Travaux publics - 1867

Édilité parisienne

Travaux publics

La Presse — 3 avril 1867

Conformément à un arrêté de M. le préfet de la Seine concernant les travaux de voirie à exécuter dans le 13e arrondissement, on va bientôt procéder à l'exécution de travaux d'agrandissement et de régularisation de la place d'Italie et de ses abords.

Cette belle place se trouve sur un des points le plus élevés du sol parisien ; elle domine tout le cours de la Seine en amont et la vallée de la Bièvre ; on y jouira d'un panorama magnifique lorsque tous les travaux d'amélioration actuellement en cours d'exécution seront entièrement terminés.

D'après les projets qui sont aujourd'hui adoptés, la place d'Italie prendra la forme d'un polygone à trois faces ; elle aura cent mètres de rayon et deux cents mètres de diamètre ; le sol en sera abaissé de plusieurs mètres, ce qui adoucira considérablement la pente de la vue Mouffetard. La partie centrale de cette place sera en outre décorée d'un bassin pourvu d'une gerbe et entouré de plates-bandes. En avant des maisons qui la bordent, seront établis sept quinconces, qu'une chaussée de douze mètres séparera des façades.

Sur les vastes terrains mis récemment à découvert par suite des démolitions faites à l'angle de la place d'Italie et du boulevard de l’Hôpital jusqu’à la rue des Vignes, on vient de commencer la construction de la nouvelle mairie du 13° arrondissement, qui formera l'une des faces du-vaste heptagone ; plus loin, on construit un nouveau marché, et il y a encore place pour la construction d'un grand nombre de maisons particulières ; ces divers édifices sont séparés par plusieurs rues, les unes déjà ouvertes, les autres en voie de percement.

Les abords de la nouvelle place d'Italie seront, en outre, modifiés de manière à relier sur plusieurs points le nouveau boulevard du Transit avec les anciens boulevards extérieurs et celui de l'Hôpital ; ce dernier boulevard sera prolongé au delà de la place d'Italie jusque sur le versant méridional de la Butte-aux-Cailles.

Le boulevard Saint-Jacques, au point où il forme une brisure pour remonter vers la place d’Italie, doit aussi se prolonger jusqu'à l'avenue de Fontainebleau et du boulevard du Transit, à l’endroit où se trouve actuellement une chapelle expiatoire, ainsi qu’au point d’intersection formé par les deux boulevards.

Le prolongement du boulevard de l’Hôpital dégagera ainsi tout le quartier de la Butte-aux-Cailles. Sur la partie la plus haute de cette butte s’élèvera la colonne monumentale projetée du nouveau puits artésien. De cette hauteur, on aperçoit d’un côté les vertes prairies de la vallée de la Bièvre, de l’autre la ligne étendue et symétrique du boulevard de l’Hôpital et le pont d’Austerlitz ; en face se dressent les hauteurs de Ménilmontant, et au pied de la butte s’étend tout le panorama du faubourg Saint-Jacques.

Une nouvelle place sur laquelle on doit construire une église et deux écoles, doit aussi être créée sur le carrefour formé par la rencontre du prolongement du boulevard Saint-Jacques avec le boulevard du Transit et l'avenue de Fontainebleau.

Le nouveau boulevard du Transit aura vingt mètres de largeur ; il doit parcourir d'est en ouest les trois arrondissements suburbains de la rive gauche et constituer à travers toute cette large zone une grande voie parallèle aux anciens boulevards extérieurs et à la route militaire.

Partant du carrefour des Quatre-Chemins (route d'Orléans), le boulevard du Transit coupera la rue de la Tombe-Issoire à la hauteur de la rue Sarrazin, traversera la rue de la Glacière, se dirigera en ligne droite vers le carrefour des routes d'Ivry et de Choisy-le-Roi, puis viendra déboucher sur le boulevard ouvert dans l'axe de l'église Notre-Dame-de-la-Gare.

À son point de départ, le boulevard du Transit sert de limites, au nord, au nouveau parc de Montsouris, que nous avons décrit dans un précédent article, et dont l'exécution projetée vient de nécessiter l'expropriation de 112 immeubles situés en bordure du chemin des Prêtres, de la rue Militaire, etc.

Il est question, en outre, de continuer le boulevard du Transit jusqu'à la Seine, qu'il traverserait à l'aide d'un pont jeté à égale distance de celui de Bercy et du pont Napoléon.

Dans le trajet, il couperait la rue de la Tombe-Issoire, franchirait le chemin de fer de Sceaux au moyen d'un pont jeté au-dessus de la voie ferrée, viendrait, en descendant, couper à niveau la rue de la Glacière, traverserait la vallée de la Bièvre sur un viaduc, couperait la rue de la Providence et franchirait à leur niveau actuel toutes les rues qu'il rencontrerait, à sauf la rue du Moulin-des-Prés.

Sur cette grande voie viendront s'embrancher un certain nombre de voies secondaires dont plusieurs sont décrétées et quelques-unes même en voie d'exécution. Plusieurs de ces voies partent de la place Jeanne-Darc, où se trouve l'église Notre-Dame-de-la Gare.

