logo paris-treizeime.fr
UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

    plan 13e
  • Accueil
  • Lieux
  • Faits divers
  • Dans la presse
  • Les drames du 13e
  • Un jour dans le 13e
  • La Bièvre
  • Promenades
  • Littérature
  • Le 13e avant le 13e
  • Feuilleton
  • Plans

logo paris-treizeime.fr
Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

Logo P13

  • ACCUEIL
  • LIEUX
  • FAITS DIVERS
  • DANS LA PRESSE
  • UN JOUR DANS LE 13e
  • LA BIEVRE
  • PROMENADES
  • LITTÉRATURE
  • LE 13e AVANT LE 13e
  • FEUILLETON
  • PLANS

Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Près de l'avenue d'Italie

Un drame rue de la Maison-Blanche

1897

Plusieurs individus étaient attablés, avant- hier soir, dans un débit de vin, tenu, rue de la Maison-Blanche, par un nommé Louis P. Une querelle s'éleva entre les consommateurs.

...


Le mystère du cinéma Madelon

1922

Le mystère enveloppant la fin tragique de la petite Suzanne Barbala subsiste encore.

...


Quartier de la Maison-Blanche

À propos d'anarchie

1896

La théorie anarchiste ne semble pas avoir de bien fervents adeptes en les habitants des rues Gérard et du Moulin-des-Prés, dans le treizième arrondissement. La preuve en est que quelques-uns d'entre eux, qui réunis discouraient sur l'explosion du boulevard Haussmann, ont fait passer un fort mauvais quart d'heure à un énergumène qui par conviction ou en manière de paradoxe, faisait une apologie ampoulée de la propagande par le fait.

...


Quartier de la Maison-Blanche

Dans un débit de vin du passage Raymond

1882

Dimanche soir, vers neuf heures un individu nommé Alexandre Dupuy, âgé de vingt ans, chiffonnier, demeurant 14, rue des Malmaisons, entra dans un débit de vin du passage Raymond, 19...

...


Les rixes du quartier des Gobelins

1894

Depuis quelque temps le quartier des Gobelins est le théâtre de rixes continuelles.

...

« La police de sûreté en 1889 » par Horace Valbel

Affaire Leroy-Greliche

Extrait de « La police de sûreté en 1889 » par Horace Valbel

Le 14 avril dernier, à 7 heures du matin, une fille soumise, nommée Marie Wilhelm, dite la Chinoise, était trouvée morte dans sa chambre, rue Tiers, étendue sur le sol à un mètre de son lit.

La Chinoise, qui devait ce surnom à son teint jaune, à ses yeux bridés, appartenait au monde de la plus basse prostitution. Elle figurait sur les registres du dispensaire de la Préfecture de police.

Cette malheureuse, qui habitait un infect taudis dans un garni situé 15, rue Tiers, près de la place d’Italie, payait une location de 1 franc par semaine. Le peu d’argent qu’elle avait, elle l’employait à boire. La veille du crime elle était rentrée chez elle vers deux heures du matin, après avoir fait de nombreuses stations chez les marchands de vins du quartier.

Tout d’abord, sa logeuse, qui plus d’une fois l’avait trouvée ivre-morte, étendue sur le plancher de sa chambre, crut que cette fois, encore la Chinoise était ivre et courut chercher une voisine pour l’aider à la hisser sur son lit.

La logeuse finit par être inquiète de l’immobilité persistante de sa locataire et courut avertir le commissaire de police qui vint aussitôt accompagné d’un médecin.

Des érosions furent constatées au cou de Marie Wilhelm, mais on pensa que peut-être elle se les était faites elle-même en se débattant avant de succomber à un transport cérébral déterminé par l’abus de l’alcool et l’on fut sur le point de conclure à une mort naturelle.

Cependant, M. Goron arrivé sur les lieux, dans l’intervalle, conçut des soupçons et ordonna une enquête.

L’inspecteur Barbaste et son collègue, l’inspecteur Lowe, se mirent à la recherche des filles que fréquentait le plus fréquemment Marie Wilhelm. Barbaste interrogea plus spécialement les filles Ledonarin, dite la Boiteuse, et Pinet, dite la Borgne, demeurant l’une, 10 rue Tiers; l’autre, 24, rue Bourgon.

Il s’aperçut bientôt que ces deux femmes cherchaient à l’induire en erreur et se livra sur leur compte à une information plus complète.

Il apprit alors que, récemment, elles avaient eu de graves discussions avec la Chinoise et que, de plus, leurs souteneurs avaient complètement disparu depuis vingt-quatre heures.

Les deux souteneurs en question, Leroy dit Grain d'avoine, et Greliche, âgés l’un de vingt ans, le second de vingt-six ans, repris de justice des plus dangereux, s’étaient réfugiés dans la chambre de la Borgne, rue Bourgon.

Barbaste se rendit, accompagné de l’inspecteur Harpillard, chez la Borgne et y trouva Leroy et Greliche couchés tout habillés sur le lit, bien qu’il fut deux heures de l’après-midi.

Les deux gredins ne songèrent même pas à s’informer de la qualité des agents et les suivirent sans essayer la moindre résistance.

Leurs réponses à M. Goron, semblèrent si embrouillées que leur arrestation fut maintenue et qu’ils furent écroués au Dépôt.

Or, deux jours après, l’autopsie pratiquée à la morgue par le docteur Descouts, démontrait nettement que la mort de Marie Wilhelm avait été causée par strangulation pratiquée à la main, fort probablement par deux agresseurs.

