Dans la presse...

 Coupeur de queues de chevaux - 1888

Les métiers inconnus :

Coupeur de queues de chevaux

Le Cri du Peuple — 23 avril 1888

Le père Boniface, vieux bonhomme de soixante-cinq ans, demeurant rue Toussaint-Perron, cordier de son état, exerçait un autre métier assez bizarre.

Vêtu d'une ample blouse bleue, le père Boniface se rendait à l'abattoir de Villejuif, vers la partie où les chevaux fourbus sont livrés aux mains des équarrisseurs.

L'entrée des abattoirs de Villejuif sur le boulevard de l'Hôpital

Là, il infligeait une honte suprême aux rossinantes étiques en les débarrassant de leurs appendices touffus.

Le père Boniface faisait le métier de coupeur de queues de chevaux !

Il les épilait, les préparait et les vendait ensuite sous forme de bottes de crin aux marchands du quartier.

Mais tout a une fin : on s'aperçut de la mutilation des pauvres bêtes ; une surveillance fut exercée, et hier matin, l'inspecteur surprit le père Boniface opérant une troisième tentative à main armée sur un bucéphale récalcitrant.

Nier était impossible car on le trouva nanti en outre de deux superbes pièces a conviction : l'une blanche, l'autre noire !

M. Perruche, commissaire de police, a envoyé le père Boniface au Dépôt.

 

Vu dans la presse...

L'état des projets pour le XIIIe arrondissement

Les travaux commencés l'année dernière pour le raccordement des boulevards d'Italie et des Gobelins sont sur le point d'être terminés. On achève le macadam et les trottoirs de la dernière fraction du parcours. (1864)

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Le boulevard Saint-Marcel

Avant de commencer mon article sur le treizième arrondissement, je crois utile de parler spécialement de sa ligne frontière, du boulevard Saint-Marcel, qui en constitue la limite septentrionale.
Cette grande voie, qui a coupé le marché aux chevaux, écorné l'ancien cimetière de Clamart et absorbé la petite place de la Collégiale, a été enfin tracé onze ans après avoir été décrété d'utilité publique (17 août 1857). Mais a-t-elle été exécutée de manière à donner satisfaction aux intérêts des quartiers qu'elle traverse, aux intérêts des propriétaires et des habitants qui se trouvent dans son voisinage ? (1868)

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L’empoisonnement de Paris

La Bièvre est l'une des causes les plus actives de l'empoisonnement parisien. Ce ruisseau, chanté par les poètes, sur les bords duquel Rabelais aimait à se promener et qui a inspiré des idylles à Benserade, n'est en réalité qu'un égout à ciel ouvert. (1884)

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La catastrophe du boulevard de la Gare

Au sortir du pont de Bercy, sur la rive gauche de la Seine, s'ouvre le boulevard de la Gare qui va de ce pont à l'ancienne barrière d'Italie, au bout de la rue Mouffetard. (1867)

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Saviez-vous que... ?

L'avenue de la Sœur Rosalie constitue l'embryon d'un boulevard qui devait faire pendant au boulevard de l'Hôpital et relier la Place d'Italie au boulevard de Port-Royal aux abords de la rue Saint-Jacques et du Val-de-Grace.

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Le XIIIème devait initialement porter le numéro 20 lors de l'extension de Paris en 1860.

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La rue de Campo Formio s'est appelée Petite rue d'Austerlitz et, encore avant, rue des Étroites Ruelles.

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Jusqu'en 1865, la rue de Patay (bourg du Loiret où Jeanne d'Arc défit les Anglais en 1429) portait le nom de boulevard de Vitry.

L'image du jour

rue Nationale - Quartier de la Gare