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 Les travaux de la petite ceinture entre la route de Chatillon et la Seine - juillet 1865

Les travaux de la petite ceinture entre la route de Chatillon et la Seine

Le Siècle — 24 juillet 1865

Après avoir passé en revue les travaux en cours d'exécution sur la ligne du chemin de fer de ceinture, entre la grande rue d'Auteuil et la route de Châtillon, il nous reste à parler de ce qui s'effectue entre la route de Châtillon et le pont sur la Seine en amont, pour avoir exploré tout le parcours de la section à ajouter à notre chemin circulaire pour le compléter.

Entre la route de Châtillon et la sortie du grand tunnel de Montrouge, la voie proprement dite peut être considérée comme achevée. Jusqu'à la rue du Chemin-Vert, elle file au fond d'une tranchée profonde dont les parois sont garnies de murs de soutènement au bas desquels passe une rigole pour l'écoulement des eaux. Dans cette partie du parcours, la voie est franchie par deux ponts : celui de la rue du Pot-au-Lait et le pont de l'avenue d'Orléans.

A l'ouest de celui-ci, on est en train de faire les fouilles nécessaires à la construction du bâtiment de la station de Montrouge, lequel sera en façade sur l'avenue d'Orléans, et communiquera avec les quais de l'embarcadère au moyen d'escaliers. Dans la tranchée qui s'étend entre cet embarcadère et l'entrée du grand tunnel, s'embranchera la voie de raccordement de la ceinture avec le chemin de fer de Sceaux.

Au dessous de la rue du Chemin-Vert s'ouvre le grand tunnel qui passe sous les hauteurs de Montsouris et a 900 mètres de longueur. Ce souterrain, établi comme celui de Vaugirard, sur d'anciennes carrières, a nécessité des travaux de substruction de même nature que ceux dont nous avons parlé à propos du tunnel en voie de construction sous le grenier à fourrage. Le tunnel de Montrouge se termine après avoir passé sous la ligne d'Orsay, et la voie se continue au fond d'une tranchée courbe que la dérivation d'Arcueil franchit dans un aqueduc d'une seule arche.

Cette tranchée, qui doit se raccorder avec le terrassement de la vallée de la Bièvre, après avoir passé sous la rue de la Glacière, est une des parties les moins avancées du travail ; mais cette fraction n'offrant aucune difficulté sérieuse pourra être achevée en fort peu de temps. Sur l'un des côtés du pont qui franchira la tranchée, la station de Gentilly sera construite en façade sur la rue de la Glacière.

Au delà de cette station, la voie débouche tout à coup sur la vallée de la Bièvre, qu'elle traverse sur un remblai dont la hauteur maximum est de 7 mètres. Ce remblai est traversé par le chemin des Peupliers et par la rivière de Bièvre, auxquels on a ménagé deux passages voûtés en arche de pont.

Toute celte section est terminée jusqu'au bas de l'ancien hameau du Bel-Air, qui sera franchi au moyen d'une tranchée à laquelle on travaille en ce moment : deux ponts de neuf mètres d'ouverture y livrent passage à la rue du Bel-Air et à la rue du Moulin-de-la-Pointe. Cette tranchée, à laquelle sont occupés de nombreuses équipes d'ouvriers, se continue au delà de l'avenue de Fontainebleau, passe sous la route de Choisy-le-Roi, sous la route d'Ivry, dans la rue Nationale, et débouche, un peu avant d'arriver au boulevard de l'Église, sur le remblai qui se prolonge jusqu'au pont de Bercy.

La route d'Italie, dont la largeur est de 45 mètres, sera franchie par un pont de 13 mètres d'ouverture ; sur l'un des côtés de ce pont se dressera le bâtiment de la station de la Maison-Blanche, qui s'alignera avec les maisons de l'avenue, et communiquera par des escaliers avec les quais à voyageurs qui occuperont tout l'espace compris entre la route d'Italie et celle de Choisy-le-Roi. Cette station sera également ouverte au service des marchandises. À partir de la rue Nationale, la voie s'engagera dans un souterrain long de 348 mètres, qui passera sous la butte du Moulin-Neuf. Ce souterrain, comme celui de Vaugirard, se construit à ciel ouvert, et forme maintenant une tranchée dans laquelle s'effectuent les travaux de maçonnerie.

