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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Le 13e dans la littérature

Littérature

Le 13e en littérature

La ruelle des Reculettes

La petite Miette

par
Eugène Bonhoure

— Où demeure le pharmacien? demanda Furet.
— Au coin de la rue Corvisart et de la rue Croulebarbe.
— Est-ce qu'il y a deux chemins pour y aller ?

(1889)

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Tout le 13e

Taupin

par
Séverine

À l'horizon, passé la plaine de la Glacière, vers la poterne des Peupliers, les « fortifs » verdoyaient comme une chaîne de collines.

(1909)

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Le quartier Croulebarbe

La vieillesse de Monsieur Lecoq

par
Fortuné du Boisgobey

Connaissez-vous la rue du champ de l’alouette ? Il y a bien des chances pour que vous n'en ayez jamais entendu parler, si vous habitez le quartier de la Madeleine. Mais les pauvres gens qui logent dans les parages l'Observatoire et de la Butte-aux Cailles savent parfaitement où elle est.

(1878)

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La ruelle des Reculettes

Les Monstres de Paris

par
Paul Mahalin

Le noctambule par goût ou par nécessité — comme Paris en a tant compté depuis Gérard de Nerval jusqu'à Privat d'Anglemont — qui se serait aventuré, par une nuit boréale de novembre dernier, à l'une des embouchures du passage des Reculettes, y aurait éprouvé l'impression d'un rêve persistant à travers la veille, et s'y serait cru transporté dans ce monde de la chimère et du fantôme...

(1879)

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Le quartier Croulebarbe

Robespierre

par
Henri-Jacques Proumen

Il pouvait avoir cinq ans, ce petit Riquet de la rue Croulebarbe. On lui en eût donné quatre tout au plus, tant il était fluet Son pauvre petit corps se dandinait sur deux longues pattes de faucheux qui prenaient assise dans deux godasses démesurées...

(1932)

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L'octroi de la porte d'Italie

Le drame de Bicêtre

par
Eveling Rambaud et E. Piron

Grâce à l'or du faux baron de Roncières, Paul apporta l'abondance dans la maison de la rue du Moulinet.
On y fit une noce qui dura huit jours.
Perrine avait déserté son atelier de blanchisseuse. Elle tenait tête aux deux hommes, le verre en main.

(1894)

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De la ruelle des Reculettes au passage Moret via la ruelle des Gobelins

Le faiseur de momies

par
Georges Spitzmuller et Armand Le Gay

Il était arrivé à l'angle pointu formé par la manufacture des Gobelins où la voie bifurquait ; à droite la rue Croulebarbe continuait, à gauche c'était la ruelle des Gobelins.

(1912)

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A. Brepson - Un gosse - 12 - Marché Saint-Médard

Le marché Saint-Médard

"Un gosse"

roman par Auguste Brepson

Extrait précédent

 

Première partie

XIII (suite)

[...]Le lendemain matin, avec le peu d'argent qui lui restait, il prit un fiacre et arriva pour la visite à la Pitié, où il fut admis aussitôt.

Nous l'allons voir — pas longtemps, hélas ! — le jeudi et le dimanche et lui portons une orange — c'est tout ce que nous pouvons faire, car le gain de ma grand-mère suffit à peine à nous nourrir. Sur les conseils de l'homme au crochet, qui habite un galetas au sixième, elle a acheté, avec l'argent du buffet-étagère, des lacets, quelques boîtes de cirage, des pains de savon minéral et de mine de plomb et s'en va les vendre au marché Saint-Médard.

Les jours où il fait assez beau elle m'emmène.

Quoique son animation ne soit pas sans m'étourdir un peu, j’aime cet endroit.

Le marché Saint-Médrard (dans le 5eme arrondissement !)

Il s'emplit perpétuellement de monde, de clameurs de denrées. C'est le pays de la boustifaille. On en voit partout. Les boutiques, qui en regorgent, en poussent jusque sur le trottoir et les innombrables voitures des marchands des quatre-saisons en déversent leur trop-plein jusque sur la chaussée, si bien que, du matin au soir, ce n'est sur la place Saint-Médard qu'un immense étalage de mangeaille que se dispute le fourmillement toujours plus dense des ménagères. On aperçoit bien çà et là des fleurs : bottes de chrysanthèmes, de violettes et de giroflées qui embaument la brume d'hiver ; des éventaire de camelots, tenant dentées, papier à lettre et bimbeloterie, mais comme noyés dans ce torrent de rue Mouffetard, qui s'élargit sur la place, bat le pied des maisons à droite, les grilles de l'église à gauche et s'en va mourir au commencement de l'avenue des Gobelin-On ne voit partout que monceaux de choux, de salades et de poireaux, hottées de navets, de radis et carottes ; bannes de patates, de noix et d'oignons, et voiturées d'oranges, de pommes et de chasselas.

