Dans la presse...

 Saint-Marcel, Le futur boulevard - 1857

Le futur boulevard Saint-Marcel

Le Journal des débats politiques et littéraires ― 26 mars 1857

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En même temps qu'elle établit de nouvelles voies dans les riches quartiers du faubourg Saint-Honoré, l'administration s'occupe aussi de créer de larges artères sur la rive gauche de la Seine; un arrêté du préfet de la Seine, inséré au Moniteur, vient en effet d'ouvrir une enquête à la mairie du douzième arrondissement pour le percement d'un nouveau tracé qui, sous le nom de boulevard Saint-Marcel, doit relier le boulevard Montparnasse au boulevard de l'Hôpital, en face l'embarcadère du chemin de fer d'Orléans.

Extrait d'un plan de Paris de 1861

Cette nouvelle voie aura 2,000 mètres de longueur et se divisera en deux parties bien distinctes l'une, partant du boulevard Montparnasse, viendra en ligne droite aboutir place de la Collégiale, à l'angle de la rue Mouffetard, et non loin de la manufacture des Gobelins.

Cette première portion du boulevard traversera la rue d'Enfer au-devant de l'hospice de la Maternité, épousera la rue de Port-Royal dans tout son parcours, et après avoir franchi la rue Saint-Jacques et le champ des Capucins longera l'hôpital du Val-de-Grace pendant toute la longueur de la rue des Bourguignons jusqu'à la rue de Lourcine.

À partir de ce point, la nouvelle voie supprimera la rue Cochin, traversera la rue Pascal au-devant du théâtre Saint-Marcel, la rivière de Bièvre et les rues Saint-Hippolyte, Saint-Pierre-Assis et Mouffetard, pour aboutir place de la Collégiale.

L'autre partie du boulevard, se relevant du côté de la Seine et faisant un coude à droite, ira rejoindre le boulevard de l'Hôpital en traversant les rues des Francs-Bourgeois-Saint-Marcel et du Cendrier et en coupant en deux portions égales le Marché-aux-Chevaux au-devant de l'hospice de la Salpêtrière.

Nous reviendrons sur les différentes voies publiques que le boulevard Saint-Marcel va faire disparaître et dont l'histoire se rattache à quelque souvenir intéressant des annales parisiennes.


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Sur les boulevards extérieurs

Sur la rue de Tolbiac (rue du Transit)

Premier projet abandonné

Deuxième projet

Le deuxième projet du tracé de la rue du Transit ne sera pas davantage réalisé. La guerre et les évènements liés à la Commune de Paris mirent en sommeil les travaux dans le quartier de la Maison-Blanche et le projet fut rediscuté. Un nouveau tracé, plus au sud,  abandonnant la ligne droite et comportant une inflexion, fut adopté. Les travaux de franchissement de la vallée de la Bièvre purent réellement commencer.

Sur le pont de Tolbiac sur la Seine



Dans la presse...


Des nouvelle du puits artésien de la Butte-aux-Cailles

Nous avons déjà entretenu nos lecteurs des travaux du puits artésien qu'on est en train de creuser sur la butte aux Cailles dans le XIIIe arrondissement.
Ce puits étant arrivé à la première nappe d’eau, on vient d’y descendre une puissante cuve en fer du poids de 6 000 kilogrammes, destinée à maintenir cette nappe dans sa position souterraine... (1864)

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La basilique et les nécropoles de Saint-Marcel

Sur le flanc méridional des coteaux qui dominent le ruisseau de la Bièvre et en face du plateau sur lequel est assis le Panthéon, on voyait, à la fin du siècle dernier, un peu avant la construction du mur des fermiers généraux, une sorte de petite ville, distincte de la grande, ayant ses rues, ses places, ses marchés, ses remparts, ses fossés, ses églises et ses juridictions. (1873)

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Un nouveau groupe scolaire parisien a été inauguré hier

La Ville de Paris a inauguré, hier matin, rue Kuss, dans le 13e arrondissement, un groupe scolaire ultra-moderne, édifié en dix-sept mois, sur la proposition de M. Louis Gélis, conseiller municipal du quartier. (1934)

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Jeanne d'Arc et sa lèpre

J'ai souvent parcouru en voisin cette rue que Jeanne d'Arc a baptisée, il y a soixante-quinze ans, à l'époque de l'annexion de l'ancienne banlieue, la commune d'Ivry en faisait partie. (1939)

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Voyage dans le dernier tramway de Paris

Dans quelques jours, le 123-124, dernier spécimen des multiples tramways qui, il y a peu de temps encore, occupaient les rues de Paris, va disparaître. Il fera son dernier voyage, le 15 mars et sera remplacé, le lendemain, par un autobus. (1937)

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Saviez-vous que... ?

L'École Estienne est installée à son emplacement actuel depuis novembre 1889 mais n'a été inaugurée que le 1er juillet 1896 par le président de la République, M. Félix Faure.

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En mars 1911, à la suite de nombreuses plaintes déposées par des commerçants de l'avenue des Gobelins et du boulevard Saint-Marcel. M. Yendt, commissaire de la Salpêtrière, arrêtait et envoyait au dépôt, sous l'inculpation de vol, les nommés Auguste Doré dit Godard, vingt-quatre ans, demeurant en garni rue Grange-aux-Belles, et Pierre Debosse, vingt-six ans, sans domicile.

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La rue Bourgon et la rue du Tage ont été mises en sens unique le lundi 31 juillet 1933.

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La création d’une école des métiers du livre depuis la fabrication du papier et la fonderie des caractères jusqu'à la reliure et à la dorure, sans oublier les divers genres d'illustrations, qui deviendra l’école Estienne du nom d’Henri Estienne, imprimeur, fut décidée en 1887. Cette école prenait la suite d’un projet de construction, sur des terrains acquis par la ville boulevard d'Italie et rue de Gentilly, d’écoles communales et professionnelles adopté cinq ans plus tôt et abandonné. On ambitionnait de l’ouvrir en 1888. Elle fut ouverte en fait en novembre 1889, ailleurs, dans des locaux provisoires, et inaugurée en 1896 par le président Félix Faure.
Charles Lucas fut l’architecte pressenti pour sa réalisation.

L'image du jour

Percement de l'avenue des Gobelins (1868)

La vue est prise de la place d'Italie dont on abaisse le niveau de près de deux mètres pour la pente de la nouvelle avenue soit moins forte. La construction métallique à droite, c'est le marché couvert des Gobelins. Il fonctionnera jusqu'à la fin du siècle avant d'être remplacé par le marché Blanqui. Avec l'ouverture de la rue Primatice, le marché couvert sera coupé en deux. La partie côté Gobelins sera démolie ; la partie côté boulevard de l'Hôpital subsistera jusqu'aux années 1970.  ♦