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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier Croulebarbe

Une mère tue sa fillette et tente de se suicider

1912

Un drame navrant, stupide, cruel, a douloureusement ému, hier, le quartier Croulebarbe. Dans la paisible rue de la Reine-Blanche vivait, depuis dix mois, au numéro 28, la famille Vaissair, composée du père, de la mère, et d'une fillette de trois ans.

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Quartier de la Salpétrière

Le drame de la rue Coypel

1888

Un drame sanglant s'est déroulé hier, vers cinq heures, au numéro 13, de la rue Coypel. A cette adresse habite un ex-brigadier de gardiens de la paix , âgé de soixante-quatre ans, qui maria sa fille, il y a quelques années, à un marchand ambulant..

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Rue des Cordelières

Rue des Cordelières : Le bébé qu'une femme promenait sans pitié à 5 heures du matin était en celluloïd

1938

L'humanité de quelques passants matinaux était choquée, hier, vers 5 heures, rue des Cordelières, par une scène effectivement étrange. Une marâtre — vraisemblablement — allant et venant sans souci de l'air frais, cruel aux petites bronches, promenait une voiture de bébé dans laquelle se distinguait un pauvre petit corps d'enfant.

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rue des Hospices

Trois petits drames de la rue des Hospices

1875/94/97

Les coups de couteau rue des Hospices (1875) / En cueillant des lilas (1894) / Agression (1897)

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Quartier de la Gare

Une femme aux fers

1873

Avant-hier, vers sept heures au matin, un gardien de la paix de service rue Lahire (13e arrondissement), entendit des cris d'angoisse et la voix d'une jeune femme l'appelant de la fenêtre du premier étage d'une maison située dans l'impasse de la Cerisaie.

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Le crime de la rue Tiers. (1889)

Le meurtre de la Chinoise

Le XIXe Siècle — 16 avril 1889

Un crime à la Maison-Blanche. — La vie de Marie Wilhem. — La ficelle révélatrice. — Pas de vol. — À la recherche du meurtrier.

En rendant compte, il y a quinze jours, de l'assassinat de Marguerite Sauer, rue Payenne, nous disions :

« Dans ce monde spécial, on ne peut pas trouver un plus bas degré de l'échelle des filles. » Nous nous étions trompés ; car Marie Wilhem, dite la Chinoise, qui vient d'être étranglée, hier, rue Tiers, 25, était tombée encore plus bas que la pierreuse de la rue Payenne.

La rue Tiers vue depuis la rue Gérard

Pour logement, la malheureuse n'occupait qu'un petit cabinet au rez-de-chaussée, dans le quartier perdu de la Maison-Blanche. Il fallait, avant de parvenir chez elle, traverser le débit de vin du logeur, M. Fritz, ou bien longer un étroit et puant corridor.

Prix du loyer du cabinet : vingt sous par jour, et congé impitoyable si la locataire ne payait pas en rentrant chaque soir.

Le mobilier de ce taudis est composé d'un lit de fer, d'une commode et d'un vase indispensable. Marie la Chinoise trouvait moyen de ramener là quelques soldats, ou des ouvriers en goguette.

Malgré la vie horrible qu'elle menait, elle n'était pas disgracieuse et avait conservé, n'ayant que vingt-cinq ans, une certaine fraîcheur.

Chaque jour, dès que ses clients de passage lui avaient remis quelques sous, elle allait s'enivrer dans le quartier avec son amie de cœur, Constance Ledoux-Harnin, dite la Boiteuse.

Samedi, depuis deux heures de l'après-midi, Marie et Constance ne dégrisèrent pas ; on les rencontra boulevard de l'Hôpital, place d'Italie, avenue des Gobelins, avec trois ou quatre individus différents.

La Chinoise se disputa violemment avec l'un d'eux, au sujet du prix d'une bougie et d'une pièce de vingt sous.

Vers une heure du matin, les gardiens de la paix, impatientés du bruit que ces deux filles et leurs acolytes faisaient dans le quartier, leur donnèrent une chasse en règle.

Constance la Boiteuse fut emmenée au poste ; Marie put se sauver et rentrer avec un individu inconnu, dans son cabinet de la rue Tiers.

Le crime

C'est là qu'hier matin, vers sept heures, le logeur Fritz a trouvé le cadavre de la malheureuse, étendu sur le tapis au pied du lit.

Deux ecchymoses se voyaient au côté gauche de la figure ; le cou était sillonné d'une marque rougeâtre et on remarquait plusieurs coups d'ongle à la gorge.

Deux femmes placèrent Marie Wilhem sur le lit ; M. de Beury, commissaire de police, assisté d'un médecin, crut d'abord à une congestion cérébrale causée par l'ivresse, mais on trouva sous le corps une ficelle qui avait dû servir à la strangulation.

Marie la Chinoise, prise par derrière, suffoquée à demi par le coup dit « du père François », avait dû arracher, mais trop tard, la ficelle, après s'être abîmé la gorge à coups d'ongle, dans ses efforts suprêmes.

L'enquête

Le vol a-t-il été le mobile du crime ? On ne peut l'admettre un seul instant ; en effet, tout le monde, dans cette ruelle de malheureux, savait que la plus pauvre était encore Marie Wilhem, qui n'avait pour vêtements que les robes de son amie la Boiteuse.

En outre, on a trouvé sur la victime tout son patrimoine d'un jour : une carte de la préfecture de police dans le sabot qu'elle portait au pied droit et trois francs dans un de ses bas.