Puis de chaque côté de l'abrupte rue Mouffetard, qui canalise en ses hautes et vieilles maisons hautes la foule grouillante ou se voient pas mal de pauvres hères, qui reniflent et qui lorgnent ; ce n’est aux devantures des boutiques basses et obscures, que guirlandes de cervelas et chapelets de saucissons, ribambelles d'escalopes et de côtelettes, quartiers de viande énormes pendus à des crocs, poissons étalés sur des lits de fougère et boites de conserves et de camemberts, étagées en gradins ou montées en pyramides.

Les trottoirs s’encombrent d'entassements de potirons et de meules de gruyère, de caisses d’œufs, de tonneaux de harengs saurs et de sacs de haricots. Le gibier et la volaille foisonnent et sans compter les corbeilles d'escargots, sacs de moules, paniers d'huîtres, on trouve dans ce coin pantagruélique du vieux Paris jusqu'à des brochettes de grenouilles.

Sur tout cela, un brouhaha continu, que transpercent les cris aigus des marchands d'ail en marmottes el les vociférations des commis ; et, dans l'air, mille odeurs, depuis les bouffées aigres d'un marchand de vin à emporter, dont les rinçures de futs colorent en violet l'eau du ruisseau, les relents de la marée, des fromages et des pommes de terre frites, jusqu'aux parfums des reinettes, des mimosas et des mandarines.

Ma grand'mère se tenait habituellement à l'embouchure de la rue Mouffetard, à côté d'un marchand de friture, dont les poissons dorés rissolant dans l'huile bouillante excitaient mon appétit. Mais un spectacle m'intéressait bien plus : celui des illustrés pendus près de moi, à l'échoppe qui s'accote au mur d'angle de l'église Saint-Médard. Je les contemplais longuement, émerveillé, l'imagination tout en branle à deviner leur énigme.

Dieu, que j'aurais voulu savoir lire !

À l’encontre des autres, qui importunaient les ménagères en les poursuivant de leur marchandise qu'ils leur mettaient sous le nez, ma grand'mère se tenait en place et leur présentait ses lacets ou son panier d'un air humble et en balbutiant. Parfois, l'une d'elles, son filet bourré de provisions, s'arrêtait pour lui acheter quelque chose, mais il arrivait aussi, qu'après nous avoir enveloppés d'un coup d'œil, elle lui mettait quelques sous dans la main et s'en allait sans rien prendre.

Dès qu'elle avait fait quelque recette, ma grand'mère achetait notre déjeuner, certaine comme cela de le tenir si, par malheur, il lui arrivait encore de perdre son argent.

La chose se produisit une fois, et je me rappellerai toujours la figure décomposée de ma grand'mère quand elle s'aperçut en rentrant chez nous, par un après-midi de neige, que toute sa fortune, trente-quatre sous, — trois pièces de dix sous et deux gros sous enveloppés dans un bout de journal, — avait filé par la poche trouée de son tablier.

La voilà aussitôt repartie à leur recherche, explorant minutieusement les trottoirs, les pavés et les ruisseaux, dans le gâchis de la neige fondue.

Elle les retrouva, ô miracle ! toujours enveloppés dans leur papier tout trempé de la boue, des mille pieds qui l'avaient foulé, au coin de la rue du Banquier et de l'avenue des Gobelins

Extrait suivant



Un gosse (1927)

roman par Auguste Brepson (1884-1927)

