Dans la presse...

 Les trains de voyageurs de la Petite Ceinture cesseront de fonctionner dimanche prochain

Les trains de voyageurs de la Petite Ceinture cesseront de fonctionner dimanche prochain

Ils seront remplacés par des autobus

Paris-Soir — 20 juillet 1934

Dimanche soir 22 juillet, le paysage parisien perdra l'un de ses plus vieux éléments : les rames à voyageurs de la Petite Ceinture qui entreront au garage n'en sortiront plus. Lundi matin, à cinq heures, des autobus modernes rouleront à leur place, autour de Paris, entre la place Pereire et la Porte d'Auteuil, par la Villette et Montsouris.

La crise économique a conduit à l'abandon momentané du projet primitif de déclassement de la ligne de Ceinture, et de son exploitation, après électrification des voies, par le métro. Mais le Syndicat de Ceinture, composé des grands réseaux, avait fait connaître dès 1932 qu'il envisageait la suppression pure et simple de son exploitation pour les voyageurs qui provoquait un déficit annuel de 12 millions.

Le Conseil général de la Seine n'a pas pensé qu'il fût possible de ne rien donner en échange aux quelques « usagers » de cet archaïque transport. Au cours de sa séance du 12 juillet 1933, il décida donc la mise en service d'une ligne d'autobus circulaire. Un an après, cette décision entre en application.

La nouvelle ligne suivra autant que possible le tracé de la Ceinture. Les trains subsistent, bien entendu, pour le trafic marchandises et les transbordements. Toutefois, dans le 19e notamment, et près de la Porte d'Italie, des déviations ont été prévues d'accord avec les édiles intéressés.

Le sectionnement envisagé est le suivant :

Pereire-Clignancourt, 4.000 mètres. Clignancourt-Villette, 3.100 m. Villette-Belleville, 3.350 m. Belleville-Vincennes, 4.100 mètres. Vincennes-Orléans ceinture, 3.600 mètres. Charenton-Italie, 3.200 m. (On voit que sur 1.400 m. les deux sections ci-dessus se chevauchent). Italie-Orléans, 2.700 m. Orléans-Versailles 2.950 m. Versailles-Auteuil 3.100 mètres.

La longueur totale du parcours atteint 28 kilomètres 700. Le tarif sera celui des lignes extra-muros avec un plafond de 5 sections. (Maximum du tarif : 1 fr. 80 en seconde).

Les dispositions financières de l'accord entre le Syndicat et le Département prévoient notamment le versement, par le premier au second, pendant six ans, d'une indemnité annuelle de trois millions, et une participation au déficit.

On se souvient que M. Y. G. Prade, conseiller de la Santé, avait proposé au cours de la dernière session, c'est-à-dire trop tard pour que la suggestion pût être retenue, d'essayer d'exploiter la ceinture à l’aide d'automotrices.

La gare de la Maison-Blanche, avenue d'Italie

Le train à voyageurs dont le terminus est la station Maison-Blanche, qu'il atteint un peu avant 23 heures, sera le dernier à rouler sur ces voies, dimanche soir. Saluons-le, nous ne le reverrons plus !

Nadal-Boivert.


Saviez-vous que ...

Les travaux d'aménagement de la Place d'Italie furent terminés en 1879 et celle-ci fut considérée comme l'une des plus belles de Paris.

L'image du jour

Ruelle des Gobelins (Berbier du Mets)

Vu dans la presse...

