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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1863, le marché aux chevaux du boulebard de l'Hôpital se tenait le mercredi et le samedi de chaque semaine et le premier lundi de chaque mois.


Le 9 octobre 1923, le quotidien Paris-Soir rapportait , qu'avenue d'Ivry, Mme veuve Marie Buronifesse, 73 ans, demeurant rue de la Pointe d'Ivry avait glissé sur une épluchure de banane et s'était blessée si grièvement qu'elle fut transportée à la Pitié.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un drame rue Bourgon - 1899

Un drame rue Bourgon

Le Figaro — 3 janvier 1899

Un ouvrier plombier, Alphonse Roinville, habitant, dans le treizième arrondissement, la rue Bourgon, au n°8, recevait, hier matin, la visite d'une femme Eugénie Hergot, âgée de trente-quatre ans, blanchisseuse.

Une demi-heure après l'arrivée de cette femme des cris perçants partant de la chambre de Roinville attirèrent l'attention des voisins, qui pénétrèrent chez le plombier et trouvèrent Eugénie Hergot étendue sur le parquet et portant à l'épaule une blessure d'où le sang s'épanchait en assez grande abondance. Elle venait de recevoir un coup de couteau.

Le meurtrier a été arrêté et conduit chez M. Remongin, commissaire de police, qui l'a envoyé au Dépôt.

La victime, dont l'état est grave, a été transportée à l'hôpital Cochin.


 Malheureuse mère - 1899

Malheureuse mère

Le Gaulois ― 12 mars 1899

Des agents ont trouvé hier matin, évanouie sur  un banc, boulevard Arago, une femme âgée d'une trentaine d'années, assez pauvrement vêtue et qui tenait dans ses bras une petite fille âgée d'un an.

La pauvre femme, qui mourait de faim, ainsi que son enfant, fut transportée à  l'hôpital Cochin.

Elle a déclaré qu'elle avait perdu il y a deux mois son mari et que depuis lors elle était plongée avec sa petite fille dans la plus affreuse misère. Il y a deux jours, elle avait quitté la ville qu'elle habitait et était venue à pied à Paris.


 LA BARRIÈRE DES DEUX-MOULINS

La barrière des deux moulins

A l’origine, elle se trouvait sur le boulevard de l’Hôpital, en face de la rue du Marché-aux-Chevaux, à côté d’une Poudrière qui a joué un certain rôle dans la Révolution de 1830. Elle devait son nom aux deux moulins de la Salpêtrière, ses voisins immédiats, et ils étaient rasés depuis longtemps qu’on en parlait encore, à cause de la galette qu’on allait y manger.

Cette place, qu’elle occupa jusqu’à la Restauration, était à peu près celle qu’elle avait occupée avant 1784, ainsi que le constate le plan de J.-B. Nolin, de 1699. Il y a même, eu pendant de longues années un poste de soldats à l’endroit même où se trouvait jadis la Hutte des Gardes. Plus tard, lorsque le village de guinguettes, appelé Village d’Austerlitz, fut enclavé dans Paris, c’est-à-dire vers 1818, le mur d’enceinte, qui était alors sur le boulevard de l’Hôpital, fut reporté beaucoup plus loin, jusqu’au delà des rues Bruant et Bellièvre, et, tout naturellement, la barrière des Deux-Moulins et sa voisine, la Barrière d’Ivry, durent se reculer d’autant.

A proprement parler, et quoique les Dictionnaires et les Plans de Paris constatent l’existence indépendante de ces deux barrières, elles n’en formaient qu’une seule et unique, si mes souvenirs de jeunesse me servent bien. Ce que les plans appellent la Barrière d’Ivry, c’est ce que le peuple du faubourg Marceau a toujours appelé la Barrière des Deux-Moulins. Pour ma part, je n’en ai jamais connu d’autre, au plus loin que je me reporte dans le passé : c’est bien celle qui se trouvait à l’extrémité de trois rues, la rue d’Austerlitz, la rue du Chemin des Étroites-Ruelles et la rue de l’Hôpital, — ces deux dernières transformées depuis l’une en rue de Campo-Formio, l’autre en rue Pinel.

Barrière des Deux-Moulins ou Barrière d’Ivry, elle avait une physionomie bien tranchée, — à faire croire qu’elle n’appartenait en aucune façon au Paris qui l’avait accaparée, par un caprice de millionnaire qui ferait collection de liards, par une fantaisie de coquette qui s’enguirlanderait de haillons. C’était le jour et la nuit, la soie et la bure, les bottines vernies et les sabots, l’eau de lavande et l’eau du ruisseau. Les Deux-Moulins étaient, — et sont encore un peu, parce qu’on ne décrète pas l’abolition de la Misère aussi facilement que l’abolition de la Contrainte par corps, — les Deux-Moulins sont un pays d’où l’on vient, mais où l’on ne va pas, et les habitants de ce pays-là ne s’occupent pas plus des autres pays, c’est-à-dire des autres quartiers, qu’ils ne s’occupent des Samoyèdes ou des Patagons. Ils ont leurs mœurs à part, leur besogne à part, leurs peines à part, — à part aussi leurs plaisirs. Dans cet ancien village d’Austerlitz, et au delà de la barrière des Deux-Moulins, sont des rues bordées de maisons basses, bâties comme pour l’amour de Dieu, avec un peu de plâtre et beaucoup de boue; cela ressemble plus à des rabouillères, à des huttes de Lapons, qu’à des habitations de civilisés : maisons de petites gens, en effet, que ces maisons—là! Maisons dignes des rues, rues dignes des maisons, et habitants dignes des maisons et des rues. On se sent dans le voisinage de la Salpêtrière, — une maison de folles qui a commencé par être une maison de gueux.

Je vous recommande la Cité Doré, ou Villa des Chiffonniers, à laquelle mon bien cher et bien regretté Privat d’Anglemont a consacré une quinzaine de pages de son Paris-Anecdote. C’est très pittoresque, et encore plus affligeant.

Alfred DELVEAU- 1865
Histoire anecdotique des barrières de Paris
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