Préface par André-Charles Mercier

Première partie

  • Chapitre 1
  • Chapitre 2
  • Chapitres 3 et 4
  • Chapitre 5
  • Chapitre 6
  • Chapitre 7
  • Chapitre 8 : Boulevard d'Italie
  • Chapitre 9 : Rue de la Glacière
  • Chapitre 10 : A la Butte-aux-Cailles
  • Chapitre 11 : La cité Jeanne d'Arc
  • Chapitres 12 et 13 : La vie, cité Jeanne d'Arc
  • Chapitre 13 (suite) : Le marché Saint-Médard
  • Chapitre 14 : La mort du père
  • Chapitre 14 (suite) : Le marchand de jouet de la rue Nationale
  • Chapitre 15 : Noël
  • Chapitres 16 et 17

Deuxième partie

  • Chapitre 1 : La rue Jeanne d'Arc
  • Chapitre 2 : Chez les biffins
  • Chapitre 3
  • Chapitre 4 : Rue Clisson
  • Chapitre 5
  • Chapitre 6 : Sur la place Jeanne-d'Arc
  • Chapitres 7 et 8 : Quatorze juillet, place Nationale
  • Chapitre 9
  • Chapitre 10 : Du côté de la Bièvre
  • Chapitre 11
  • Chapitre 12
  • Chapitre 13
  • Chapitres 14 et 15

Le texte reproduit est celui paru dans l'Œuvre du 18 janvier au 16 février 1936


En savoir plus sur Auguste Brepson

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Le 13e en littérature

De la ruelle des Reculettes au passage Moret via la ruelle des Gobelins

Le faiseur de momies

par
Georges Spitzmuller et Armand Le Gay

Il était arrivé à l'angle pointu formé par la manufacture des Gobelins où la voie bifurquait ; à droite la rue Croulebarbe continuait, à gauche c'était la ruelle des Gobelins.

(1912)

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La Butte-aux-Cailles

Coeur d'enfant

par
Charles de Vitis

— Voyons d’abord du côté de la Butte-aux-Cailles, pour tâcher de trouver un logement.
Jacques connaissait l’endroit pour y être venu avec Fifine, une fois ou deux, du temps qu’il vivait chez ses parents.
C’était un quartier misérable situé à proximité de la place et du boulevard d’Italie ; on y arrivait par la rue du Moulin-des-Prés.

(1899)

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L'entrée de la Bièvre dans Paris en 1859

L'oeuvre du démon

par
Adolphe Favre

Effectivement, le lendemain de la mort du marguiller, la police retirait un cadavre de la Bièvre, au point où elle entre à Paris ; ce cadavre, c’était celui d’Armand Lambert...

(1859)

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La rue du Banquier

Madame Gil-Blas

par
Paul Féval

Le fiacre tournait court l'angle de la rue du Banquier.
Cela s'appelle une rue, mais c'est en réalité une manière de chemin pratiqué entre des murs de jardins. Il n'y a pas une âme en plein jour.

(1856)

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La Barrière des Deux-Moulins

Les Chifffonniers de Paris

par
Turpin de Sansay

En suivant les rues Saint-Victor, du Marché-aux-Chevaux et de Campo-Formio, on arrivait à la barrière des Deux-Moulins, située de l'autre côté du boulevard extérieur.

(1861)

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La Barrière des Deux-Moulins

Causerie d'un camarade

par
Jean Loyseau

Allez un dimanche, ou , même , un lundi soir , du côté de l'ancienne barrière des Deux-Moulins : regardez, respirez et écoutez, si vous en êtes capables , tout ce qui frappe à la porte de vos cinq sens : votre odorat percevra je ne sais quelle odeur nauséabonde et méphitique, dans laquelle se mêlent indistinctement la fumée de tabac ; les exhalaisons du cabaret, qui forment , à elles seules, tout un arsenal d'infection...

(1862)

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Le boulevard Saint-Marcel

Les Baisers rouges

par
Montfermeil

A travers Paris jusqu'à la rue Coypel...

(1900)

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

Les batiments anciens de la gare d'Austerlitz ont été construits en 1867 sous la direction de l'architecte Renault.

*
*     *

En décembre 1871, dans Paris assiégé, le 13e arrondissement comptait 79.828 habitants y compris les réfugiés.

*
*     *

Les derniers habitants de la cité Doré quittèrent les immeubles vétustes, délabrés, insalubres et menaçant ruines (l'un d'eux s'était effrondré en 1925 tuant 7 habitants) que la ville de Paris avait fini par acquérir pour les démolir en mars 1926. Selon le Petit-Parisien du 6 mars 1926, il ne restait plus que 22 locataires dans ces « logements ».

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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