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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Une bataille sous une porte

1903

La pluie qui tombait à verse hier matin forçait, vers onze heures, des passants à se réfugier sous une porte cochère de la rue de Tolbiac

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Rue des Cordelières

L'incendie de la rue des Cordelières

1895

Hier soir, vers sept heures et demie, le feu s'est déclaré, avec une grande violence, dans l'immeuble situé 24, rue des Cordelières (13è arrondissement), où se trouvent une fabrique d'eau de seltz et un dépôt d'eaux minérales appartenant à M. Aureau.

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Au bal de l’Alcazar d’Italie

Bataille rangée

1896

Dernièrement, une demi-douzaine d’individus sans aveu, habitués de la barrière d’Italie, s’étaient rendus en état d’ivresse dans un débit de la place Maubert, et là ils avaient cherché querelle à des souteneurs du quartier qui, n’étant pas en nombre suffisant, durent battre en retraite.

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Place d'Italie

Drame dans une ménagerie

1897

Dans une petite chambre d'hôtel de la rue Coypel, l'un des plus hardis dompteurs de fauves que les Parisiens applaudissent pendant les fêtes foraines, est actuellement couché, le corps affreusement labouré par les griffes et les crocs d'un lion redoutable.

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Quartier de la Maison-Blanche

Un agent du XIIIe attaqué par des rôdeurs

1910

Il était minuit un quart environ. L'agent Jean Assy, âgé de trente-deux ans, qui venait de quitter le poste de la rue de la Butte-aux-Cailles où il avait été de service...

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Le crime de la rue Tiers - Le Réveil — 20 avril 1889

Le crime de la rue Tiers

Le Réveil — 20 avril 1889

Importante arrestation. — Deux coupables — Le mobile du crime. — L’enquête continue.

L’affaire vient d’entrer dans une phase nouvelle.

La piste de l’ouvrier terrassier que l'on suivait ainsi que nous le racontions hier, est abandonnée, et c'est, on va le voir, le véritable coupable qui avait fait répandre des bruits sur le compte de ce meurtrier imaginaire.

Il y a un dépôt de la compagnie des omnibus dans la rue Tiers

Dans la journée d'hier, une capture plus sérieuse a été opérée par les inspecteurs de la sûreté, Barbaste, Loew et Harpillard ; c'est celle de deux souteneurs de la pire espèce, les nommés Georges Leroy, âgé de vingt ans et Jean Greliche, âgé de vingt-sept ans. Ces deux individus fréquentent assidument le cercle charmant formé par ces dames dont nous avons déjà parlé et connues sous les sobriquets de la « Brunette », la « Boiteuse », la « Borgne », etc. Dans les loisirs que leur laisse leur ignoble métier ces messieurs travaillent quelquefois comme palefreniers dans des dépôts d’omnibus.

Tous deux ont été tenus cachés depuis dimanche, jour de la découverte du crime jusqu’au moment de leur arrestation par la maîtresse de l’un d’eux, la fille Marie Pinet âgée de cinquante-quatre ans, qui n’est autre que la « Borgne » et demeurant rue Bourgon, 24.

Les charges les plus graves pèsent contre eux et on peut dès maintenant affirmer qu’ils sont ou que l’un d'eux est l’auteur de l’assassinat commis sur la Chinoise. Et voici en quelles circonstances ce crime aurait été commis.

La fille Wilhem, racontent les témoins, après avoir eu des rapports suivis avec Leroy, serait devenue la maitresse (sic) de la fille Douarin dite la Boiteuse et logeant 10, rue Tiers, et Leroy, furieux de se voir abandonné, aurait juré de se venger de la Chinoise, ce à quoi il était d'ailleurs excité par la fille Douarin elle-même. Ce serait donc dimanche dernier qu’il aurait mis à exécution son projet et qu’a la suite d’une querelle avec Marie Wilhem, il l’aurait étranglée. Greliche ne serait que son complice.

Leroy, qui, en présence de M. Goron, avait commencé par dire qu’il allait faire des aveux, parole qui serait suffisante déjà pour établir sa culpabilité, s’est renfermé bientôt dans un mutisme absolu dont il ne s’est plus départi.

M. Dopfer, juge d'instruction, a commencé l’interrogatoire des nombreux témoins appelés qui tous sont ou des souteneurs de la société des inculpés ou des filles publiques amies de la victime. Les déclarations de tout ce monde interlope et bizarre forment un ensemble des plus contradictoires. C'est ainsi que comme nous le disons plus haut, Leroy avoue avoir insinué à plusieurs témoins la version d’après laquelle on aurait vu roder une partie de la soirée un ouvrier terrassier aux alentours de la maison ; il prétend même l’avoir vu en compagnie des autres filles publiques et de Greliche. Or, ceux-ci, interrogés à ce sujet, ont déclaré ne pas savoir de quoi il s’agissait.

Toute ces contradictions contribuent à rendre l’enquête plus difficile encore.

Cependant, s'il y a eu réellement crime (car on est encore à douter que la mort ait été directement causée par la strangulation), la double arrestation opérée hier est d’une importance orbitale. L’attention des magistrats a été attirée sur Leroy et son complice d'abord par ce fait qu'ils faisaient partie de cette répugnante société de la rue Tiers, et surtout par leur absence, signalée au dépôt des omnibus depuis le soir du crime.

On le voit, l’autopsie, qui doit avoir lieu prochainement, sera probablement d'un grand secours pour la clarté de l'enquête. Car c'est elle qui répondra définitivement à cette question capitale : Y a-t-il réellement eu assassinat ? Si oui, la justice a déjà les coupables sous la main.



