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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Les étrangleurs des Gobelins - Trois arrestations

1895

Avant-hier soir, à dix heures et demie, un nommé Pierre Gustave, livreur dans un magasin du quai d'Orsay, traversait la place Jeanne d'Arc pour rentrer chez lui, lorsqu'il fut assailli par deux individus qui lui jetèrentune corde autour du cou.

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Quartier de la Gare

L'Affaire de la Place Jeanne-d’Arc

1897

La place Jeanne-d'Arc a été hier soir le théâtre d'une bagarre qui un instant a mis la police sur les dents. Un nommé Louis Klamber, d'origine alsacienne, âgé de cinquante et un ans, a été assommé par la foule. L’infortuné n'a dû la vie qu'à l'intervention de la police, qui pourtant a craint un instant ne pouvoir l'arracher à ceux qui s'acharnaient sur lui.

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Quartier de la Maison-Blanche

Un mort et deux blessés au cours d'une bataille sur la zone

1932

Une véritable bataille rangée a mis hier soir en émoi la zone annexée au treizième arrondissement. Rue Blanqui, dans une baraque, vivant depuis quelques années René M... et son amie, Florence T..., née R...

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Quartier de la Maison-Blanche

Le meurtre de l'Avenue d'Italie

1903

Hier, nous racontions qu'un ouvrier tôlier, nommé Rollet, avait été tué avenue d'Italie, à six heures et demie après midi, d'un coup de couteau dont l'avait soudain frappé un jeune rôdeur passant près de lui.

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Boulevard d'Italie

La maison hantée

1902

Auprès de la Bièvre, au numéro 153 du boulevard d'Italie, se dresse une maison de trois étages, étayée de toutes parts et inhabitée depuis longtemps...

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Les assassins de la « Chinoise » - L’Évènement — 25 avril 1889

Les assassins de la « Chinoise »

L’Évènement — 25 avril 1889

L’instruction du crime de la rue Tiers se poursuit avec beaucoup d’activité. À la sûreté, on est persuadé que l’on tient les coupables, contre lesquels se dresse, à défaut de preuves matérielles, un ensemble de présomptions morales malaisé à détruire.

MM. Goron, chef de la sûreté, et Dopfer, juge d’instruction, ont fait subir un nouvel interrogatoire aux inculpés Greliche et Leroy, à la fille Blanche Pinet dite la Borgne, à la fille Ledouarln dite Rosa dite la Boiteuse et à un très grand nombre de témoins.

Greliche et Leroy, en dépit des nombreuses confrontations qui ont eu lieu et qui ont révélé de nouveaux indices de culpabilité, affirment toujours avec énergie être absolument étrangers au crime. Comme dans les Interrogatoires précédents Ils avalent laissé échapper certains mots qui peuvent être considérés comme des aveux, ils ont résolu de ne plus rien dire, afin de ne plus « se couper » (sic). Ils sentent leur position critique et compromise et ils espèrent, par leur mutisme, échapper aux terribles conséquences de leur crime !

Leroy a prétendu s’étire promené à la gare de l’Est avec Greliche, le soir du crime. Or, il a été démontré que cette assertion est tout à fait mensongère.

Bien que Leroy affirme n’avoir pas vu la « Chinoise » pendant la soirée qui a précédé le meurtre, une femme Vaudor, habitant rue Tiers, 15, a déclaré que ce jour-là, elle a vidé par la fenêtre de sa chambre son vase de nuit, le contenu de cet ustensile intime a précisément failli arroser la « Chinoise » qui se disputait sous sa fenêtre avec Leroy et Greliche, desquels étalent accompagnés de la Borgne.

La victime, Marie Wilhelm, s’était, d’ailleurs, querellée avec la Borgne et la Boiteuse. Ces créatures s’étalent même crêpé le chignon et il avait fallu l’Intervention de Leroy pour mettre fin à ce combat singulier cher aux mégères de bas étage. Dans sa surexcitation, Leroy avait dit à la « Chinoise » :

— Tu ne nous embêteras plus longtemps, va !

On suppose qu’après le crime les assassins se sont réfugiés chez la Borgne, qui habite à une demi-heure de la rue Tiers, rue Bourgon,

On comprend qu’en présence de semblables témoignages, il n'y ait plus à douter de la culpabilité des Inculpés.

Leroy qui pendant tout le cours de l’instruction, a tenté de faire peser les soupçons sur des tiers, a dû reconnaître qu’il avait « inventé des récits pour se disculper ». C'est ainsi qu’il avait prétendu tout d’abord avoir aperçu, vers deux heures du matin, la fille Marie Wilhelm rentrant chez elle en compagnie de l’individu, du terrassier qui, dans la soirée, l’avait menacée. Plus tard, il avait également incriminé un sieur Jacob et un autre individu, tous deux anciens amants de la « Chinoise » et dont l’innocence a pu être aisément établie.

Il est donc à peu près certain que Leroy a assassiné son ancienne maîtresse, car il ne faut pas oublier qu’il a eu naguère avec la « Chinoise » de relations intimes.

