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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Rue Barrault

Un jeu dangereux

1897

Le jeu que les gamins appellent « bourdouler » consiste se laisser rouler le long d'un talus.
Une dizaine d'enfants se livraient hier après-midi, vers deux heures, à ce divertissement au bord de la Bièvre, du côté de la rue Barrault.

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Quadruple empoisonnement

1893

On appelle arlequins les restes des grands restaurants, lycées, etc., qui, après avoir été accommodés par certains commerçants exploitant ce commerce, sont revendus par eux, pour quelques sous, aux ouvriers nécessiteux.

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Place des Alpes

Deux odieux trafiquants travaillaient pour les bouges de Buenos-Ayres

1933

À la suite de nombreuses plaintes déposées dans divers commissariats, et notamment au commissariat de la Maison-Blanche, le brigadier Fulminet et l'inspecteur Robaglia ont mis fin aux agissements de deux individus qui dirigeaient de malheureuses filles vers les bouges de l'Amérique du Sud.

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rue Coypel

Un violent incendie chez un marchand de couleurs

1911

Un violent incendie s'est déclaré ce matin vers onze heures, 10, rue Coypel, chez un marchand de couleurs, M. Mallet.

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Rue du Chevaleret

Locomotive emballée

1909

Un curieux accident de chemin de fer, qui n'a fort heureusement pas eu de graves conséquences, s'est produit hier soir, vers sept heures, sur la ligne de ceinture qui surplombe, dans le treizième arrondissement, la rue Chevaleret.

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L’assassinat de la rue Tiers : Nouveaux détails - Le Rappel — 25 avril 1889

L’assassinat de la rue Tiers

Nouveaux détails

Le Rappel — 25 avril 1889

M. Goron, chef de la sûreté, a Interrogé hier avec M. Doppfer, juge d'instruction, les nommés Greliche et Leroy, la fille Blanche Pinet dite « la Borgne », la fille Le Douarin dite « Rosa », dite « la Boiteuse », ainsi qu’un certain nombre de témoins. Malgré les confrontations qui établissent les nombreux mensonges de Leroy et de Greliche, ceux-ci affirment toujours qu'ils sont étrangers au meurtre de la Chinoise et déclarent qu'ils ne diront plus rien afin de ne plus se couper (sic).

Bien que les preuves absolument matérielles fassent défaut quant à présent, il est difficile, d’admettre que Leroy et Greliche ne soient pas les auteurs du meurtre.

En dehors des mensonges de Leroy et des versions diverses qu'il donne de l'emploi de son temps, il existe certains points dignes d'être signalés.

Leroy prétend avoir été se promener à la gare de l'Est avec Greliche, le soir du crime ; le contraire est absolument démontré. Il a affirmé pendant plusieurs jours qu'au moment où il rentrait à deux heures du matin, il avait aperçu la fille Wilhelm, dite la Chinoise, qui allait se coucher avec l'individu qui n'avait cessé de la menacer toute la soirée. Convaincu de mensonge, il est obligé de dire aujourd'hui qu’il a inventé cela pour se disculper et pour faire peser les soupçons sur un homme dont il avait entendu parler. Il a aussi essayé de faire porter les soupçons sur un nommé Jacob et sur un autre individu, ancien amant de la Chinoise. Or, il a été établi que ces individus étaient innocents. Il a été établi aussi que Leroy connaissait parfaitement la Chinoise avec laquelle il avait eu des relations ; que, la veille du crime, la Chinoise et la Boiteuse s'étaient battues et que Leroy avait dit à la Chinoise : « Tu ne nous embêteras pas longtemps, car je te serrerai la vis. »

De plus, un peu avant l'heure du crime, bien que Leroy affirme n'avoir pas vu « la Chinoise » de la soirée, une femme Vandor, demeurant rue Tiers, 15, vidant son vase de nuit par la fenêtre, a failli le jeter sur « la Chinoise » qui était en compagnie de Leroy, Greliche et la Borgne. Enfin, après le crime, Leroy et Greliche se sont cachés dans le logement de la Borgne, rue Bourgon, 24, à environ une demi-heure de la rue Tiers.

Cet amas de présomptions s'élève fortement contre Leroy et Greliche.



Le crime de la rue Tiers

(Selon les journaux, les noms et prénoms des protagonistes de cette affaire ont varié de même que l'orthographe de ceux-ci. Le choix a été fait de conserver l'orthographe retenue par les journaux reproduits.)

