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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier Croulebarbe

Le drame de la rue Corvisart

1905

Un drame particulièrement navrant s'est déroulé hier, rue Corvisart, 4, dans le quartier Croulebarbe.

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Quartier de la Gare

L'Affaire de la Place Jeanne-d’Arc

1897

La place Jeanne-d'Arc a été hier soir le théâtre d'une bagarre qui un instant a mis la police sur les dents. Un nommé Louis Klamber, d'origine alsacienne, âgé de cinquante et un ans, a été assommé par la foule. L’infortuné n'a dû la vie qu'à l'intervention de la police, qui pourtant a craint un instant ne pouvoir l'arracher à ceux qui s'acharnaient sur lui.

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Quartier de la Gare

Incendie au dépôt des Petites-Voitures de la rue Dunois

1872

Hier, 1er mai, vers cinq heures du soir, un incendie qui ne tarda pas à prendre des proportions considérables s'est déclaré au dépôt des Petites-Voitures de la Compagnie générale, rue Dunois, 8. Le feu, qui avait pris naissance dans l'aile gauche du bâtiment, s'est bientôt communiqué au grenier à fourrage, et les trente mille bottes de foin qu'il renfermait devinrent bientôt la proie des flammes.

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rue de la Glacière

Le drame de la Glacière

1893

Un drame qui a coûté la vie à cinq personnes s'est déroulé, hier matin, 107, rue de la Glacière. À cette adresse habitaient depuis onze ans les époux Coupé, marchands de vins ; le mari était âgé de quarante-huit ans et la femme de cinquante.

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Crime avorté

1905

Mme Dupuis, veuve de cinquante-huit ans, qui habite une maison isolée, au numéro 10 du Boulevard Masséna, voulait depuis longtemps se débarrasser de son amant, un neveu de souche très éloignée, avec qui, durant dix-huit ans, elle mena la vie quasi conjugale.

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Le crime de la rue Tiers. (1889)

Assassinat rue Tiers

Le Gaulois — 15 avril 1889

Un crime, qui rappelle celui commis récemment rue Payenne par le sieur Sauer, a été découvert, hier matin, dans le quartier de la Maison-Blanche. Au n° 15 de la rue Tiers, existe une sorte d'hôtel garni, à l'aspect misérable, habité par des filles publiques, qui louent des chambres pauvrement meublées à raison de soixante-quinze centimes et un franc par nuit.

La rue Gérard vue de la place d'Italie, la rue Tiers est la première à gauche
Détail d'une photographie d'Henri Godefroy prise en 1895 en prévision du percement de la rue Bobillot.

Depuis une huitaine de jours, la fille Wilhelm, âgée de vingt-cinq ans, habitait cet hôtel. Elle occupait au rez-de-chaussée, dans la cour, au fond d'un couloir sale et humide, un infect réduit de quelques mètres carrés, ayant pour tout ameublement un mauvais lit en fer, une chaise, une table, et une vieille commode en bois blanc.

Cette fille n'était connue dans le quartier que sous le nom de la Chinoise, sobriquet qui lui avait été donné à cause de son teint jaunâtre et de ses yeux retroussés aux commissures des paupières.

Elle avait l'habitude de s'enivrer et était doué d'un caractère violent et emporté. Elle venait de purger une condamnation de quatre mois de prison pour coups et blessures. Elle se trouvait dans la plus grande misère.

Hier matin, vers sept heures, le sieur Pierron, ouvrier corroyeur, pénétrait dans l'hôtel et se dirigeait vers la chambre de la fille Wilhem, quand la logeuse, la femme Frick l'interpella :

—Où allez-vous à cette heure ? lui demanda-t-elle.

Pierron répondit :

— Je vais chercher un de mes camarades, qui est chez la Chinoise ; il m'a prié de venir le prendre ce matin.

Pierron et la logeuse pénétrèrent dans le taudis et virent la fille Wilhelm, seule, étendue de toute sa longueur, au milieu de la pièce, la tête appuyée sur sa main droite, en semblant dormir toute habillée.