1912

L’Ecole des Arts-et-Métiers de Paris

Lundi prochain, 14 octobre, l'Ecole des Arts et Métiers ouvrira ses portes. C'est là une victoire due, pour une large part, à la sollicitude agissante de M. Fernand David.
Le ministre du commerce eut la chance de pouvoir triompher des derniers obstacles et de précipiter la réalisation. Visitant lui-même les travaux, boulevard de l'Hôpital, activant les formalités innombrables, il a pu — aidé, d'ailleurs, dans sa tâche ingrate par l'administration départementale et municipale — mettre l'Ecole en état de recevoir, dans quelques jours, la première année des jeunes élèves de la région de Paris. (1912)

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1901

L'œuvre des petits chiffonniers

Si le promeneur, en haut de l'avenue d'Italie, avait l'idée de prendre à droite le passage Raymond, il aurait bientôt une vision étrange ! En plein Paris, à cinquante mètres d'une large voie, sillonnée de tramways, il se trouverait en face d'innombrables cahutes, d'aspect sordide où vivent pêle-mêle près de deux mille chiffonniers. (1901)

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1926

A bas les taudis !

Suivez, comme nous, les rues Nationale, Jeanne-d’Arc, Campo-Formio, Louis-Français, Esquirol, Baudricourt, traversez la Cité Doré, le passage Grouin, l’impasse des Hautes-Formes et de temps en temps, arrêtez-vous devant un immeuble... (1926)

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1911

Des masures à l’impasse Moret

L'impasse Moret est, dans le treizième arrondissement une enclave insalubre et sordide qui ne vaut pas mieux, si toutefois elle n'est pire, que les taudis sinistres de l'impasse du Mont-Viso [...]
Ce petit coin du vieux Paris, où la Bièvre étale encore en plein air ses eaux noires qu'empuantissent les déchets des tanneries dont elle est bordée, présente en ce moment pour les fervents du passé, un vif attrait. (1911)

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1911

Les mensonges des patrons mégissiers

Le citoyen Deslandres, conseiller municipal socialiste de Paris, aura rendu un service signalé au quartier de Croulebarbe, en obtenant de la Ville qu'elle recouvre et transforme en égout les deux bras de la Bièvre qui traverse le passage Moret à ciel ouvert. (1911)

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1901

La professsion de cambrurier

Deux commis voyageurs, arrêtés hier après-midi dans un bar de la rue de Tolbiac, discutaient devant les deux bocks qu’ils avaient commandés pour étancher leur soif... (1901)

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1881

Rapport présenté par M. Rousselle sur l'amélioration de diverses voies dans le quartier de la Maison-Blanche

Un plan ayant pour but l'assainissement général du quartier de la Glacière et de la Bièvre et le dessèchement des marais qui rendent cette région à peu près inhabitable... (1881)

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1895

Deux inaugurations

Les quartiers de la Gare, de la Maison-Blanche et de Croulebarbe ont été, hier, eu liesse à l'occasion de la visite du Président de la République. M. Félix Faure a présidé à la double inauguration du nouveau pont de Tolbiac et de la Crèche-Dispensaire de la Maison-Blanche. (1895)

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1930

Ici, demain, le grand Paris

On bâtit dans le quatorzième mais dans le treizième laisse pousser l'herbe (1930)

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1894

Splendeur et misère des Gobelins

Quand on visite les Gobelins, on ne peut s'éviter de remarquer l'état singulièrement délabré du célèbre établissement.
C'est qu'en effet il saute aux yeux, et je ne sais pas de spectacle plus affligeant que l'apparente ruine de ce qui demeure, après plus de trois siècles, une des vraies gloires de la France. (1894)

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1870

Le marché aux chevaux

Depuis les démolitions et les nouvelles percées faites à travers le 13e arrondissement, le quartier des Gobelins, autrefois si populeux comprend de vastes parties désertes.
Une des causes de ce dépeuplement, est l'éloignement du marché aux chevaux, provisoirement transféré à la Halle aux fourrages du boulevard Montparnasse. (1870)

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1865

Les travaux de la petite ceinture entre la route de Chatillon et la Seine

Après avoir passé en revue les travaux en cours d'exécution sur la ligne du chemin de fer de ceinture, entre la grande rue d'Auteuil et la route de Châtillon, il nous reste à parler de ce qui s'effectue entre la route de Châtillon et le pont sur la Seine en amont, pour avoir exploré tout le parcours de la section à ajouter à notre chemin circulaire pour le compléter. (1865)

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