Il faut donc ne voir en cette affaire que la vengeance d'un amant éconduit, ou plutôt l'accès de fureur ou d'érotisme d'un alcoolique.

Le corps de Marie Wilhem est actuellement à la Morgue.

M. Dœpfer, juge d'instruction, et M. Goron, chef de la Sûreté, ont commencé d'actives recherches.



Le crime de la rue Tiers

(Selon les journaux, les noms et prénoms des protagonistes de cette affaire ont varié de même que l'orthographe de ceux-ci. Le choix a été fait de conserver l'orthographe retenue par les journaux reproduits.)

 

15 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Gaulois

16 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Intransigeant

17 avril 1889

  • Paris
  • La Justice

18 avril 1889

  • Le Siècle
  • Le Petit Parisien

19 avril 1889

  • Le Rappel
  • Le Gil-Blas

20 avril 1889

  • Le Gil-Blas
  • Le Réveil

21 avril 1889

  • Le Gaulois
  • Le Siècle

22 avril 1889

  • Le Réveil
  • La Petite République

23 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Autorité

24 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Siècle

25 avril 1889

  • Le Rappel
  • L’Évènement

26 avril 1889

  • Le Petit-Parisien
  • Le Progrès de la Somme

Postérieurement aux articles parus dans les numéros datés du 26 avril 1889, plus aucun journal ne mentionna l'affaire, ni les noms de Marie Wilhelm, de Leroy ou de Greliche. La chronique judiciaire ne mentionna pas de passage de quiconque devant la Cour d'assises de la Seine pour le meurtre de Marie Wilhelm. Les archives de Paris qui détiennent les dossiers de procédures devant les assises ne mentionnent pas, dans leur inventaire, d'affaire évoquant ces faits.
Seul l'ouvrage "La police de sûreté en 1889" par Horace Valbel publié au fil de l'eau dans le quotidien "La Petite République" et repris en volume en octobre contient, à l'occasion du panégérique consacré à l'inspecteur Barbaste, un résumé des faits qu'il présente comme l' "affaire Leroy-Greliche". Toutefois, ce résumé ne comprend aucun élément nouveau par rapport à ceux révélés par les journaux à la date du 26 avril. On le lira ci-dessous dans les annexes.
M. Goron, lui-même, dans ses mémoires semble n'avoir fait aucune allusion à cette affaire.
On lira aussi une intéressante chronique parue le 21 avril 1889, avant donc la conclusion ou plutôt l'absence de conclusion de l'affaire, dans le quotidien Paris relative au traitement de cette affaire par la presse.


Annexes

  • La police de sûreté en 1889 : L'affaire "Leroy-Greliche"
  • Les antécédents de Marie Wilhelm
  • Chronique : La Chinoise

À lire également...

Par amour !

1903

Un nommé. Raphaël Dorcher, âgé de vingt-huit ans, garçon charcutier, passait hier avenue d'Italie...

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Quartier de la Gare

L'Affaire de la Place Jeanne-d’Arc

1897

La place Jeanne-d'Arc a été hier soir le théâtre d'une bagarre qui un instant a mis la police sur les dents. Un nommé Louis Klamber, d'origine alsacienne, âgé de cinquante et un ans, a été assommé par la foule. L’infortuné n'a dû la vie qu'à l'intervention de la police, qui pourtant a craint un instant ne pouvoir l'arracher à ceux qui s'acharnaient sur lui.

...


Sur la Zone...

Le Crime du Petit-Ivry

1903

En franchissant les fortifications par la porte d'Ivry, le boulevard de la Zone se trouve à deux cents mètres environ du poste de l'octroi, mais pour y parvenir il convient de faire un assez long détour, abandonnant la rue de Paris pour s'engager dans la rue Barbès, une voie large et régulière regagnant extra muros l'avenue de Choisy...

...


Marché des Gobelins

Un voleur pris par un fromage

1872

Une association de jeunes maraudeurs, exploitant le treizième arrondissement, était activement recherchée, lorsqu’on sut que plusieurs de ses membres s’étaient introduits dans les caves du marché des Gobelins...

...

Saviez-vous que... ?

La Société des logements économiques pour familles nombreuses inaugurait, en novembre 1911, cet immeuble situé 14-16, boulevard Kellermann, face à la porte de Bicêtre qui comportait, selon le Gil Blas, cent sept logements occupés par 824 personnes dont 585 enfants.

*
*     *

Paris comptait 140 cités ou villas en 1865. Parmi celle-ci la cité Doré "formée de murailles en plâtras, en planches, occupée par les chiffonniers les plus pauvres du 13eme arrondissement" selon le guide de M. Joanne.

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*     *

C'est le dimanche 30 septembre 1934 que fut inauguré le groupe scolaire construit rue Küss en présence de M. Villey, préfet de la Seine et des élus et notabilités de l'arrondissement.
Des discours furent été prononcés par MM. Villey, Gelis et Deslandres.

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*     *

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

L'image du jour

L'image du jour
Charles Marville, la rue Saint-Hippolyte vue depuis la rue Pascal (détail) - 1864

Initialement, la rue Saint-Hippolyte reliait la rue Mouffetard ancienne à la rue de Lourcine. Le percement du boulevard Arago entraina une modification complète des lieux. La nouvelle rue Saint-Hippolyte relia la rue Pascal à la rue de la Glacière.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

L'image du jour


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  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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