À la sortie de ce tunnel, la butte s'abaisse rapidement, le remblai commence, et bientôt il rencontre le boulevard de l'Église, qui sera franchi sur un pont métallique dont les culées de pierre attendent dès à présent l'armature du tablier. Le remblai s'exhaussant au fur et à mesure que le sol s'abaisse vers la Seine, bouchera la rue du Chevaleret, qui sera remplacée par une rue de dérivation large de 12 mètres, et qui filera à pied d'œuvre jusqu'au boulevard de l'Église. À quelques mètres au delà de la rue du Chevaleret, le remblai est coupé par le passage du chemin de fer d'Orléans, qui sera franchi sur un pont métallique de 45 mètres de portée. Ici sera la station de correspondance des voyageurs de la ligne d'Orléans, et à quelques mètres plus loin le remblai vient se raccorder avec la voie qui franchit le pont Napoléon.



Dans la presse...


Renseignement bien donné, circulation améliorée

Les boulevards qui font le tour de Paris ont été aménagés, élargis. De nombreux passages souterrains leur permettent d'éviter le croisement avec les routes nationales lorsqu'elles pénètrent dans la capitale. (1938)

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Travaux publics.

On va bientôt procéder dans le 13e arrondissement (des Gobelins) aux travaux d’agrandissement et de régularisation de la place d’Italie et de ses abords.... (1866)

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Métro, ligne 12, le projet abandonné

De la porte d'Orléans à la porte de Gentilly et à la porte d'Italie... (1924)

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Petite ceinture : stations de Montrouge, Gentilly et Maison-Blanche (1868)

La construction de cette partie du chemin de fer de ceinture où les voies sont dans des tranchées de 8 à 10 mètres de hauteur a nécessité cette position des gares qui se trouvent, comme on le voit dans la Fig.2 construites sur un tunnel dans lequel passent les trains.... (1868)

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Le mystère des Gobelins

Un bruit sinistre, dont un de nos confrères s'est fait l'écho, a couru hier sur la rive gauche. M. Guignet, chef des ateliers de teinturerie à la manufacture des Gobelins, se serait aperçu que certaines parties d'un grand panneau de tapisserie représentant la Conversion de saint Paul avaient perdu toute la vivacité de leurs couleurs. (1894)

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Saviez-vous que... ?

Dans son numéro du 19 mars 1872, le Petit Journal signalait à ses lecteurs la vaillante conduite d'une jeune fille-de douze ans, l'aînée de six enfants, dont la mère, demeurant rue Buot, 17, quartier de la Butte aux Cailles (13° arrondissement) était malade à ce moment.
Levée à trois heures du matin, elle allait travailler dehors et gagnait 1 fr. 50 c., pour nourrir toute la famille ; en rentrant de son ouvrage, elle soignait ses frères et sœurs comme l’aurait fait la meilleure des mères.

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Dès les années 1880, l'envoûtement de la Bièvre pour des raisons sanitaires était à l'ordre du jour mais on reculait car cela signifait la mise à mort de toutes les industries qui utilisaient l'eau de la Bièvre et faisaient vivre le quartier Saint-Marcel.

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Un bureau de poste auxiliaire ouvrit le 1er octobre 1894 au 80 du boulevard de la Gare.

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Les coordonnées géographiques de la mairie du 13e sont :
48° 49' 57.14" N
2° 21' 19.90" E

L'image du jour

La mairie du XIIIe

Le premier bâtiment de la Mairie en façade de la place d'Italie est dû à Paul-Henri Bonnet, architecte né en 1828, grand prix de Rome. Les travaux commenèrent en 1873. Bonnet les suivit jusqu'à sa mort en 1881. Des extensions de la mairie furent peu à peu constuites et elle occupa finalement, à la fin du XIXe siècle, tout le quadrilatère formé par la place d'Italie, l'avenue des Gobelins, la rue Philippe de Champaigne et le boulevard de l'Hôpital.