 

15 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Gaulois

16 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Intransigeant

17 avril 1889

  • Paris
  • La Justice

18 avril 1889

  • Le Siècle
  • Le Petit Parisien

19 avril 1889

  • Le Rappel
  • Le Gil-Blas

20 avril 1889

  • Le Gil-Blas
  • Le Réveil

21 avril 1889

  • Le Gaulois
  • Le Siècle

22 avril 1889

  • Le Réveil
  • La Petite République

23 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Autorité

24 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Siècle

25 avril 1889

  • Le Rappel
  • L’Évènement

26 avril 1889

  • Le Petit-Parisien
  • Le Progrès de la Somme

Postérieurement aux articles parus dans les numéros datés du 26 avril 1889, plus aucun journal ne mentionna l'affaire, ni les noms de Marie Wilhelm, de Leroy ou de Greliche. La chronique judiciaire ne mentionna pas de passage de quiconque devant la Cour d'assises de la Seine pour le meurtre de Marie Wilhelm. Les archives de Paris qui détiennent les dossiers de procédures devant les assises ne mentionnent pas, dans leur inventaire, d'affaire évoquant ces faits.
Seul l'ouvrage "La police de sûreté en 1889" par Horace Valbel publié au fil de l'eau dans le quotidien "La Petite République" et repris en volume en octobre contient, à l'occasion du panégérique consacré à l'inspecteur Barbaste, un résumé des faits qu'il présente comme l' "affaire Leroy-Greliche". Toutefois, ce résumé ne comprend aucun élément nouveau par rapport à ceux révélés par les journaux à la date du 26 avril. On le lira ci-dessous dans les annexes.
M. Goron, lui-même, dans ses mémoires semble n'avoir fait aucune allusion à cette affaire.
On lira aussi une intéressante chronique parue le 21 avril 1889, avant donc la conclusion ou plutôt l'absence de conclusion de l'affaire, dans le quotidien Paris relative au traitement de cette affaire par la presse.


Annexes

  • La police de sûreté en 1889 : L'affaire "Leroy-Greliche"
  • Les antécédents de Marie Wilhelm
  • Chronique : La Chinoise

À lire également...

Quartier de la Maison-Blanche

L'Accident de la Poterne des Peupliers a fait 300,000 francs de dégâts.

1912

Mettant à profit les loisirs d'un dimanche ensoleillé, près de vingt mille Parisiens ont défilé hier, sous la poterne des Peupliers, pour se rendre compte des dégâts causés par l'accident de samedi soir.

...


Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue du Tage

1903

Un drame qui a causé une profonde émotion dans le quartier de la Maison-Blanche s'est déroulé, hier soir à dix heures, dans l'immeuble portant le numéro 8 de la rue du Tage

...


L'assassinat de la petite Barbala

1922

L'enquête que poursuit la police judiciaire sur le mystérieux crime de l'avenue d'Italie en est actuellement à la fin de la période des éliminations.

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rue des Chamaillards

La pipe homicide

1895

Un ouvrier charron, M Firmin Riche, âgé de quarante-deux ans, demeurant rue de la Maison Blanche, passait hier matin rue des Chamaillards.

...

Saviez-vous que... ?

La Société des logements économiques pour familles nombreuses inaugurait, en novembre 1911, cet immeuble situé 14-16, boulevard Kellermann, face à la porte de Bicêtre qui comportait, selon le Gil Blas, cent sept logements occupés par 824 personnes dont 585 enfants.

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Les travaux d'aménagement de la Place d'Italie, très considérables compte-tenu des différences de niveaux du sol à rattaper, furent terminés en 1879 et celle-ci fut considérée comme l'une des plus belles de Paris tant par son architecture que par les points de vue sur la capitale que l'on pouvait y admirer.

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L'école 8 rue Kuss, a été construite en 1934, par l'architecte Roger-Henri Expert, qui utilisa largement le béton.

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Mesuré en 1854, la longueur du mur d’octroi entre la Seine et la barrière d’Ivry était de 1065 mètres. Entre la barrière d’Ivry et la barrière d’Italie, on comptait 515 mètres. Il fallait en ajouter 925 mètres pour rejoindre la barrière de la Glacière, laquelle n’était séparée que par 236 mètres de mur de la barrière de la Santé. Quant à la barrière de Croulebarbe, on semble bien l’avoir oubliée au passage.

L'image du jour

L'image du jour
Charles Marville, la rue Saint-Hippolyte vue depuis la rue Pascal (détail) - 1864

Initialement, la rue Saint-Hippolyte reliait la rue Mouffetard ancienne à la rue de Lourcine. Le percement du boulevard Arago entraina une modification complète des lieux. La nouvelle rue Saint-Hippolyte relia la rue Pascal à la rue de la Glacière.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
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LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
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  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
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  • Le Siège de Paris (1870-71)
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