Dans la presse...

 L'élargissement de la rue Mouffetard et l'aménagement de la place d'Italie (1867)

L'élargissement de la rue Mouffetard et l'aménagement de la place d'Italie

Le Journal des débats politiques et littéraires ― 17 mai 1867

L'administration vient de faire déposer à la mairie du 13e arrondissement le plan parcellaire des propriétés dont la cession est nécessaire en tout ou en partie pour exécuter :

1° L'élargissement, à 40 mètres de la rue Mouffetard, entre le boulevard Saint-Marcel et les boulevards d'Italie et de l'Hôpital;

2° La transformation de la place d'Italie, entre la rue Mouffetard et les boulevards de la Gare et d'Italie  ;

3° L'ouverture, entre cette place et la rue de Gentilly, d'un boulevard de 34  mètres de largeur, formant à l'ouest le pendant du boulevard de l'Hôpital.

La rencontre des boulevards Saint-Marcel, Arago et de Port-Royal et la rue Mouffetard, aux abords de la place de la Collégiale, formera un vaste carrefour. C'est de ce point et en ligne directe. jusqu'à la place d'Italie que sera élargie cette section de la rue Mouffetard. Cette opération écornera les petites rues de la Reine-Blanche, des Fosses-Saint-Marcel, Croulebarbe, du Banquier et de Gentilly.

Elle supprimera le bâtiment d'entrée de la manufacture des Gobelins.

La longueur de cette section élargie sera de 580 mètres. Entre la place d'Italie et la rue de Gentilly, la largeur de la rue Mouffetard existe depuis longtemps. Cette partie est déjà plantée sur un développement de près de 200 mètres. La longueur entière de la rue Mouffetard, commençant à la rue des Fossés-Saint-Victor et aboutissant à la place d'Italie, est de 1,540 mètres. C'est donc sur plus du tiers de sa longueur qu'elle va être améliorée et élargie. Cet élargissement sera du reste prolongé, d'après les projets approuvés, jusqu'à l'église Saint-Médard.

L'aménagement de la place d'Italie

La place d'Italie était, avant l'annexion, place de la barrière d'Italie, antérieurement encore barrière de Fontainebleau, et primitivement barrière Mouffetard. Cette place rappelle un fait douloureux de nos discordes civiles c'est dans le pavillon de droite de l'ancienne barrière d'Italie que furent assassinés, pendant les journées de juin 1848, le général de Bréa et son aide de camp.

La place d'Italie - Vue sur les pavillons Ledoux depuis la rue Gérard - photo Ch. Marville - 1865

La transformation de la place d'Italie, entre la rue Mouffetard et les boulevards de la Gare et d'Italie, doit donner à ce plateau les proportions d'un vaste carrefour semi-circulaire auquel aboutiront six grandes voies de communication : la route d'Italie, la rue de Choisy, le boulevard de la Gare, le boulevard de l'Hôpital, la rue Mouffetard et le boulevard d'Italie.

Le boulevard faisant le pendant de celui de l'Hôpital, qui sera ouvert entre la place d'Italie et la rue de Gentilly, n'aura qu'une longueur première de 180 mètres environ. Ce ne sera en quelque sorte que l'amorce d'une grande voie qui se dirigera vers le boulevard de Port-Royal, aux abords de la rue Saint-Jacques et du Val-de-Grâce.

 

L'aménagement du XIIIe

Les annnées 1860 : projets pour les zones annexées et premiers travaux

Le cadre général

Les projets de voirie

Le chemin de fer de ceinture

Les années 1870-80

Quartier de la Salpêtrière

Quartier de la Maison-Blanche

Les années 1900-1920

Saviez-vous que ...

En 1911, selon Le Gaulois, on comptait onze ruelles dans Paris dont trois dans le treizième arrondissement : la ruelle des Gobelins, la ruelle des Kroumirs et la ruelle des Reculettes.

L'image du jour

Le café Dupont, place d'Italie

Vu dans la presse...

