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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue Henri Pape s'appelait jusqu'en 1897, rue Edmond-Valentin


Le bureau du Comité du 13e arrondissement du Groupement général des classes moyennes organisa une première réunion de propagande le 6 juillet 1937 au café du Clair de Lune à l'angle de la Place d'Italie et de l'avenue de Choisy.


Le 30 janvier 1916, se jouaient Les Mystères de New-York au cinéma Bobillot, 66 due de la Colonie.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Une éthylomane

Une éthylomane

Le Figaro — 24 septembre 1897

Une femme, Marie Romanowska, d'origine polonaise, âgée de quarante-cinq ans, habitant 20, rue Vandrezanne, avait contracté la singulière habitude de s'enivrer régulièrement avec de l'acide éthylique, vulgairement appelé esprit de bois.

Cette femme, qui ne trouvait plus aucun goût aux alcools communs, tels que absinthe, amer, vermout, etc., était arrivée à absorber un litre d'esprit de bois par jour.

Hier soir, à huit heures, on l'a trouvée morte chez elle.


 Vol de poires au jardins des Gobelins - 1873

Vol de poires au jardins des Gobelins

Le Journal des débats politiques et littéraires — 5 septembre 1873

La manufacture nationale des Gobelins a pour annexe un immense jardin avec potager et verger où les fruits sont cultivés cum arte d'après les bonnes traditions et selon la méthode de La Quintinie. Il y a là des pêches qui rivalisent avec celles des fameux espaliers de Montreuil et des poires qui, pour la grosseur et le fondant, n'ont rien de comparable.

L'avant-dernière nuit, des malfaiteurs ont pénétré l'aide d'escalade et d'effraction, dans le verger et l'ont dévalisé. Ils ont emporté notamment 500 poires magnifiques en pleine maturité.

Ces déprédateurs ont causé encore, plus de dommage par ce qu'ils ont brisé et détruit que par ce qu'ils ont emporté.

Le commissaire de police du quartier Croulebarbe a immédiatement commencé une enquête, et les indices recueillis permettent d'espérer que les coupables ne tarderont pas à tomber entre les mains de la justice.


 La Belle Moissonneuse - 1875

À travers les bals

Le Figaro — 26 janvier 1875

La nouvelle nous étant venue que la préfecture de police avait l'intention de fermer plusieurs des bals les plus excentriques de Paris, nous avons voulu faire exactement connaître; à nos lecteurs ce que sont ces bals, et nous avons fait dimanche et hier soir lundi une tournée dans quelques-uns des plus inconnus d'entre eux.

Hâtons-nous de constater que cela ne veut, nullement dire que les bals dont nous allons parler soient ceux que menace la préfecture. Ce sont seulement les moins connus, nous le répétons.

Nous avons entrepris à quatre cette expédition pittoresque.

Voici, — sans narration de notre itinéraire, ce qui allongerait inutilement notre récit, la description sommaire des établissements visités.

La Belle Moissonneuse

Barrière de Fontainebleau. Quand nous arrivons, nous entendons une voix perçante qui sort d'un guichet, criant :

— C'est vingt centimes par tête !

Nous donnons seize sous, nous entrons. La voix perçante nous rappelle et nous apprend; avec bienveillance qu'il y a un supplément de dix centimes pour chaque quadrille «que; nous danserons » Il est vrai que les valses et polkas sont gratis.

La salle est très grande, blanchie à la; chaux. L'estrade des musiciens est à la hauteur d'un entresol.

Ce n'est pas drôle, allez, d'être musicien à la Belle Moissonneuse… L'un des divertissements du lieu est de leur lancer des boulettes. On joue des saladiers à qui attrapera le premier violon à la tête.

À la porte sont de planton deux gardes de Paris choisis parmi les plus solides.

On échange parfois des horions là-dedans, et, nous a dit quelqu'un de la maison, ce sont les femmes qui sont le plus batailleuses. Elles se prennent de querelle pour les don Juans de la place d'Italie.

Nous nous sommes intimement liés, à la Belle-Moissonneuse, avec un jeune gentleman vêtu d'une vareuse et d'un pantalon à côtes enfoncé dans des bottes. Il nous a affirmé que nous devrions venir plus souvent; que, si nous voulions, il nous présenterait à des amies de « sa dame. »

Il nous a ensuite raconté avec une admiration évidente et rétrospective les exploits de deux des célébrités de la Belle Moissonneuse, le Loup blanc et le Cosaque, qui avaient une habitude d'enfance, celle de « manger le nez » de tout individu dont la figure leur déplaisait. Il paraît qu'ils vous coupaient le bout du nez avec une suprême habileté.

Tous deux sont à Cayenne aujourd'hui, En nous quittant, notre collaborateur nous a remis sa carte, dont voici le fac-similé :

Le Figaro — 26 janvier 1875
Gaston Vassy

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