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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Au Vieux-Chène

Le drame de la rue Mouffetard

1875

On a eu beau abattre des maisons, renverser des quartiers, percer des boulevards, faire apparaître le soleil et la lumière dans des parties de Paris que jamais ils n'avaient visitées, on n'a pu détruire absolument le dernier asile vers lequel se réfugie, le soir venu, une population douteuse.

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Quartier de la Gare

Place Pinel, un modèle tombe dans un guet-apens

1911

La place Pinel, voisine du boulevard de la Gare, dans le treizième arrondissement, a été le théâtre hier soir d'une tentative d'assassinat, encore entourée de mystère.
Il était un peu plus de neuf heures et demie...

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Au marché aux chevaux

Un Truc de Faux Maquignon

1897

M. Louis R..., habitant la banlieue de Paris, ayant hérité d'une couple de 1000 francs, résolut de s'établir marchand ambulant.
Il acheta dans ce but une petite voiture, puis il vint à Paris avant-hier pour faire l'acquisition d'une bête de trait au marché aux chevaux.

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Quartier de la Gare

Agents attaqués

1907

Avant-hier, après-midi, quelques commerçants de la place Nationale se plaignaient qu'une demi-douzaine d'apaches vinssent bouleverser leurs étalages et projeter leurs marchandises sur la chaussée.

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M. Perruche, commissaire

M. Perruche et le perroquet

1896

La propriétaire du perroquet s’aperçut peu après de la disparition de l’oiseau et, croyant qu'il s’était échappé, alla eu informer M. Perruche, commissaire de police.

...

L’assassinat de la Chinoise - Le Petit-Parisien — 26 avril 1889

L’assassinat de la Chinoise

Le Petit-Parisien — 26 avril 1889

Le mystère continue à planer sur l'assassinat de la fille Wilhem, dite « la Chinoise », trouvée étranglée dans sa chambre, rue Tiers.

Les assassins présumés, Leroy et Greliche, ont été de nouveau interrogés hier par le chef de la Sûreté, ainsi que leurs maîtresses, la fille Blanche Pinet, dite « la Borgne et Marie Le Douairin, dits « la Boiteuse ».

Les inculpés ont persisté à affirmer qu'ils étaient étrangers au meurtre de Marie Wilhem. Malgré ces dénégations, inspirées sans doute par la recommandation faite du haut de l'échafaud aux assassins par le boucher Avinain : « N'avouez jamais ! » et bien que les preuves matérielles fassent absolument défaut, le chef de la Sûreté n'en est pas moins convaincu de la culpabilité de Leroy et de Greliche.

Leroy a notamment fourni sur l'emploi de son temps le soir du crime plusieurs versions qui ont été reconnues mensongères.

Après avoir raconté qu'il était allé se promener du côté de la Gare de l'Est, sans motif aucun, il est revenu sur cette déclaration pour affirmer de la façon la plus catégorique qu'à deux heures du matin il avait vu la fille Wilhem rentrer à l'hôtel de la rue Tiers avec un individu qui l'injuriait et la menaçait pour lui, cet homme était le coupable.

Hier, Leroy a avoué avoir forgé cette histoire pour se disculper facilement, au cas où on l'accuserait d'être l'assassin de « la Chinoise » et pour faire peser les soupçons sur un être imaginaire que la police aurait, bien entendu, vainement recherché.

Ce demi-aveu involontaire de l'accusé est d'autant plus précieux à retenir, qu'une femme Vandor qui habite la maison, a formellement déclaré avoir vu Leroy et Greliche quelques instants avant le crime.

La veille, Marie Le Douairin s'étant battue avec Marie Wilhem, Leroy, qui est le souteneur de la première de ces filles, aurait dit à la seconde :

— Je t'assure que tu ne nous embêteras pas plus longtemps ; un de ces jours, je te serrerai la vis.

Leroy nie avoir tenu ce propos, qui a été rapporté par plusieurs témoins.



Le crime de la rue Tiers

(Selon les journaux, les noms et prénoms des protagonistes de cette affaire ont varié de même que l'orthographe de ceux-ci. Le choix a été fait de conserver l'orthographe retenue par les journaux reproduits.)