1904

La maison sans maître

Tout au bout de l'avenue d'Ivry, près des fortifications, se trouve une impasse dont l'accès est si étroit, qu'aucun véhicule n'y peut pénétrer sans raser et détériorer les murailles des maisons qui la bordent ; c'est le passage d'Ivry.
Tout au fond de ce passage se dresse une maison branlante, dont l'histoire est bien extraordinaire. (1904)

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1907

La maison puante

Par quoi le fait de n'avoir ni propriétaire, ni concierge, ni loyer à payer ne constitue pourtant pas le bonheur.
M. Navarre a entretenu hier le conseil municipal d'une maison de son quartier qui n'a ni propriétaire, ni concierge, mais qui n'est pas sans locataires, ou plutôt sans habitants. (1907)

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1927

La Butte-aux-Cailles nouvelle butte « sacrée »

Elle pourrait bien être en passe de gagner le titre de nouvelle Butte sacrée, cette Butte-aux-Cailles, au nom plein de charme évocateur, qu'on songe à la splendeur cynégétique ou à la petite amie souriante, chantante et potelée. (1927)

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1861

Le nouveau Paris

L'ex-commune de la Maison-Blanche, au-delà du boulevard d'Italie, est une des parties annexées qui offrent le plus de difficultés pour le nivellement, car d'un côté il s'agit de franchir les hauteurs de la Butte-aux-Cailles, et de l'autre il faut remblayer des fondrières, des carrières abandonnées... (1861)

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1863

Les projets pour le XIIIe arrondissement

Le treizième arrondissement se compose, comme le douzième, d'une fraction de l'ancien Paris et d'une partie annexée. Cette dernière est comprise entre les anciens boulevards extérieurs, les rues de la Santé et de la Glacière, les fortifications et la Seine. La butte des Moulins, la butte aux Cailles et les bas-fonds de la Bièvre, en font une des régions les plus mouvementées de la zone suburbaine, et, par conséquent, une de celles qui présentent le plus d’obstacles à une viabilité régulière; de là, des tâtonnements et de longues études. (1863)

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1866

Les travaux du chemin de fer de Ceinture : du pont Napoléon au tunnel de Montsouris

Les travaux du chemin de fer de Ceinture, toujours conduits avec la même activité, sont terminés sur une grande partie, du parcours, en ce qui concerne les terrassements et les ouvrages d'art ; aussi a-t-on, déjà commencé le ballastage, la pose des voies et l'édification des bâtiments de stations. (1866)

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1861

Le viaduc de la Bièvre

On continue à s'occuper très sérieusement du tracé du chemin de fer de ceinture sur la rive gauche ; les études du pont à jeter sur la Seine et celles du viaduc dans la vallée de la Bièvre sont maintenant terminées. (1861)

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1925

Une nouvelle Cour des Miracles

Vous ne connaissez pas le passage Moret, cela n'est pas surprenant, car, sauf ses malheureux habitants, leur conseiller municipal qui se débat comme un diable pour les secourir, chacun à l'envi les oublie. Chaque fois que les représentants de l'administration se souviennent de ce restant de l'Ile des Singes, c'est pour lui causer un dommage nouveau. (1925)

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1925

Les habitants du passage Moret vont être « clos et couverts »

Les pauvres et déplorables locataires de la ville de Paris, dans son domaine de l'Ile des Singes, partie dénommée sur la nomenclature le Passage Moret, vont apprendre avec joie que l'inondation de leurs taudis, par en haut, va cesser à bref délai. (1925)

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1926

Un propriétaire avait vendu 100 francs son immeuble à ses locataires

Dans le populeux quartier des Gobelins, il est un groupe de gens à qui l'on a mis le bonheur — bonheur relatif, d'ailleurs — à portée de la main, et qui se disputent au lieu de le cueillir sagement. Ces gens demeurent sous le même toit, 9, passage Moret, voie vétuste qui semble être restée dans le même état qu'au temps des mousquetaires. (1926)

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1927

La Ville de Paris osera-t-elle jeter à la rue les locataires du passage Moret ?

La Ville de Paris, qui loue pour rien les luxueux pavillons du Bois de Boulogne aux jouisseurs et aux parasites, veut expulser de malheureux travailleurs de logements peu confortables certes, mais pour lesquels ils paient un lourd loyer. (1927)

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1927

La Ville de Paris est parvenue à faire expulser les locataires

Les locataires n'étaient pas plutôt dans la rue que des démolisseurs se mettaient à l'ouvrage pour le compte d'un garage Renault qui fait procéder à des agrandissements.
Ainsi les limousines des exploiteurs seront à l'abri et les locataires logeront où et comme ils pourront. (1927)

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