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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Avenue des Gobelins

Drame de la jalousie

1905

Un drame provoqué par la jalousie a mis en émoi, hier soir, vers cinq heures, les habitants de l'avenue des Gobelins et plus particulièrement ceux de l'immeuble portant le numéro 45 de la rue Auguste-Blanqui.

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Quartier de la Salpétrière

Le drame de la rue Jenner n°6

1893

Des cris déchirants, partant d'un logement du deuxième étage, mettaient eu émoi, hier, vers deux heures de, l'après-midi, les locataires de la maison portant le numéro 6 de la rue Jenner.

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Quartier Croulebarbe

Violent incendie dans une usine rue Croulebarbe

1911

Un violent incendie a éclaté, hier soir, vers neuf heures et demie, dans le treizième arrondissement.
Au 51 de la rue Croulebarbe sont installés, sur une très vaste étendue, les différents ateliers de polissage et de construction mécanique de M. Bizet.

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Sur la zone

Une chiffonnière meurt dans des circonstances mystérieuses

1932

Entre le boulevard Kellermann et la rue Blanqui, sur la zone annexée du 13e arrondissement, s’étend, un de ces étranges camps de miséreux où, dans un inextricable écheveau de sentiers et de ruelles, cabanes et roulottes sont entassées pêle-mêle.

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Quartier de la Maison-Blanche

L’escroc de la rue de Gentilly

1889

M. Perruche, commissaire de police du quartier de la Salpêtrière, vient d'arrêter un aventurier qui, s'affublant tour à tour du nom de nos peintres les plus en renom, commettait impudemment depuis fort longtemps des escroqueries aussi audacieuses, que variées.

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Les antécédents de Marie Wilhelm

Les antécédents de Marie Wilhelm

Histoire d’un pardessus

Le Gaulois — 1er février 1887

Un employé de commerce, Joseph M..., âgé de vingt-cinq ans, rencontrait dernièrement, faubourg Saint-Martin, une jeune fille qu'il suivit.

Elle s'appelait Marie Wilhem, elle avait vingt ans et habitait dans un hôtel de la rue du Vertbois.

— Mon ami, dit la jeune fille à l'employé, je ne travaille pas depuis plusieurs jours. Ce serait faire un acte de charité que de m'avancer une dizaine de francs.

Joseph se laissa séduire par cette idée d'accomplir un acte de philanthropie.

Comme pour toute fortune Joseph ne possédait qu'un louis, il descendit pour faire la monnaie, et laissa son pardessus à sa compagne, pour bien, lui prouver qu'il ne voulait pas filer à l'anglaise.

Quand il revint, plus personne. La belle s'était échappée. Or, hier, Joseph, vers deux heures, se promenait boulevard Barbés, quand il aperçut la femme de la rue Saint-Martin au bras d'un grand individu, et sur le dos de cet individu, le pardessus qu'on lui avait volé.

Il s'accrocha à l'homme, appela des agents, et le fit conduire au bureau de M. Duranton, commissaire de police.

Au bureau de M. Duranton, on fouilla cet homme, un souteneur nommé Viltuis, Antoine, et on trouva sur lui une chaîne en or, au porte-mousqueton de laquelle était accroché un oignon un véritable oignon.

On a envoyé le souteneur et la fille au Dépôt.


Agression nocturne

Le Petit Journal — 11 août 1887

La nuit dernière M. B…, demeurant rue Réaumur, rentrait chez lui, lorsqu'il fut accosté, non loin de sa porte, par une fille Marie Wilhem, âgée de vingt ans.

Celle-ci lui fit des propositions qu'il ne voulut pas écouter, et comme elle insistait en marchant à ses côtés, il la repoussa.

Aussitôt, un groupe de souteneurs l'entoura et l'assaillit avant qu'il eût eu le temps de se mettre sur la défensive.

M. B... fut renversé. La fille Wilhem le retint, parterre en lui étreignant là-gorge, pendant que ses cavaliers fouillaient ses poches et le dévalisaient.

À ce moment, des agents passaient faisant leur ronde. Ils accoururent au secours de la victime.

À leur vue, la bande des agresseurs se dispersa et une chasse vigoureuse leur fut donnée à la fois par les agents, M. B... et des passants accourus à ces cris « au secours ! »

La fille Wilhem et un des souteneurs, nommé Martin, âgé de vingt-six ans, ont seuls pu être rejoints.

Tous deux ont-été écroués au dépôt. Leurs complices sont activement recherchés.



Le crime de la rue Tiers

(Selon les journaux, les noms et prénoms des protagonistes de cette affaire ont varié de même que l'orthographe de ceux-ci. Le choix a été fait de conserver l'orthographe retenue par les journaux reproduits.)

