Un jour dans le 13e

 paris-treizieme.fr — Les Gobelins

Les incendies dans Paris

Les Gobelins

L’Illustration — 10 juin 1871

Aux Gobelins, les incendiaires voulaient tout brûler ; ils auraient pleinement assouvi leur rage si les tapissiers et les braves gens du quartier les avais laissé faire. Hommes, femmes, enfants ont joint leur résistance au péril de la vie c'est à eux que l'on doit n'avoir pas tout perdu.

Le feu a détruit 80 mètres de bâtiments qui abritaient : la galerie publique, un atelier de six métiers, trois salles contenant des broches munies de laine, l'école de tapisserie, l'atelier des peintures. Une perte énorme à tout jamais réalisée est celle des tapisseries merveilleuses que l'on avait recueillies depuis Louis XIV jusqu’à nos jours.

« On ne connaît pas encore toute l'étendue des pertes a dit M. Chevreul, dans la séance du 29 mai, à l'Académie des sciences ; mais par ces temps de misérable lâcheté, il est consolant de savoir qu'il y a de nobles exceptions. Ainsi tout le nombreux personnel de l'établissement a fait son devoir, il n'y a eu aucune défaillance. »

 



Le 13e avant et durant la Commune
(18 mars - 28 mai 1871)

Saviez-vous que... ?

Le 1er juillet 1914, à la suite d'une erreur d'aiguillage, les tramways Choisy-Chatelet et Vitry Chatelet entraient en collision avenue des Gobelins. Trois voyageurs étaient légèrement blessés.

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En mars 1911, à la suite de nombreuses plaintes déposées par des commerçants de l'avenue des Gobelins et du boulevard Saint-Marcel. M. Yendt, commissaire de la Salpêtrière, arrêtait et envoyait au dépôt, sous l'inculpation de vol, les nommés Auguste Doré dit Godard, vingt-quatre ans, demeurant en garni rue Grange-aux-Belles, et Pierre Debosse, vingt-six ans, sans domicile.

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La rue Küss honore le dernier maire français de la capitale alsacienne en 1871, année de sa mort, le jour même où les députés de l'Assemblée nationale décidèrent de céder l'Alsace et la Lorraine à l'Allemagne. Émile Küss était un savant physiologiste de la faculté de Strasbourg.

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Le 7 juillet 1878, vers onze heures et demie, le sieur L..., charretier, route de Châtillon, altéré par la chaleur, était entré pour prendre un verre de vin, dans un cabaret, rue de l’Espérance, près la rue de la Butte-aux-Cailles (13e arrondissement). Quand il en sortit, après s’être rafraîchi, il ne retrouva plus son tombereau attelé de deux forts chevaux percherons.
Un audacieux roulotter l’avait emmené se permettait de conclure le quotidien Le Droit.

L'image du jour

La rue Jeanne d'Arc vue du boulevard de la Gare (Vincent Auriol)

Le coté gauche de la rue est occupé par la raffinerie de sucre Say, appelée "raffinerie de la Jamaïque", ouverte en 1831 et fermée définitivement en 1968.  ♦