Il aurait eu pour complice Greliche, et le crime de la rue Tiers se résout, en fin de compte, en une vengeance de souteneurs et de filles.



Le crime de la rue Tiers

(Selon les journaux, les noms et prénoms des protagonistes de cette affaire ont varié de même que l'orthographe de ceux-ci. Le choix a été fait de conserver l'orthographe retenue par les journaux reproduits.)

 

15 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Gaulois

16 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Intransigeant

17 avril 1889

  • Paris
  • La Justice

18 avril 1889

  • Le Siècle
  • Le Petit Parisien

19 avril 1889

  • Le Rappel
  • Le Gil-Blas

20 avril 1889

  • Le Gil-Blas
  • Le Réveil

21 avril 1889

  • Le Gaulois
  • Le Siècle

22 avril 1889

  • Le Réveil
  • La Petite République

23 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Autorité

24 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Siècle

25 avril 1889

  • Le Rappel
  • L’Évènement

26 avril 1889

  • Le Petit-Parisien
  • Le Progrès de la Somme

Postérieurement aux articles parus dans les numéros datés du 26 avril 1889, plus aucun journal ne mentionna l'affaire, ni les noms de Marie Wilhelm, de Leroy ou de Greliche. La chronique judiciaire ne mentionna pas de passage de quiconque devant la Cour d'assises de la Seine pour le meurtre de Marie Wilhelm. Les archives de Paris qui détiennent les dossiers de procédures devant les assises ne mentionnent pas, dans leur inventaire, d'affaire évoquant ces faits.
Seul l'ouvrage "La police de sûreté en 1889" par Horace Valbel publié au fil de l'eau dans le quotidien "La Petite République" et repris en volume en octobre contient, à l'occasion du panégérique consacré à l'inspecteur Barbaste, un résumé des faits qu'il présente comme l' "affaire Leroy-Greliche". Toutefois, ce résumé ne comprend aucun élément nouveau par rapport à ceux révélés par les journaux à la date du 26 avril. On le lira ci-dessous dans les annexes.
M. Goron, lui-même, dans ses mémoires semble n'avoir fait aucune allusion à cette affaire.
On lira aussi une intéressante chronique parue le 21 avril 1889, avant donc la conclusion ou plutôt l'absence de conclusion de l'affaire, dans le quotidien Paris relative au traitement de cette affaire par la presse.


Annexes

  • La police de sûreté en 1889 : L'affaire "Leroy-Greliche"
  • Les antécédents de Marie Wilhelm
  • Chronique : La Chinoise

À lire également...

Terrible méprise

1897

Un accident des plus sérieux a eu lieu hier matin, 4, rue Jean-Marie Jégot, à la Butte-aux-Cailles.

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Quartier de la Gare

Un meurtre rue Baudricourt

1904

La rue Baudricourt a été hier soir le théâtre d'un drame passionnel. Un nommé Armand Féler, journalier, a tué de deux coups de couteau un ouvrier serrurier, Napoléon Stevenotte.

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Place d'Italie

Une corida

1894

M. Wach, marchand de bestiaux, demeurant, 132, boulevard de l'Hôpital, conduisait hier vers quatre heures un jeune taureau aux abattoirs de Villejuif, quand, arrivé dans la cour de cet établissement, l'animal devenu subitement furieux s'échappa, parcourant la place et le boulevard d'Italie qu'il descendit affolé.

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A la butte-aux-Cailles

L'Affaire de la Rue Buot

1898

M. Remongin, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, vient d'ouvrir une enquête au sujet de la mort, survenue dans des circonstances singulières, d’une femme D..., née Joséphine Victorine D..., âgée de trente-sept ans, demeurant 12, rue Buot (treizième arrondissement).

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

La retraite du 21e régiment d'infanterie coloniale qui, le 22 mars 1913, passa par les rues de Patay, Jeanne d'Arc, le boulevard de la Gare, les rues Pinel, de Campo Formio, les avenues des Gobelins et de Choisy ne donna lieu à aucun incident.

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La gare de Paris-Gobelins a été mise en service le 15 mai 1903. Elle le demeura jusqu'en 1991. Son ouverture eut pour effet de doter Paris d'une nouvelle porte car il y avait encore un octroi à Paris et la gare des Gobelins était un point d'entrée et de sortie.

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*     *

Contrairement à la légende habituellement véhiculée par le parti communiste français, René Le Gall n'est absolument pour rien dans la création du jardin ouvert en 1938 et qui porte son nom depuis 1944.
Le jardin des Gobelins est une résultante de la convention conclue en 1934 entre l'État et la ville de Paris, en vue de la réimplantation du mobilier National dans le 13e arrondissement dont les terrains d'assise, situés en bordure de l'avenue Rapp, devaient être libérés en vue de l'exposition internationale de 1937.
Pour ce faire, l’État cédait à la ville le jardin historique des ouvriers de la manufacture des Gobelins à charge pour elle d’y réaliser une promenade publique sur le surplus du terrain où le nouveau mobilier national trouverait désormais sa place.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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