Barbaste poursuivit ses investigations. Un locataire de la maison de la victime lui fit la déclaration suivante :

« Vous tenez les bons. Leroy et Greliche, que je connais, ont certainement fait le coup. Pendant la nuit où le crime fut commis, je ne dormais pas. Vers deux heures du matin j’entendis le bruit d’une dispute et peu après deux cris rauques, semblables à ceux que pousserait une personne qu’on étrangle.

Je me levai vivement et je descendis sans même prendre le temps de passer mon pantalon. Arrivé au bas de l’escalier qui vient aboutir à côté de la chambre de la Chinoise, je me trouvai en présence de Leroy et de Greliche, qui sortaient de chez la fille Wilhelm.

En m’apercevant, Leroy qui me reconnut dit à Greliche : « Allons, ferme la porte et viens vite ».

Un pareil témoignage renouvelé sous la foi du serment ne pouvait laisser aucun doute. Désormais l’instruction était close.

Le jury de la Seine dira bientôt le dernier mot de cette affaire, dont la réussite est due à la ténacité de l’intelligent inspecteur Barbaste.



Le crime de la rue Tiers

(Selon les journaux, les noms et prénoms des protagonistes de cette affaire ont varié de même que l'orthographe de ceux-ci. Le choix a été fait de conserver l'orthographe retenue par les journaux reproduits.)

 

15 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Gaulois

16 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Intransigeant

17 avril 1889

  • Paris
  • La Justice

18 avril 1889

  • Le Siècle
  • Le Petit Parisien

19 avril 1889

  • Le Rappel
  • Le Gil-Blas

20 avril 1889

  • Le Gil-Blas
  • Le Réveil

21 avril 1889

  • Le Gaulois
  • Le Siècle

22 avril 1889

  • Le Réveil
  • La Petite République

23 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Autorité

24 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Siècle

25 avril 1889

  • Le Rappel
  • L’Évènement

26 avril 1889

  • Le Petit-Parisien
  • Le Progrès de la Somme

Postérieurement aux articles parus dans les numéros datés du 26 avril 1889, plus aucun journal ne mentionna l'affaire, ni les noms de Marie Wilhelm, de Leroy ou de Greliche. La chronique judiciaire ne mentionna pas de passage de quiconque devant la Cour d'assises de la Seine pour le meurtre de Marie Wilhelm. Les archives de Paris qui détiennent les dossiers de procédures devant les assises ne mentionnent pas, dans leur inventaire, d'affaire évoquant ces faits.
Seul l'ouvrage "La police de sûreté en 1889" par Horace Valbel publié au fil de l'eau dans le quotidien "La Petite République" et repris en volume en octobre contient, à l'occasion du panégérique consacré à l'inspecteur Barbaste, un résumé des faits qu'il présente comme l' "affaire Leroy-Greliche". Toutefois, ce résumé ne comprend aucun élément nouveau par rapport à ceux révélés par les journaux à la date du 26 avril. On le lira ci-dessous dans les annexes.
M. Goron, lui-même, dans ses mémoires semble n'avoir fait aucune allusion à cette affaire.
On lira aussi une intéressante chronique parue le 21 avril 1889, avant donc la conclusion ou plutôt l'absence de conclusion de l'affaire, dans le quotidien Paris relative au traitement de cette affaire par la presse.


Annexes

  • La police de sûreté en 1889 : L'affaire "Leroy-Greliche"
  • Les antécédents de Marie Wilhelm
  • Chronique : La Chinoise

À lire également...

Les roulottiers

1906

Le cocher de fiacre, Émile Canetti se trouvait, hier soir, vers neuf heures, à la station de voitures située avenue de Choisy, à l'angle de la place d'Italie...

...


Quartier de la Gare

Un Drame du terme

1902

Entre la rue Nationale et la rue Jeanne-d'Arc, dans le quartier de la Gare, serpente un passage qui coupe la cité Jeanne-d'Arc. De chaque côté sont de hautes maisons, aux étages bas, aux fenêtres étroites, où grouille une population de chiffonniers, de mendiants, de gens sans aveu.

...


Crime avorté

1905

Mme Dupuis, veuve de cinquante-huit ans, qui habite une maison isolée, au numéro 10 du Boulevard Masséna, voulait depuis longtemps se débarrasser de son amant, un neveu de souche très éloignée, avec qui, durant dix-huit ans, elle mena la vie quasi conjugale.

...


Quartier de la Maison-Blanche

Le meurtre de l'Avenue d'Italie

1903

Hier, nous racontions qu'un ouvrier tôlier, nommé Rollet, avait été tué avenue d'Italie, à six heures et demie après midi, d'un coup de couteau dont l'avait soudain frappé un jeune rôdeur passant près de lui.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

En 1921, le maire du 13ème arrondissement était M. Guerineau. Il possédait une usine de céramique dont les bâtiments s'étendaient du numéro 69 de la rue du Gaz au numéro 172 de l'avenue de Choisy. Cette usine brûla le 26 octobre 1921.

*
*     *

La ruelle des Reculettes reliait le 49 de la rue Croulebarbe au 28 de la rue Abel-Hovelacque, ancienne rue de Gentilly. Sa largeur variait de 2 à 7 mètres. Elle était éclairée par des quinquets. Sa suppression fut décidée en 1910 mais celle-ci ne fut totalement effective que dans les années trente...

*
*     *

Le 13 décembre 1892, M. Béchu, porteur aux Halles, demeurant rue Beaudricourt, 28, apportait, au commissariat de M. Perruche, un obus chargé, enveloppé de papier qu’il venait de découvrir, â 5 heures du matin, contre la porte d’une maison rue de Tolbiac, à l’angle du passage du Moulinet.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

L'image du jour


Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

A propos de ce site

Mentions légales

Politique de confidentialité

Recherche


© paris-treizieme.fr 2010-2026