Communiqué

Communiqué du ministère de l'intérieur

Le Siècle — 27 décembre 1868

Nous recevons du ministère de l'intérieur un communiqué dont voici le texte :

« Le Siècle, dans son numéro du 21 de ce mois, se livre à des critiques peu justifiées sur le percement du boulevard Saint-Marcel, formant limite des cinquième et treizième arrondissements.

Les erreurs de nivellement signalés par ce journal n’ont jamais existé et devant le jury d’expropriation l’organe de l’administration a raisonné sur un plan coté parfaitement arrêté et qui a été rigoureusement suivi en exécution.

Le Siècle prétend donc à tort que les ingénieurs se sont grossièrement trompés à la rue Duméril.

La différence de niveau entre l’axe de cette rue et celui du boulevard projeté à leur point d'intersection était bien de 1m 90 c., ainsi que l’indiquait le pian ; mais comme la rue avait, dans la partie absorbée par le boulevard, une pente de 0m 07 c. par mètre, le plan indiquait que la différence de niveau à l'alignement du boulevard serait de 3 mètres; c'est ce qu'on pouvait y voir avec un peu d'attention.

Le projet supposait que la partie haute de la rue Duméril (ancienne rue du Marché aux Chevaux serait raccordée par un simple escalier. Malgré la médiocre importance de cette voie, on n'a pas voulu la transformer en impasse. On a établi une rampe sur la contre-allée même du boulevard, et cette rampe a une pente de 0 m. 06 c. par mètre, moins forte que celle de l'ancienne voie (0 m. 07 c.). Afin d’éviter aux piétons de faire un grand détour, on a établi un escalier de 3 m. 70 c. de largeur à sa partie inférieure et 1 m. 50 c. à sa partie supérieure, qui est très suffisant pour les besoins de la circulation.

Les dispositions qui viennent d'être indiquées sont les seules modifications apportées au projet, et le public ne saurait s'en plaindre.

On a souvent prétendu que la ville étendait au-delà du nécessaire les expropriations ; mais qu’eut-il fallu faire dans le cas actuel et pour le prix indiqué par le Siècle : démolir la rue Duméril toute entière ? Et qu’eût-on obtenu à ce prix ? Une rampe de 0m48c par mètre, au lieu de 0m06c. La ville a reculé devant cette mesure extrême qui n’eut été justifiée ni par l'importance de la voie ni par celle du résultat, et qui eût touché des industries d'une grande importance pour la nombreuse population ouvrière du quartier.

L'administration municipale n'a eu aucune connaissance de l'accident dont parle le Siècle. »

(Communiqué)

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Lu dans la presse...

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Nous avons visité les Gobelins à onze heures. C'est le moment le plus propice pour recueillir une impression personnelle. À cette heure matinale, en effet, la foule des touristes n'a pas accès dans la manufacture ; le travail bat son plein dans la cité, et le chantier et l'atelier présentent leur physionomie réelle que n'a pas encore altérée la fatigue d'une demi-journée de labeur. (1900)

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