La femme Frick pensant que sa locataire s’était endormie en état d'ivresse, sans avoir eu le temps de quitter ses vêtements, et aidé par Pierron, tenta de la transporter sur la lit, mais ils ne purent y arriver.

Le corps était encore souple et chaud ; la logeuse, ne soupçonnant pas encore le meurtre, alla prévenir une voisine de la Chinoise.

Bientôt plusieurs femmes arrivèrent. L'une d’elles s'approcha de la malheureuse et la secoua violemment, sans résultat. —Mais elle est peut-être morte ! cria-t-elle.

Aussitôt on examina le corps de celle que l'on croyait ivre, et l'on s'aperçut qu'elle avait cessé de vivre.

Après examen du cadavre, le praticien reconnut que la fille Wilhelm avait été étranglée, il releva une forte ecchymose à la pommette droite, des éraflures et des traces de doigts au cou.

Il n'y avait aucun doute à avoir, la « Chinoise » avait succombé à la strangulation.

Mais quel pouvait être l'auteur du crime ?

La fille Wilhem avait passé la soirée et une partie de la nuit avec plusieurs individus.

Elle était rentrée dans sa chambre vers trois heures du matin.

Le camarade de Pierron, qui devait se trouver au domicile de la Chinoise, a été entendu et a pu justifier de l'emploi de son temps.

Quant au mobile du crime, on ne pourrait vraisemblablement pas l'attribuer au vol. Comme nous le disons plus haut, la victime était très misérable. Dans l'armoire de sa chambre, on n'a retrouvé qu'un cahier de papier à cigarettes ! Elle ne possédait aucun vêtement ; ceux qu'elle portait appartenaient à une de ses voisines.

Elle avait seulement deux chemises qu'elle avait données à une blanchisseuse de la rue Tiers, et elle ne possédait pas l'argent nécessaire pour aller les reprendre.

Samedi soir, il ne lui restait plus que deux francs.

On suppose donc que c'est à la suite d'une discussion qu’elle aura eue avec un individu rentré avec elle, que la malheureuse aura été étranglée.

Cette version semble être confirmée par la déposition d'un ouvrier maçon, voisin de la Chinoise.

—Il était environ cinq heures, a-t-il dit ; je fus tout à coup réveillé par un violent bruit de lutte, venant de chez la fille Wilhelm. Une voix de femme criait : « Oh ! là là ! Oh ! là là ! » puis je perçus un bruit comme celui de la chute d'un corps... et le calme se rétablit.

» Comme des scènes pareilles se passaient fréquemment dans le logement de la Chinoise, je ne m'en inquiétai pas outre mesure... »

M. Goron a chargé ses inspecteurs de rechercher tous les individus qui avaient été vus dans la soirée avec la fille Wilhelm. 



Le crime de la rue Tiers

(Selon les journaux, les noms et prénoms des protagonistes de cette affaire ont varié de même que l'orthographe de ceux-ci. Le choix a été fait de conserver l'orthographe retenue par les journaux reproduits.)

 