 

15 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Gaulois

16 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Intransigeant

17 avril 1889

  • Paris
  • La Justice

18 avril 1889

  • Le Siècle
  • Le Petit Parisien

19 avril 1889

  • Le Rappel
  • Le Gil-Blas

20 avril 1889

  • Le Gil-Blas
  • Le Réveil

21 avril 1889

  • Le Gaulois
  • Le Siècle

22 avril 1889

  • Le Réveil
  • La Petite République

23 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Autorité

24 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Siècle

25 avril 1889

  • Le Rappel
  • L’Évènement

26 avril 1889

  • Le Petit-Parisien
  • Le Progrès de la Somme

Postérieurement aux articles parus dans les numéros datés du 26 avril 1889, plus aucun journal ne mentionna l'affaire, ni les noms de Marie Wilhelm, de Leroy ou de Greliche. La chronique judiciaire ne mentionna pas de passage de quiconque devant la Cour d'assises de la Seine pour le meurtre de Marie Wilhelm. Les archives de Paris qui détiennent les dossiers de procédures devant les assises ne mentionnent pas, dans leur inventaire, d'affaire évoquant ces faits.
Seul l'ouvrage "La police de sûreté en 1889" par Horace Valbel publié au fil de l'eau dans le quotidien "La Petite République" et repris en volume en octobre contient, à l'occasion du panégérique consacré à l'inspecteur Barbaste, un résumé des faits qu'il présente comme l' "affaire Leroy-Greliche". Toutefois, ce résumé ne comprend aucun élément nouveau par rapport à ceux révélés par les journaux à la date du 26 avril. On le lira ci-dessous dans les annexes.
M. Goron, lui-même, dans ses mémoires semble n'avoir fait aucune allusion à cette affaire.
On lira aussi une intéressante chronique parue le 21 avril 1889, avant donc la conclusion ou plutôt l'absence de conclusion de l'affaire, dans le quotidien Paris relative au traitement de cette affaire par la presse.


Annexes

  • La police de sûreté en 1889 : L'affaire "Leroy-Greliche"
  • Les antécédents de Marie Wilhelm
  • Chronique : La Chinoise

À lire également...

L'amoureux a la « guigne »

1911

Palmyre est une grande brune, assez bien de sa personne, qui tous les soirs arpente l'avenue de Choisy en quête de clients généreux. Adolphe Verrier, chauffeur dans une usine de banlieue, la connaissait bien de vue, mais jamais il n'avait osé l'aborder.

...


Fiançailles d'Apaches

1904

La subite passion de «Gueule d'Or» pour «La Tringle» fait une victime collatérale en la personne d'un terrassier dont l'état est presque désespéré.

...


Quartier de la Salpêtrière

Une tragédie passage Doré

1908

Non loin de l'emplacement où s'ouvrira bientôt le nouvel hôpital de la Pitié, dans le treizième arrondissement de Paris, se trouve une petite cité ouvrière, le passage Doré, qui forme le prolongement de la rue Louis-Français et qui vient aboutir rue Jenner.

...


Près des fortifications

Le drame du boulevard Masséna

1882

Une effroyable tragédie, dont le dénouement n'est que trop prévu, met en ce moment en émoi les habitants de la partie du treizième arrondissement qui confine aux fortifications.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

Le 7 avril 1897, M. Félix Faure, Président de la République accompagné de M. Barthou, ministre de l’intérieur; du général Tournier, de M. Le Gall et du commandant Meaux Saint-Marc, visitait l’hôpital de la Salpêtrière. Avant de se retirer, M. Félix Faure avait remercié les médecins des soins qu’ils donnent aux malades et avait laissé mille francs pour améliorer l’ordinaire des malades.

*
*     *

C'est par un décret impérial du 27 février 1867 que la rue de la Barrière des Gobelins prit le nom de rue Fagon et que la rue des Deux-Moulins prit celui de rue Jenner.

*
*     *

Contrairement à la légende habituellement véhiculée par le parti communiste français, René Le Gall n'est absolument pour rien dans la création du jardin ouvert en 1938 et qui porte son nom depuis 1944.
Le jardin des Gobelins est une résultante de la convention conclue en 1934 entre l'État et la ville de Paris, en vue de la réimplantation du mobilier National dans le 13e arrondissement dont les terrains d'assise, situés en bordure de l'avenue Rapp, devaient être libérés en vue de l'exposition internationale de 1937.
Pour ce faire, l’État cédait à la ville le jardin historique des ouvriers de la manufacture des Gobelins à charge pour elle d’y réaliser une promenade publique sur le surplus du terrain où le nouveau mobilier national trouverait désormais sa place.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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