Dans la presse...

 Coupeur de queues de chevaux - 1888

Les métiers inconnus :

Coupeur de queues de chevaux

Le Cri du Peuple — 23 avril 1888

Le père Boniface, vieux bonhomme de soixante-cinq ans, demeurant rue Toussaint-Perron, cordier de son état, exerçait un autre métier assez bizarre.

Vêtu d'une ample blouse bleue, le père Boniface se rendait à l'abattoir de Villejuif, vers la partie où les chevaux fourbus sont livrés aux mains des équarrisseurs.

L'entrée des abattoirs de Villejuif sur le boulevard de l'Hôpital

Là, il infligeait une honte suprême aux rossinantes étiques en les débarrassant de leurs appendices touffus.

Le père Boniface faisait le métier de coupeur de queues de chevaux !

Il les épilait, les préparait et les vendait ensuite sous forme de bottes de crin aux marchands du quartier.

Mais tout a une fin : on s'aperçut de la mutilation des pauvres bêtes ; une surveillance fut exercée, et hier matin, l'inspecteur surprit le père Boniface opérant une troisième tentative à main armée sur un bucéphale récalcitrant.

Nier était impossible car on le trouva nanti en outre de deux superbes pièces a conviction : l'une blanche, l'autre noire !

M. Perruche, commissaire de police, a envoyé le père Boniface au Dépôt.

 

Sur le marché aux chevaux

Les dernières années du premier marché aux chevaux du bd de l'Hôpital (1760-1866)

Le marché aux chevaux durant son exil dans le 14e (1866-1878)

Le marché aux chevaux du retour d'exil au déménagement final (1878-1907


Rosa Bonheur, le marché aux chevaux (1852)
On remarquera à gauche le dôme de la chapelle de la Salpêtrière qui constitue un point de repère

Dans la presse...


Le monument aux mères françaises est présenté la presse

Aujourd'hui, à 10 heures, sera présenté à la presse, boulevard Kellermann, le monument élevé à la gloire des mères françaises, sous le patronage du Matin, qui sera inauguré le 23 octobre, à 14 h 30 en présence du président de la République et des plus hautes personnalités. (1938)

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Le percement du boulevard Arago

Les démolitions qu'on exécute en ce moment dans le faubourg Saint Marcel viennent de remettre au jour un coin très pittoresque du vieux Paris. (1868)

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Le puits artésien de la Butte-aux Cailles

Les travaux du puits artésien qui est en cours d'exécution à la Butte-aux-Cailles, dans le 13e arrondissement de Paris, se poursuivent régulièrement, et la profondeur atteinte par l'instrument de forage dépasse aujourd'hui 350 mètres. (1868)

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Le percement du boulevard Saint-Marcel

Le plus ancien vestige des édifices religieux encore debout en ce moment, mais qui disparaîtra au premier jour, est le porche de la chapelle Saint-Clément, qui date du quatrième siècle, et dans laquelle fut inhumé en 383 saint Marcel, évêque, de Paris, sous le règne de Théodose. (1868)

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Intéressante découverte archéologique sur le chantier du boulevard Saint-Marcel

Les travaux qui s'exécutent dans le quartier Saint-Marcel ont amené des découvertes fort importantes au point de vue archéologique. (1868)

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Saviez-vous que... ?

La rue du Tibre, dans le quartier Maison-Blanche, a été ouverte sur l'emplacement d'une voirie d'équarrissage, elle a porté le nom de rue de la Fosse-aux-Chevaux, puis du Tibre, à cause de la Bièvre autour de laquelle ont été groupés des noms de fleuves.

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Pendant la Commune, la Place d'Italie fut brièvement dénommé Place Duval par les insurgés qui voulurent honorer la mémoire d'un de leurs chefs militaires.

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La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.

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En janvier 1910, c'est Mlle Rose Boyer, une délicieuse blonde de vingt et un ans, qui exerçait la délicate profession de brodeuse, et qui demeurait 12, rue de l'Espérance ainsi que le précisait Le Journal, qui fut élue Reine du 13e arrondissement par l'Association artistique dudit arrondissement, affiliée au comité des fêtes de Paris, et ce, au théâtre des Gobelins.

L'image du jour

Eugène Atget - Bastion 87 boulevard Kellermann