logo paris-treizeime.fr
UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

    plan 13e
  • Accueil
  • Lieux
  • Faits divers
  • Dans la presse
  • Les drames du 13e
  • Un jour dans le 13e
  • La Bièvre
  • Promenades
  • Littérature
  • Le 13e avant le 13e
  • Feuilleton
  • Plans

logo paris-treizeime.fr
Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

Logo P13

  • ACCUEIL
  • LIEUX
  • FAITS DIVERS
  • DANS LA PRESSE
  • UN JOUR DANS LE 13e
  • LA BIEVRE
  • PROMENADES
  • LITTÉRATURE
  • LE 13e AVANT LE 13e
  • FEUILLETON
  • PLANS

Le 13e dans la littérature

Littérature

Le 13e en littérature

L'octroi de la porte d'Italie

Le drame de Bicêtre

par
Eveling Rambaud et E. Piron

Grâce à l'or du faux baron de Roncières, Paul apporta l'abondance dans la maison de la rue du Moulinet.
On y fit une noce qui dura huit jours.
Perrine avait déserté son atelier de blanchisseuse. Elle tenait tête aux deux hommes, le verre en main.

(1894)

Lire


De la ruelle des Reculettes au passage Moret via la ruelle des Gobelins

Le faiseur de momies

par
Georges Spitzmuller et Armand Le Gay

Il était arrivé à l'angle pointu formé par la manufacture des Gobelins où la voie bifurquait ; à droite la rue Croulebarbe continuait, à gauche c'était la ruelle des Gobelins.

(1912)

Lire


La Butte-aux-Cailles

Coeur d'enfant

par
Charles de Vitis

— Voyons d’abord du côté de la Butte-aux-Cailles, pour tâcher de trouver un logement.
Jacques connaissait l’endroit pour y être venu avec Fifine, une fois ou deux, du temps qu’il vivait chez ses parents.
C’était un quartier misérable situé à proximité de la place et du boulevard d’Italie ; on y arrivait par la rue du Moulin-des-Prés.

(1899)

Lire


L'entrée de la Bièvre dans Paris en 1859

L'oeuvre du démon

par
Adolphe Favre

Effectivement, le lendemain de la mort du marguiller, la police retirait un cadavre de la Bièvre, au point où elle entre à Paris ; ce cadavre, c’était celui d’Armand Lambert...

(1859)

Lire


La rue du Banquier

Madame Gil-Blas

par
Paul Féval

Le fiacre tournait court l'angle de la rue du Banquier.
Cela s'appelle une rue, mais c'est en réalité une manière de chemin pratiqué entre des murs de jardins. Il n'y a pas une âme en plein jour.

(1856)

Lire


La Barrière des Deux-Moulins

Les Chifffonniers de Paris

par
Turpin de Sansay

En suivant les rues Saint-Victor, du Marché-aux-Chevaux et de Campo-Formio, on arrivait à la barrière des Deux-Moulins, située de l'autre côté du boulevard extérieur.

(1861)

Lire


La Barrière des Deux-Moulins

Causerie d'un camarade

par
Jean Loyseau

Allez un dimanche, ou , même , un lundi soir , du côté de l'ancienne barrière des Deux-Moulins : regardez, respirez et écoutez, si vous en êtes capables , tout ce qui frappe à la porte de vos cinq sens : votre odorat percevra je ne sais quelle odeur nauséabonde et méphitique, dans laquelle se mêlent indistinctement la fumée de tabac ; les exhalaisons du cabaret, qui forment , à elles seules, tout un arsenal d'infection...

(1862)

Lire

A. Brepson - Un gosse - 4

"Un gosse"

roman par Auguste Brepson

Extrait précédent

 

Première partie

V

C'est pendant cet hiver que nous arriva le malheur qui nous fit quitter V...

Mon oncle, maigre les représentations de ma grand'mère, fréquentait les Tournerot. Parfois il m'emmenait chez eux. Je me rappelle la dernière fois que j'y allai, un après-midi de bise aigre, où la glace mince des flaques craquait sous nos pieds comme des coquilles d'œufs. Heureusement, ce n'était pas loin : dix minutes sur la route et l'on arrivait à une bicoque noircie où deux marches de pierre, creusées par le frottement des semelles conduisaient à une porte qui s'ouvrait sur un logis enfumé. On y voyait une table boiteuse, deux chaises crevées, une commode vermoulue ; au fond d'une alcôve, un lit-bateau comme chez nous, mais aux draps malpropres ; un grabat le long du mur ; des bottes d'osier dressées dans un coin, et, près de l'âtre, un vaste fauteuil de velours pelé, qui perdait sa bourre et gémissait sous le poids de la vieille Tournerot. Elle s'y tenait habituellement, énorme, coiffée d'un bonnet sale d'où s’échappaient des mèches d'un blanc verdâtre, la tête penchée comme entraînée par son grand nez, la lippe pendante et marmottant toujours je ne sais quoi.

