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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Boulevard de la Gare

Un drame sur un échafaudage

1903

Installé sur l'échafaudage d'une maison en construction, boulevard de la Gare, un ouvrier maçon sifflotait Carmen, son air favori...

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On n’a pas encore retrouvé l'assassin de Suzanne Barbala

1922

C'était jour de marché, hier matin, avenue d'Italie...

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Place d'Italie

Les étrangleurs de Paris

1895

Le treizième arrondissement, par delà les Gobelins, dans les parages de l'avenue et de la barrière d'Italie, est certainement, de tous les coins excentriques de Paris, le plus mal famé et le plus dangereux pour la sécurité des passants attardés.
Il y a dans ces confins reculés, où il ne fait pas bon s'aventurer seul à partir d'une certaine heure, de véritables coupe-gorge, infestés de rôdeurs, de redoutables bandes d'étrangleurs, habiles à pratiquer le fameux coup classique dit « du père François ». Et, surtout depuis quelque temps, il ne se passait pas de nuit qu'on n'eût de nouvelles agressions à enregistrer.

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Sur la zone

Une chiffonnière meurt dans des circonstances mystérieuses

1932

Entre le boulevard Kellermann et la rue Blanqui, sur la zone annexée du 13e arrondissement, s’étend, un de ces étranges camps de miséreux où, dans un inextricable écheveau de sentiers et de ruelles, cabanes et roulottes sont entassées pêle-mêle.

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Avenue de Choisy

La peur du diable

1896

Depuis quinze jours environ, un négociant du quartier de la Gare, M. H..., donnait des signes évidents d'aliénation mentale.

...

Le crime de la rue Tiers - La Justice — 17 avril 1889

Le crime de la rue Tiers

La Justice — 17 avril 1889

L'enquête ouverte sur l'assassinat commis dans le quartier de la Maison-Blanche, dont nous avons rendu compte, se poursuit activement. Nous avons dit que le juge d'instruction, assisté de M. Goron, chef de la sûreté, et de M. Debeury, s'était rendu sur les lieux du crime. Après leur visite, le commissaire de police du quartier a procédé à l'interrogatoire des amis et des voisins de la victime. Quelques-unes des dépositions entendues sont particulièrement intéressantes, entre autres celle d'une fille surnommée « la Boiteuse », qui demeurait, comme Marie Wilhem, au n° 15 de la rue Tiers.

D'après celle-ci, samedi, vers quatre heures de l'après-midi, Marie Wilhem la « Chinoise », se trouvait sur le pas de sa porte quand deux individus, l'un de taille moyenne et l'autre très grand, ayant tous deux l'apparence d'ouvriers terrassiers, pénétrèrent dans la cour de la maison et engagèrent la conversation avec cette dernière. Quelques minutes après la « Chinoise » appelait une de ses voisines, « la Brunette », puis rentrait dans sa chambre avec le plus petit de ses interlocuteurs, tandis que son amie emmenait l'autre chez elle. Le bruit d'une violente discussion retentissait bientôt dans la chambre de la « Chinoise », d'où celle-ci s'échappait pour se réfugier dans le débit de vins de sa propriétaire, Mme Fric.

L'inconnu avec qui elle avait pénétré chez elle ne tardait pas à la rejoindra. Il l'injuriait avec force, réclamant un franc qu'elle lui avait dérobé. Il l'engageait avec colère à sortir de l'établissement, criant qu'il lui administrerait dehors une verte correction. Sorti enfin de l'établissement, le terrassier avait rôdé aux abords de la maison jusqu'à une heure assez avancée de la soirée, mais sans réussir à surprendre la « Chinoise ».

Vers onze heures celle-ci s'était décidée à sortir.

Vers minuit et demi, Marie Wilhem avait eu chez elle une scène identique à celle que nous avons rapportée plus haut avec un cinquième personnage demeuré inconnu. Celui-ci était parti en l'injuriant. Enfin, vers deux heures et demie, un voisin, rempailleur de chaises, qui occupe près de l'appartement de la victime une petite boutique, aurait entendu une scène suivie d'un cri et le bruit de la chute d'un corps. La police présume que le terrassier qui s'était querellé avec la « Chinoise » l'avait guettée. Il aura pu la surprendre à cette heure de la nuit et se venger.