15 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Gaulois

16 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Intransigeant

17 avril 1889

  • Paris
  • La Justice

18 avril 1889

  • Le Siècle
  • Le Petit Parisien

19 avril 1889

  • Le Rappel
  • Le Gil-Blas

20 avril 1889

  • Le Gil-Blas
  • Le Réveil

21 avril 1889

  • Le Gaulois
  • Le Siècle

22 avril 1889

  • Le Réveil
  • La Petite République

23 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Autorité

24 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Siècle

25 avril 1889

  • Le Rappel
  • L’Évènement

26 avril 1889

  • Le Petit-Parisien
  • Le Progrès de la Somme

Postérieurement aux articles parus dans les numéros datés du 26 avril 1889, plus aucun journal ne mentionna l'affaire, ni les noms de Marie Wilhelm, de Leroy ou de Greliche. La chronique judiciaire ne mentionna pas de passage de quiconque devant la Cour d'assises de la Seine pour le meurtre de Marie Wilhelm. Les archives de Paris qui détiennent les dossiers de procédures devant les assises ne mentionnent pas, dans leur inventaire, d'affaire évoquant ces faits.
Seul l'ouvrage "La police de sûreté en 1889" par Horace Valbel publié au fil de l'eau dans le quotidien "La Petite République" et repris en volume en octobre contient, à l'occasion du panégérique consacré à l'inspecteur Barbaste, un résumé des faits qu'il présente comme l' "affaire Leroy-Greliche". Toutefois, ce résumé ne comprend aucun élément nouveau par rapport à ceux révélés par les journaux à la date du 26 avril. On le lira ci-dessous dans les annexes.
M. Goron, lui-même, dans ses mémoires semble n'avoir fait aucune allusion à cette affaire.
On lira aussi une intéressante chronique parue le 21 avril 1889, avant donc la conclusion ou plutôt l'absence de conclusion de l'affaire, dans le quotidien Paris relative au traitement de cette affaire par la presse.


Annexes

  • La police de sûreté en 1889 : L'affaire "Leroy-Greliche"
  • Les antécédents de Marie Wilhelm
  • Chronique : La Chinoise

À lire également...

Une rafle fructueuse

1895

M. Cochefert, chef de la Sûreté, a, la nuit dernière, jeté un beau coup de filet dans quelques-uns des repaires où grouille la pègre de Paris.

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Le drame de l'avenue de Choisy

1911

Marius Lafontaine, un robuste ouvrier emballeur de trente-deux ans, et Juliette Berthier, vingt-quatre ans, teinturière, s'étaient épousés il y a six ans. Ils pensaient avoir trouvé le bonheur. Hélas ! la désillusion vint vite., Quinze jours à peine y suffirent.

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Crime avorté

1905

Mme Dupuis, veuve de cinquante-huit ans, qui habite une maison isolée, au numéro 10 du Boulevard Masséna, voulait depuis longtemps se débarrasser de son amant, un neveu de souche très éloignée, avec qui, durant dix-huit ans, elle mena la vie quasi conjugale.

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rue du Pot-au-Lait

L’incendie de la rue du Pot-au-Lait

1895

Dans le fond du quartier de la Glacière, rue du Pot-au-Lait, à l’angle de la rue Robine, M. Fauvel établissait, il y a un an, une grande fabrique de bûches résineuses, occupant une douzaine d’ouvriers.

...

Saviez-vous que... ?

La Société des logements économiques pour familles nombreuses inaugurait, en novembre 1911, cet immeuble situé 14-16, boulevard Kellermann, face à la porte de Bicêtre qui comportait, selon le Gil Blas, cent sept logements occupés par 824 personnes dont 585 enfants.

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La boucherie centrale de l'Assistance Publique était installée en 1860 au sein de l'abattoir de Villejuif situé 181 boulevard de l'Hôpital. Elle livrait 112.000 kilogrammes de viande par an.

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En 1930, la piscine de la Butte-aux-Cailles, l'une des rares piscines municipales de l'époque, exigeait de tout baigneur la production ou l'achat d'un morceau de savon.

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*     *

Le 25 janvier 1892, 24 vaches et 3 juments étaient en vente à la suite d’une décision judiciaire au 22 de la rue Corvisart. Il y avait certainement un nourrisseur à cette adresse. En tout cas, en 1921, c’était plutôt une mégisserie.

L'image du jour

L'image du jour
Charles Marville, la rue Saint-Hippolyte vue depuis la rue Pascal (détail) - 1864

Initialement, la rue Saint-Hippolyte reliait la rue Mouffetard ancienne à la rue de Lourcine. Le percement du boulevard Arago entraina une modification complète des lieux. La nouvelle rue Saint-Hippolyte relia la rue Pascal à la rue de la Glacière.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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