Le crime de la rue Tiers

(Selon les journaux, les noms et prénoms des protagonistes de cette affaire ont varié de même que l'orthographe de ceux-ci. Le choix a été fait de conserver l'orthographe retenue par les journaux reproduits.)

 

15 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Gaulois

16 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Intransigeant

17 avril 1889

  • Paris
  • La Justice

18 avril 1889

  • Le Siècle
  • Le Petit Parisien

19 avril 1889

  • Le Rappel
  • Le Gil-Blas

20 avril 1889

  • Le Gil-Blas
  • Le Réveil

21 avril 1889

  • Le Gaulois
  • Le Siècle

22 avril 1889

  • Le Réveil
  • La Petite République

23 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Autorité

24 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Siècle

25 avril 1889

  • Le Rappel
  • L’Évènement

26 avril 1889

  • Le Petit-Parisien
  • Le Progrès de la Somme

Postérieurement aux articles parus dans les numéros datés du 26 avril 1889, plus aucun journal ne mentionna l'affaire, ni les noms de Marie Wilhelm, de Leroy ou de Greliche. La chronique judiciaire ne mentionna pas de passage de quiconque devant la Cour d'assises de la Seine pour le meurtre de Marie Wilhelm. Les archives de Paris qui détiennent les dossiers de procédures devant les assises ne mentionnent pas, dans leur inventaire, d'affaire évoquant ces faits.
Seul l'ouvrage "La police de sûreté en 1889" par Horace Valbel publié au fil de l'eau dans le quotidien "La Petite République" et repris en volume en octobre contient, à l'occasion du panégérique consacré à l'inspecteur Barbaste, un résumé des faits qu'il présente comme l' "affaire Leroy-Greliche". Toutefois, ce résumé ne comprend aucun élément nouveau par rapport à ceux révélés par les journaux à la date du 26 avril. On le lira ci-dessous dans les annexes.
M. Goron, lui-même, dans ses mémoires semble n'avoir fait aucune allusion à cette affaire.
On lira aussi une intéressante chronique parue le 21 avril 1889, avant donc la conclusion ou plutôt l'absence de conclusion de l'affaire, dans le quotidien Paris relative au traitement de cette affaire par la presse.


Annexes

  • La police de sûreté en 1889 : L'affaire "Leroy-Greliche"
  • Les antécédents de Marie Wilhelm
  • Chronique : La Chinoise

À lire également...

Thomas père perd patience

1913

Alfred Thomas, âgé de quarante-deux ans, est un brave homme de menuisier. Établi, depuis six ans, rue de Tolbiac, il s'efforce, avec zèle et ponctualité, de contenter sa petite clientèle.

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Quartier de la Gare

Un mari qui tue sa femme

1897

Un brave égoutier, M. Pierre S... demeurant 27, rue Harvey, dans le quartier de la Gare, donnait, ces jours derniers, asile à sa nièce, une gamine, de seize ans et demi, Pauline Ohlmann, qui avait épousé, quelques mois auparavant, un charretier nommé Patural et l'avait quitté pour se soustraire à ses brutalités.

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Rue des Cordelières

Rue des Cordelières : Le bébé qu'une femme promenait sans pitié à 5 heures du matin était en celluloïd

1938

L'humanité de quelques passants matinaux était choquée, hier, vers 5 heures, rue des Cordelières, par une scène effectivement étrange. Une marâtre — vraisemblablement — allant et venant sans souci de l'air frais, cruel aux petites bronches, promenait une voiture de bébé dans laquelle se distinguait un pauvre petit corps d'enfant.

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Avenue des Gobelins

Mort subite

1895

On donnait hier Le Grand-Mogol au théâtre des Gobelins.
Pendant un entr'acte M. Léon Choumy ouvrier tanneur, âgé de trente ans, demeurant rue de Gentilly, proposa à un de ses amis, M. L..., de sortir pour prendre un bock.

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Saviez-vous que... ?

La Société des logements économiques pour familles nombreuses inaugurait, en novembre 1911, cet immeuble situé 14-16, boulevard Kellermann, face à la porte de Bicêtre qui comportait, selon le Gil Blas, cent sept logements occupés par 824 personnes dont 585 enfants.

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Les deux molosses en pierre ornant le portail du mobilier national à #Paris13 sont l'œuvre du statuaire André Joseph Géraud Abbal, 1876-1953.
Abbal doit sa renommée à ses sculptures en pierre en taille directe. Il était fils et petit-fils de tailleurs de pierre de Montech (82).

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Selon le Figaro du 9 septembre 1899, sur les 266 vieilles lanternes à huile destinées à l'éclairage public que comptait encore Paris, 139 étaient allumées tous les soirs autour de la Butte-aux- Cailles.

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Le 20 mai 1870, le quotidien Le Siècle écrivait :
« On nous informe qu'à la Butte-aux Cailles (treizième arrondissement), plusieurs terrains vagues, au lieu d'être clos suivant les prescriptions d'une ordonnance de police déjà vieille, sont ouverts à tout venant, il en résulte que du matin au soir ce sont de véritables latrines publiques, et que les habitants des maisons voisines ont les yeux et l'odorat également offensés. Ajoutons que, la nuit, ces terrains formant des impasses profondes et obscures, messieurs les maraudeurs en profitent pour pénétrer de là dans les jardins et basses-cours qu'ils mettent au pillage. »

L'image du jour

L'image du jour
Charles Marville, la rue Saint-Hippolyte vue depuis la rue Pascal (détail) - 1864

Initialement, la rue Saint-Hippolyte reliait la rue Mouffetard ancienne à la rue de Lourcine. Le percement du boulevard Arago entraina une modification complète des lieux. La nouvelle rue Saint-Hippolyte relia la rue Pascal à la rue de la Glacière.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
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  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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