Hier matin plusieurs des individus mêlés à l'affaire ont été amenés par les agents de la sûreté sur les lieux et devant M. Debeury, qui les a interrogés. Un ancien amant de la victime, un nomme Jacob, qui avait été arrêté, a été relaxé après avoir fourni l'emploi de son temps.

M. Debeury, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, a continué son enquête au sujet de l'assassinat de la fille Wilhelm, dite la Chinoise Il a procédé à l'interrogatoire du père de la victime, qui, paraît-il, avait fait donner à sa fille une assez bonne instruction. Les deux amis du sieur Pierron, retrouvés par les agents de la sûreté, ont été amenés au commissariat et sur le lieu du crime, mais ils ont pu fournir l’emploi de leur temps.

M. Doppfer, juge d'instruction, a pris connaissance des diverses dépositions recueillies.

D'autre part des nombreux témoignages recueillis, il résulte que la Chinoise s'était attiré la jalousie et la haine de la plupart des prostituées ses voisines, qui ne se faisaient pas faute de la menacer de lui faire un mauvais parti.

Aussi, changeant le cours de ses explorations le chef de la sûreté prit-il le parti do faire arrêter immédiatement par la brigade de l'inspecteur Gaillarde deux individus, repris de justice, qu'on savait être des plus actifs dans Je camp des ennemis de la victime.

Ces deux ignobles personnages, âgés à peine de vingt ans, vivent avec des prostituées ayant dépassé la cinquantaine depuis longtemps déjà.

Ils ont été amenés dans le bureau de M. Goron, Ils se nomment Leroy et Greliche, Leroy, le plus compromis des deux, sur lequel pèsent de lourdes charges, est un blond, presque imberbe, aux regards durs, de taille élancée et haute. Greliche, grêle de corps, a la figure glabre des loustics de barrière. Il feint de rire aux questions qu'on lui adresse, mais, comme disait l'inspecteur chargé de le garder, « il rit jaune. »

Tous deux nient être les auteurs du crime, mais ils vont être confrontés avec plusieurs témoins qui les accusent avec véhémence ; et nul doute qu'ils n'avouent bientôt.



Le crime de la rue Tiers

(Selon les journaux, les noms et prénoms des protagonistes de cette affaire ont varié de même que l'orthographe de ceux-ci. Le choix a été fait de conserver l'orthographe retenue par les journaux reproduits.)

 

15 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Gaulois

16 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Intransigeant

17 avril 1889

  • Paris
  • La Justice

18 avril 1889

  • Le Siècle
  • Le Petit Parisien

19 avril 1889

  • Le Rappel
  • Le Gil-Blas

20 avril 1889

  • Le Gil-Blas
  • Le Réveil

21 avril 1889

  • Le Gaulois
  • Le Siècle

22 avril 1889

  • Le Réveil
  • La Petite République

23 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Autorité

24 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Siècle

25 avril 1889

  • Le Rappel
  • L’Évènement

26 avril 1889

  • Le Petit-Parisien
  • Le Progrès de la Somme

Postérieurement aux articles parus dans les numéros datés du 26 avril 1889, plus aucun journal ne mentionna l'affaire, ni les noms de Marie Wilhelm, de Leroy ou de Greliche. La chronique judiciaire ne mentionna pas de passage de quiconque devant la Cour d'assises de la Seine pour le meurtre de Marie Wilhelm. Les archives de Paris qui détiennent les dossiers de procédures devant les assises ne mentionnent pas, dans leur inventaire, d'affaire évoquant ces faits.
Seul l'ouvrage "La police de sûreté en 1889" par Horace Valbel publié au fil de l'eau dans le quotidien "La Petite République" et repris en volume en octobre contient, à l'occasion du panégérique consacré à l'inspecteur Barbaste, un résumé des faits qu'il présente comme l' "affaire Leroy-Greliche". Toutefois, ce résumé ne comprend aucun élément nouveau par rapport à ceux révélés par les journaux à la date du 26 avril. On le lira ci-dessous dans les annexes.
M. Goron, lui-même, dans ses mémoires semble n'avoir fait aucune allusion à cette affaire.
On lira aussi une intéressante chronique parue le 21 avril 1889, avant donc la conclusion ou plutôt l'absence de conclusion de l'affaire, dans le quotidien Paris relative au traitement de cette affaire par la presse.


