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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le pont National a été construit en 1852. Il portait initialement le nom de pont Napoléon.


En 1911, selon Le Gaulois, on comptait onze ruelles dans Paris dont trois dans le treizième arrondissement : la ruelle des Gobelins, la ruelle des Kroumirs et la ruelle des Reculettes.


La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un Cheval dans une boutique - 1897

Un Cheval dans une boutique

Le Petit-Parisien ― 27 mars 1897

Le fiacre numéro 7119 descendait hier matin, vers dix heures et demie, l'avenue de Choisy, lorsque le cheval s'emballant tout à coup partit à fond de train, malgré les efforts que faisait le cocher pour le contenir.

Tout à coup la bête affolée obliqua à droite, puis alla donner tête baissée dans la porte vitrée d'une boutique de porcelaine, située au numéro 196.

Le marchand, M. Braul, était heureusement dans le fond du magasin, car l'élan du cheval fut si violent qu'il entra entièrement dans la boutique, brisant glaces, comptoir, vaisselle, potiches, etc.

Il a fallu pénétrer à l'intérieur de la porcelainerie par une porte ouvrant sur le corridor pour dételer l'animal.

La pauvre bête s'est fait des blessures telles qu’il faudra sans doute l'abattre. Le fiacre est également fort endommagé.

Quant aux dégâts causés dans la boutique, ils sont considérables.


 Les apaches recommencent

Les apaches recommencent

Le Petit-Parisien ― 27 octobre 1915

En rentrant chez lui, avenue de Choisy, la nuit dernière, M. Ernest Rousset, cinquante-trois ans, employé à la boulangerie les hôpitaux, a été assailli par trois inconnus et frappé coups de poing et d'un coup de couteau au côté droit.

A ses cris et à ceux de sa femme, qui, de la fenêtre,  assistait à l'agression, les rodeurs s'enfuirent, emportant le sac à provisions du boulanger.


 La Belle Moissonneuse - 1875

À travers les bals

Le Figaro — 26 janvier 1875

La nouvelle nous étant venue que la préfecture de police avait l'intention de fermer plusieurs des bals les plus excentriques de Paris, nous avons voulu faire exactement connaître; à nos lecteurs ce que sont ces bals, et nous avons fait dimanche et hier soir lundi une tournée dans quelques-uns des plus inconnus d'entre eux.

Hâtons-nous de constater que cela ne veut, nullement dire que les bals dont nous allons parler soient ceux que menace la préfecture. Ce sont seulement les moins connus, nous le répétons.

Nous avons entrepris à quatre cette expédition pittoresque.

Voici, — sans narration de notre itinéraire, ce qui allongerait inutilement notre récit, la description sommaire des établissements visités.

La Belle Moissonneuse

Barrière de Fontainebleau. Quand nous arrivons, nous entendons une voix perçante qui sort d'un guichet, criant :

— C'est vingt centimes par tête !

Nous donnons seize sous, nous entrons. La voix perçante nous rappelle et nous apprend; avec bienveillance qu'il y a un supplément de dix centimes pour chaque quadrille «que; nous danserons » Il est vrai que les valses et polkas sont gratis.

La salle est très grande, blanchie à la; chaux. L'estrade des musiciens est à la hauteur d'un entresol.

Ce n'est pas drôle, allez, d'être musicien à la Belle Moissonneuse… L'un des divertissements du lieu est de leur lancer des boulettes. On joue des saladiers à qui attrapera le premier violon à la tête.

À la porte sont de planton deux gardes de Paris choisis parmi les plus solides.

On échange parfois des horions là-dedans, et, nous a dit quelqu'un de la maison, ce sont les femmes qui sont le plus batailleuses. Elles se prennent de querelle pour les don Juans de la place d'Italie.

Nous nous sommes intimement liés, à la Belle-Moissonneuse, avec un jeune gentleman vêtu d'une vareuse et d'un pantalon à côtes enfoncé dans des bottes. Il nous a affirmé que nous devrions venir plus souvent; que, si nous voulions, il nous présenterait à des amies de « sa dame. »

Il nous a ensuite raconté avec une admiration évidente et rétrospective les exploits de deux des célébrités de la Belle Moissonneuse, le Loup blanc et le Cosaque, qui avaient une habitude d'enfance, celle de « manger le nez » de tout individu dont la figure leur déplaisait. Il paraît qu'ils vous coupaient le bout du nez avec une suprême habileté.

Tous deux sont à Cayenne aujourd'hui, En nous quittant, notre collaborateur nous a remis sa carte, dont voici le fac-similé :

Le Figaro — 26 janvier 1875
Gaston Vassy

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La Belle Moissonneuse - Delvau (1864)

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