En entrant je fus étonné de ne l'y pas voir. J'appris qu'elle était morte depuis trois jours. Les Tournerot étaient en train de brûler ses nippes. Le père, un grand sec, noueux et velu, avec un nez crochu et des yeux d'épervier, sera la main de mon oncle et s'en fut tirer d’un placard une bouteille et deux verres.

Pendant qu'ils causaient et buvaient, je regardais flamber les hardes dans la cheminée. Le petit Tournerot, un moment, y jeta une jupe qui recouvrit entièrement le feu se gonfla. Cela me parut bizarre, et comme ma grand'mère traitait la mère Tournerot de vieille sorcière, je ne tardai pas à contempler ce spectacle avec un effroi superstitieux, mélangé de dégoût : la vieille était sûrement là dedans allait s'envoler tout à l'heure par la cheminée comme un gros ballon !...

Mais il n'en fut rien ; une flamme creva la jupe et la dévora. Et j'étais content... et je me dis avec une rage quelque diabolique : « Brûle... brûle, vieille sorcière ! »

Au moment de nous en retourner, Tournerot sortit par une porte de derrière et revint, tenant par les oreilles, deux lapins qui gigotaient. Il les mit dans un sac un peu troué, dit-il, pour qu'ils aient l'air.

Mon oncle posa sur la table une pièce de cent sous et empoigna le sac ; mais, avant de le soulever, il parut hésiter.

Alors Tournerot le lui chargea sur l'épaule en disant : « Mais n'aie donc pas peur, grande bête ! puisque je te dis qu'ils sont à moi ! » Et, le poussant dehors d'une bourrade amicale : « Allez hop !... en route pour la gibelotte ! »

La nuit commençait à tomber. Les lapins bondissaient dans le sac. Nous croisâmes sur la route une vieille avec un fagot et je la vis se retourner et regarder ce sac qui remuait.

Pour avoir la paix, mon oncle se garda bien de dire à ma grand-mère d'où venaient les lapins et lui raconta une fable.

Il les mit dans une caisse à claire-voie et, avant de me coucher, je m'amusai à chatouiller leurs petits museaux doux et frémissants qu'ils passaient entre les planches.

Le lendemain, à l'aube, les aboiements furieux de Prunette et des loups bruyants frappés à la porte me réveillèrent. Ma grand'mère alla ouvrir, effarée, et aussitôt deux gendarmes suivis d'un fermier des environs surnommé « Pleine Lune », à cause de sa figure toute ronde, firent irruption chez nous avec le vent d'hiver.

Epouvanté, je me dressai dans mon lit et me mis à crier. L'un des gendarmes, pour me calmer, me dit : « Allons, n'aie pas peur mon petit bonhomme », tandis que l'autre demanda, et brutalement, à mon oncle d'où il tenait ces lapins que « Pleine Lune » venait de sortir de leur caisse en s'écriant : « En voilà toujours deux ! »

Mon oncle, un peu pâle, répondit :

« Je les ai achetés à Tournerot. » Ma grand'mère, alors, ne put s'empêcher de joindre les mains et de dire : « Mon Dieu ! nous sommes perdus !» ; et « Pleine Lune » ricana : « Ah ! bon, Tournerot... l'autre fripouille ! »

Mon oncle voulût protester, mais les gendarmes l'interrompirent rudement : « Allez, en route, nous allons voir ça... »

Quand nous fûmes seuls, ma grand'mère me prit dans ses, bras et nous sanglotâmes longtemps comme des malheureux.

Je ne revis pas mon oncle pendant des jours et des jours. Quand, je lui demandais où il était, ma grand'mère répondait : « Il est parti loin, mais il reviendra », et elle se détournait pour pleurer.

C'est pendant cette époque que ses cheveux devinrent tout blancs. Je remarquai aussi qu'elle ne partait plus si souvent avec son battoir, me laissant sous la garde de Prunette, dans notre maison fermée à double tour, et qu'il n'y avait plus que bien rarement du lard dans la marmite.

Enfin mon oncle reparut. Il était amaigri et avait l'air sombre. Lui, si patient et si doux, ne supportait à présent plus rien de ma grand'mère et parlait sans cesse d'assommer Tournerot quand celui-ci « sortirait »…

Pauvre oncle ! Dans cette triste affaire où l'infâme Tournerot tenta de se disculper en rejetant sur lui le délit d'escalade et de vol par effraction, je sais bien, moi, que ses seuls torts furent et sa candeur et sa réputation de bohème et de pauvre diable, car ces lapins, qu'il ne croyait pas avoir été volés, il les paya cent sous... j'étais là !... et l'on aurait dû tout de même interroger un enfant de cinq ans et croire en sa bouche innocente.