Annexes

  • La police de sûreté en 1889 : L'affaire "Leroy-Greliche"
  • Les antécédents de Marie Wilhelm
  • Chronique : La Chinoise

À lire également...

Rue Cantagrel

Un cimentier italien découvert blessé dans le sous-sol d'un immeuble en construction

1931

Au 12 de la rue Cantagrel, dans le quartier de la Gare, l'Armée du salut fait construire un vaste bâtiment.

...


Quartier de la Maison-Blanche

Un soir à la Porte d'Italie

1895

Les nombreux flâneurs qui vont chaque soir, au soleil couchant, respirer un peu d'air sur les glacis des fortifications, à la porte d'Italie, ont assisté hier à une véritable bataille.

...


Quartier de la Maison-Blanche

La guerre à propos d’œufs de Pâques

1897

« Les œufs, les beaux œufs de Pâques », criait, hier, vers onze heures et demie, d'une voix tonitruante et qui remplissait l'avenue d'Italie, un marchand ambulant. Il poussait devant lui une petite voiture, où reposaient sur un lit de mousse des œufs de Pâques de toutes les dimensions, les uns, en sucre, tout blancs, les autres, en chocolat, d'un brun foncé le plus appétissant du monde.

...


rue Coypel

Un violent incendie chez un marchand de couleurs

1911

Un violent incendie s'est déclaré ce matin vers onze heures, 10, rue Coypel, chez un marchand de couleurs, M. Mallet.

...

Saviez-vous que... ?

La Société des logements économiques pour familles nombreuses inaugurait, en novembre 1911, cet immeuble situé 14-16, boulevard Kellermann, face à la porte de Bicêtre qui comportait, selon le Gil Blas, cent sept logements occupés par 824 personnes dont 585 enfants.

*
*     *

En mars 1897, M. Yendt, officier de paix, était nommé commissaire de police des quartiers de la Salpêtrière et de Croulebarbe, en remplacement de M. Perruche, admis à faire valoir ses droits à la retraite.

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*     *

En septembre 1896, M. Perruche, commissaire de police des quartiers de la Salpêtrière et de Croulebarbe était amené à enquêter sur le vol d'un perroquet.

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*     *

Une jeune fille du village d’Ivry avait coutume de faire brouter ses chèvres sur le boulevard de la Glacière, auprès de la rivière des Gobelins. Hier soir, à sept heures, au moment où elle se disposait à regagner son domicile, elle a été accostée par un individu qui, après une assez courte conversation, l’a frappée de quatre coups de couteau. La jeune bergère est morte sur la place, et son assassin a été presque aussitôt arrêté. À neuf heures, le cadavre gisait encore dans un champ, au coin de la rue Croulebarbe, où M. Roger, commissaire de police du quartier, dressait son procès-verbal.
C’est ainsi que les lecteurs de la Gazette de France apprirent la mort d’Aimée Millot, le bergère d’Ivry. La vérité impose de dire que le véritable auteur des faits n’avait pas été immédiatement arrêté.

L'image du jour

L'image du jour
Charles Marville, la rue Saint-Hippolyte vue depuis la rue Pascal (détail) - 1864

Initialement, la rue Saint-Hippolyte reliait la rue Mouffetard ancienne à la rue de Lourcine. Le percement du boulevard Arago entraina une modification complète des lieux. La nouvelle rue Saint-Hippolyte relia la rue Pascal à la rue de la Glacière.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
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  • Chiffons et chiffonniers
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  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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