Hôpital et du boulevard Saint-Marcel.

À partir de ce point, dans les terrains de la Salpêtrière dont la Compagnie vient de faire l'acquisition, recommence la partie de viaduc. À noter, comme, particularité intéressante, la traversée en viaduc de la gare d'Orléans. Là, les travaux viennent seulement d'être entamés.

Enfin, la ligne nouvelle s'achèvera par la traversée de la Seine, dont le projet a donné lieu à un concours, et dont l'exécution va commencer incessamment.



Dans la presse...


Renseignement bien donné, circulation améliorée

Les boulevards qui font le tour de Paris ont été aménagés, élargis. De nombreux passages souterrains leur permettent d'éviter le croisement avec les routes nationales lorsqu'elles pénètrent dans la capitale. (1938)

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Les projets pour le XIIIe arrondissement

Le treizième arrondissement se compose, comme le douzième, d'une fraction de l'ancien Paris et d'une partie annexée. Cette dernière est comprise entre les anciens boulevards extérieurs, les rues de la Santé et de la Glacière, les fortifications et la Seine. La butte des Moulins, la butte aux Cailles et les bas-fonds de la Bièvre, en font une des régions les plus mouvementées de la zone suburbaine, et, par conséquent, une de celles qui présentent le plus d’obstacles à une viabilité régulière; de là, des tâtonnements et de longues études. (1863)

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Les travaux du chemin de fer de Ceinture : du pont Napoléon au tunnel de Montsouris

Les travaux du chemin de fer de Ceinture, toujours conduits avec la même activité, sont terminés sur une grande partie, du parcours, en ce qui concerne les terrassements et les ouvrages d'art ; aussi a-t-on, déjà commencé le ballastage, la pose des voies et l'édification des bâtiments de stations. (1866)

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Le viaduc de la Bièvre

On continue à s'occuper très sérieusement du tracé du chemin de fer de ceinture sur la rive gauche ; les études du pont à jeter sur la Seine et celles du viaduc dans la vallée de la Bièvre sont maintenant terminées. (1861)

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Une nouvelle Cour des Miracles

Vous ne connaissez pas le passage Moret, cela n'est pas surprenant, car, sauf ses malheureux habitants, leur conseiller municipal qui se débat comme un diable pour les secourir, chacun à l'envi les oublie. Chaque fois que les représentants de l'administration se souviennent de ce restant de l'Ile des Singes, c'est pour lui causer un dommage nouveau. (1925)

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Saviez-vous que... ?

Dans son numéro du 19 mars 1872, le Petit Journal signalait à ses lecteurs la vaillante conduite d'une jeune fille-de douze ans, l'aînée de six enfants, dont la mère, demeurant rue Buot, 17, quartier de la Butte aux Cailles (13° arrondissement) était malade à ce moment.
Levée à trois heures du matin, elle allait travailler dehors et gagnait 1 fr. 50 c., pour nourrir toute la famille ; en rentrant de son ouvrage, elle soignait ses frères et sœurs comme l’aurait fait la meilleure des mères.

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L'actuelle mairie du XIIIème a été construite en 1866 et 1877 (avec une interruption entre 1870 et 1871) sur les plans de Paul-Emile Bonnet, architecte. Auparavant, elle était installée dans un des anciens pavillons Ledoux.

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Henri Victor Yendt, commissaire de police de la ville de Paris, chargé des quartiers de la Salpêtrière et Croulebarbe, officier de Police Judiciaire, prit ses fonctions en 1897.

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Dans le projet initial élaboré en 1860-1861, le chemin de fer de ceinture rive gauche devait franchir la vallée de la Bièvre grâce à un viaduc de 800 mètres de longueur reposant sur des arches de 10 mètres d'ouverture et d'une hauteur maximale de 15 mètres.

L'image du jour

La mairie du XIIIe

Le premier bâtiment de la Mairie en façade de la place d'Italie est dû à Paul-Henri Bonnet, architecte né en 1828, grand prix de Rome. Les travaux commenèrent en 1873. Bonnet les suivit jusqu'à sa mort en 1881. Des extensions de la mairie furent peu à peu constuites et elle occupa finalement, à la fin du XIXe siècle, tout le quadrilatère formé par la place d'Italie, l'avenue des Gobelins, la rue Philippe de Champaigne et le boulevard de l'Hôpital.