Extrait suivant



Un gosse (1927)

roman par Auguste Brepson (1884-1927)

Préface par André-Charles Mercier

Première partie

  • Chapitre 1
  • Chapitre 2
  • Chapitres 3 et 4
  • Chapitre 5
  • Chapitre 6
  • Chapitre 7
  • Chapitre 8 : Boulevard d'Italie
  • Chapitre 9 : Rue de la Glacière
  • Chapitre 10 : A la Butte-aux-Cailles
  • Chapitre 11 : La cité Jeanne d'Arc
  • Chapitres 12 et 13 : La vie, cité Jeanne d'Arc
  • Chapitre 13 (suite) : Le marché Saint-Médard
  • Chapitre 14 : La mort du père
  • Chapitre 14 (suite) : Le marchand de jouet de la rue Nationale
  • Chapitre 15 : Noël
  • Chapitres 16 et 17

Deuxième partie

  • Chapitre 1 : La rue Jeanne d'Arc
  • Chapitre 2 : Chez les biffins
  • Chapitre 3
  • Chapitre 4 : Rue Clisson
  • Chapitre 5
  • Chapitre 6 : Sur la place Jeanne-d'Arc
  • Chapitres 7 et 8 : Quatorze juillet, place Nationale
  • Chapitre 9
  • Chapitre 10 : Du côté de la Bièvre
  • Chapitre 11
  • Chapitre 12
  • Chapitre 13
  • Chapitres 14 et 15

Le texte reproduit est celui paru dans l'Œuvre du 18 janvier au 16 février 1936

Le 13e en littérature

La prairie de la Glacière

Sans Famille

par
Hector Malot

C’est un quartier peu connu des Parisiens que celui qui se trouve entre la Maison-Blanche et la Glacière ; on sait vaguement qu’il y a quelque part par là une petite vallée, mais comme la rivière qui l’arrose est la Bièvre, on dit et l’on croit que cette vallée est un des endroits les plus sales et les plus tristes de la banlieue de Paris. Il n’en est rien cependant, et l’endroit vaut mieux que sa réputation.

(1878)

Lire


La Butte-aux-Cailles

Bouscot

par
Gaston Chéreau

Il habitait tout là-bas, aux Gobelins, dans un pâté de bicoques en carton que bousculent des rues à noms magnifiques rue des Cinq-Diamants, rue de l'Espérance, rue de la Butte-aux-Cailles…

(1909)

Lire


Le quartier de la Gare

Un crime passionnel

par
J. H. Rosny

Je songe à l'histoire de la petite Jeannette, qui vivait dans le noble quartier de la Gare.

(1908)

Lire


La rue Jonas

Zigomar - La femme rousse

par
Léon Sazie

L'antre de « la Baleine » donnait sur la rue Jonas, comme nous l'avons dit. Cette rue au nom biblique se trouvait dans un grouillement de petites voies étroites, courtes, basses, tortueuses, qui forment un coin à part dans ce quartier.

(1910)

Lire


La Cité Jeanne d'Arc

Les mémoires de Rossignol

par
Rossignol

Ma « clientèle » de la rue Sainte-Marguerite disparaissait peu à peu. Elle s'était réfugiée cité Doré, qui donne rue Pinel et boulevard de la Gare, ou cité Jeanne-d'Arc, près de la rue Nationale, dans le treizième arrondissement.

(1894)

Lire


Les Gobelins

Zizine

par
Alexandre Arnoux

Dans le quartier des Gobelins, un gymnase. Des athlètes donnent une représentation suivie par une foule fervente. Dans cette foule un couple a attiré l’attention du narrateur. Elle, Zizine, femme superbe ; lui, petit, contrefait, douloureux. Milarot, champion du monde, est dans la salle.

(1938)

Lire


La Folie Neubourg

Le faiseur de momies

par
Georges Spitzmuller et Armand Le Gay

Le promeneur qui remonte le boulevard Auguste-Blanqui dans la direction de la place d'Italie, est frappé par l'aspect pittoresque d'une vieille maison enclose dans le triangle formé par ce boulevard, la rue Edmond-Gondinet et la rue Corvisart.

(1912)

Lire

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

La rue Henri Pape s'appelait jusqu'en 1897, rue Edmond-Valentin. Cette rue avait pris la succession du chemin de la Fontaine-à-Mulard, seule voie traversant le 13e et raccordant le fond de la vallée de la Bièvre à l'avenue d'Italie.

*
*     *

En 1911, selon Le Gaulois, on comptait onze ruelles dans Paris dont trois dans le treizième arrondissement : la ruelle des Gobelins, la ruelle des Kroumirs et la ruelle des Reculettes.

*
*     *

Charles Leboucq, député de la première circonscription du 13e arrondissement de 1906 à 1919, tenait sa permanence rue du Banquier.
En 1914, dans sa profession de foi électorale, il revendiquait d’être à l’origine de la création du bureau de poste à l’angle de la rue du Banquier et de l’avenue des Gobelins et de la création du musée de la Manufacture des Gobelins.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

L'image du jour


Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

A propos de ce site

Mentions légales

Politique de confidentialité

Recherche


© paris-treizieme.fr 2010-2026