 

15 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Gaulois

16 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Intransigeant

17 avril 1889

  • Paris
  • La Justice

18 avril 1889

  • Le Siècle
  • Le Petit Parisien

19 avril 1889

  • Le Rappel
  • Le Gil-Blas

20 avril 1889

  • Le Gil-Blas
  • Le Réveil

21 avril 1889

  • Le Gaulois
  • Le Siècle

22 avril 1889

  • Le Réveil
  • La Petite République

23 avril 1889

  • Le XIXe Siècle
  • L'Autorité

24 avril 1889

  • Le Matin
  • Le Siècle

25 avril 1889

  • Le Rappel
  • L’Évènement

26 avril 1889

  • Le Petit-Parisien
  • Le Progrès de la Somme

Postérieurement aux articles parus dans les numéros datés du 26 avril 1889, plus aucun journal ne mentionna l'affaire, ni les noms de Marie Wilhelm, de Leroy ou de Greliche. La chronique judiciaire ne mentionna pas de passage de quiconque devant la Cour d'assises de la Seine pour le meurtre de Marie Wilhelm. Les archives de Paris qui détiennent les dossiers de procédures devant les assises ne mentionnent pas, dans leur inventaire, d'affaire évoquant ces faits.
Seul l'ouvrage "La police de sûreté en 1889" par Horace Valbel publié au fil de l'eau dans le quotidien "La Petite République" et repris en volume en octobre contient, à l'occasion du panégérique consacré à l'inspecteur Barbaste, un résumé des faits qu'il présente comme l' "affaire Leroy-Greliche". Toutefois, ce résumé ne comprend aucun élément nouveau par rapport à ceux révélés par les journaux à la date du 26 avril. On le lira ci-dessous dans les annexes.
M. Goron, lui-même, dans ses mémoires semble n'avoir fait aucune allusion à cette affaire.
On lira aussi une intéressante chronique parue le 21 avril 1889, avant donc la conclusion ou plutôt l'absence de conclusion de l'affaire, dans le quotidien Paris relative au traitement de cette affaire par la presse.


Annexes

  • La police de sûreté en 1889 : L'affaire "Leroy-Greliche"
  • Les antécédents de Marie Wilhelm
  • Chronique : La Chinoise

À lire également...

Rue du Moulinet

Un brigadier de police tue sa femme dans un accès de fureur et disparaît

1932

La jalousie et la colère n'ont pas seules le triste privilège de pouvoir être évoquées comme les seuls mobiles de drames sanglants. L'avarice conduit parfois au crime ceux qu'elle hante.

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Quartier de la Gare

Le drame de la rue de Patay

1892

Hier après-midi, un homme d'une quarantaine d'années s'affaissait sur le trottoir de l'avenue d'Ivry.

...


Quartier de la Maison-Blanche

Le Drame de la rue Auguste-Lançon

1897

Une tentative d'assassinat avec préméditation a été commise hier soir, rue Auguste-Lançon, dans le quartier de la Maison Blanche. Un nommé Albert Villey, âgé de vingt-cinq ans, a lardé de coups de couteau un cordonnier, M. Charles Sander, âgé de trente-cinq ans.
C'est la vengeance qui a provoqué ce drame, dont voici les détails...

...


rue Coypel

Au bal-musette

1892

Hier soir, quatre individus entraient dans un bal-musette, rue Coypel, 4, et faisaient un tel boucan que les danses durent être interrompues.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

Le 26 octobre 1923, l'automobile de M. Naudin, conseiller d'Etat, ancien préfet de police, entrait en collision avec un taxi à l'angle de l'avenue des Gobelins et du boulevard Saint-Marcel. Dégats matériels uniquement.

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*     *

Alors que la voie de 15 mètres de large qui devait remplacer la ruelle des Reculettes dont la largeur variait de 2 à 7 mètres, aurait pu recevoir un autre nom, c'est sur l'insistance de la commission du vieux Paris pour conserver ce nom pittoresque cinq fois séculaire et sur l'intervention de M. Émile Deslandes conseiller municipal du XIIIè arrondissement que le conseil municipal de Paris décida, en 1930, de substituer simplement la dénomination de rue à celle de ruelle, pour constater cet élargissement décidé en 1910.

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Lorsque la gare de marchandises de la rue de Tolbiac entra en fonctionnement en mai 1903, cette ouverture s'accompagna de la création d'une nouvelle porte pour Paris dite « Porte des Gobelins » dotée d'un bureau d'octroi pour surveiller les entrées et sorties des biens et des personnes de la capitale.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
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ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

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  • Les étrangleurs des Gobelins
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  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
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