La première, qui porte le nom de rue Jeanne Darc, s'ouvre dans l'axe de l'église et se termine à l'ancien boulevard extérieur. La deuxième est la rue Dunois, ancienne rue des Trois-Ormes, puis vient la rue Lahire, qui aboutit au chemin du Bac et la rue Xantrailles qui se termine à la rue de la Croix-Rouge.

Enfin, quand le boulevard du Transit sera entièrement terminé, la rue Nationale sera prolongée directement jusqu'au boulevard Masséna sur lequel elle débouchera, de même que la route d'Ivry à la hauteur de la porte d'Ivry.



L'aménagement du XIIIe

Les annnées 1860 : projets pour les zones annexées et premiers travaux

Le cadre général

Les projets de voirie

Le chemin de fer de ceinture

Les années 1870-80

Quartier de la Salpêtrière

Quartier de la Maison-Blanche



Les futures grandes voies du XIIIe

Sur les futurs boulevards Saint-Marcel et Port-Royal :

Sur le futur boulevard Arago :

Sur la future avenue des Gobelins :

Sur les boulevards extérieurs

Sur la rue de Tolbiac (rue du Transit)

Sur le pont de Tolbiac sur la Seine

Vu dans la presse...

1900

Une visite à la Manufacture des Gobelins

Nous avons visité les Gobelins à onze heures. C'est le moment le plus propice pour recueillir une impression personnelle. À cette heure matinale, en effet, la foule des touristes n'a pas accès dans la manufacture ; le travail bat son plein dans la cité, et le chantier et l'atelier présentent leur physionomie réelle que n'a pas encore altérée la fatigue d'une demi-journée de labeur. (1900)

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1896

Le 14 juillet des miséreux

Nous nous sommes rendu à l'asile Nicolas-Flamel, 71, rue du Château-des-Rentiers, un asile modèle, d'une extraordinaire propreté, disons le mot d'une belle coquetterie. (1896)

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1922

Hôtel particulier rue du Château-des-Rentiers

Le Refuge Nicolas-Flamel, asile de nuit, est installé rue du Château-des-Rentiers. Délicate attention du hasard. Tout auprès, rue de Tolbiac, il est une gare, munie de ce fronton : Entrée — CEINTURE — Sortie. On s'étonne qu'il n'y ait point, ajoutés par un pauvre, cinq lettres de réponse : «Merci ! » (1922)

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1901

La chapelle Bréa

Là-bas, tout au bout de l'avenue d'Italie, près de la barrière de Fontainebleau, s'élevait une toute petite chapelle, mystérieusement fermée, et dans laquelle, depuis 1893, personne n'avait prié. Les habitants disaient en passant : c\'est la « chapelle Bréa », beaucoup sans comprendre le sens de cette dénomination. (1901)

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1891

Une tournée apostolique à la Maison-Blanche

L'abbé Garnier a fait cette semaine une tournée apostolique à la Maison Blanche C'est un bon coin de Paris, plein d'honnêtes travailleurs, mais, hélas ! aussi, un pauvre nid à misère. (1891)

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1869

L'aménagement du XIIIè arrondissement

Les grands percements ne font point défaut au XIIIe arrondissement; on peut même dire que l'importance des voies dont il est sillonné est hors de proportion avec les ressources et les mœurs de la population qui l'habite. L'administration municipale n'a donc que peu de chose à faire pour compléter son œuvre au point de vue de la viabilité. (1869)

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1890

Au treizième arrondissement

Rue du Moulin-des-Prés, treizième arrondissement, quartier de la Maison-Blanche, il a été ouvert, il y a un certain temps, une immense décharge, en vue de remblayer la vallée de la Bièvre. Dans cette décharge ont été apportées toutes sortes d'immondices. On y a même apporté des terres provenant de cimetières... (1890)

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1904

A propos de l'inauguration du puits artésien de la Butte-aux-Cailles

Tandis que Paris se trouve condamné à boire de l'eau contaminée, on a accueilli, avec bonheur, la nouvelle de l'inauguration du fameux puits artésien de la Butte aux Cailles.
La chose vaut qu'on s'y arrête, car il ne s'agit pas de moins de dix mille mètres cubes, ou de dix millions de litres d'eau pure qui vont être donnés, chaque jour, aux Parisiens. Par ces temps de fièvre typhoïde, d'eau de Seine filtrée, voire non filtrée, ce n'est pas là quantité négligeable. (1904)

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1877

Les grands travaux de l’édilité parisienne

Dans le XIIIe arrondissement, quartier de la Butte-aux-Cailles, c'est toujours de la grande voie de transit que l'on s'occupe. (1877)

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1890

L'épidémie de la Maison-Blanche.

Malgré les défenses qui leur sont faites et avec l'insouciance de leur âge, les enfants du quartier s'introduisent actuellement dans la décharge et ils s'y amusent avec les fémurs et les tibias qu'ils découvrent à chaque pas. (1890)

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1890

La Peste

La Bièvre est un ruisseau tout noir
Qui sent comme un goût d'urinoir…

chantait ce pauvre Rivoire, qui chantait si lugubrement la triste épopée d'un grelotteux de la Glacière. (1890)

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1890

L’épidémie de la Bièvre

Nous sommes retournés hier soir aux abords du charnier de la Bièvre.
Voici les nouveaux renseignements que nous y avons recueillis. (1890)

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