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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue Buot située à la Butte-aux- Cailles a une longueur de 125 mètres pour 10 mètres de largeur. Elle porte le nom du propriétaire de terrains voisins.


La rue Berbier du Mets tient son nom de Gédéon Berbier du Mets (1626-1709), qui fut le premier Intendant général du Garde-Meuble de la Couronne, ancêtre du Mobilier national.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Soldats attaqués

Soldats attaqués

Le Gaulois — 13 juin 1904

Des soldats du 24e régiment d'infanterie coloniale sortaient, samedi soir, d'un bal du boulevard de la Gare.

Ils furent insultés et bousculés par quelques anti« militaristes de moralité douteuse.

L'un des soldats dégaina pour se .défendre. Entouré aussitôt par cinq ou six énergumènes, il fut désarmé et grièvement blessé avec son sabre-baïonnette.

Des agents attirés par le bruit arrivèrent à temps pour arrêter l'un des agresseurs Armand Piazza qui a refusé de nommer ses complices.

Le soldat blessé a été transporté au Val-de-Grace.


 Un drame rue Bourgon - 1899

Un drame rue Bourgon

Le Figaro — 3 janvier 1899

Un ouvrier plombier, Alphonse Roinville, habitant, dans le treizième arrondissement, la rue Bourgon, au n°8, recevait, hier matin, la visite d'une femme Eugénie Hergot, âgée de trente-quatre ans, blanchisseuse.

Une demi-heure après l'arrivée de cette femme des cris perçants partant de la chambre de Roinville attirèrent l'attention des voisins, qui pénétrèrent chez le plombier et trouvèrent Eugénie Hergot étendue sur le parquet et portant à l'épaule une blessure d'où le sang s'épanchait en assez grande abondance. Elle venait de recevoir un coup de couteau.

Le meurtrier a été arrêté et conduit chez M. Remongin, commissaire de police, qui l'a envoyé au Dépôt.

La victime, dont l'état est grave, a été transportée à l'hôpital Cochin.


 La rue des Peupliers vue par Jules Mary - 1908

La rue des Peupliers

vue par Jules Mary (1908)

Extrait de "Perdues dans Paris"

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers  ― qui n'est pas une rue mais un simple tracé d'une voie que ne borde aucune habitation digne de ce nom ― regardez vers les fortifications et vous apercevrez en face de vous, à droite et à gauche, un chaos de misérables taudis et de cabanes en planches, de maisonnettes à demi ruinées, bâties au hasard, jamais achevées, ouvertes à tous les vents, carreaux brisés ou fenêtres défoncées, vestiges d'une ville, qu'un fléau vient de ravager. En quelques enfoncements de terrains, cachées derrière des palissades, des voitures de pauvres forains, toutes petites et se faisant très humbles, pour échapper au regard des hommes, de ces voitures comme vous en voyez par les routes, traînées par un cheval étique et poussif, ou par un âne aux bons yeux de résignation philosophique... le plus souvent par le mâle ou la femelle dont c'est la demeure, pendant que trottent, tout autour, des enfants pieds nus, jambes nues, et que, sur quelque paillasse à l'intérieur, d'autres enfants gémissent. Que font-ils là, derrière ces palissades, les habitants de ces voitures ? On ne le sait. D'où viennent-ils ? Comment y vit-on ? De quels expédients et de quels profits ? On ne l'a jamais su. Autant de problèmes de la misère, du malheur, aussi bien que de la paresse et du vagabondage. Tout ce coin de la grande ville disparaîtra quelque jour, remplacé par les confortables maisons modernes (*), mais, en ce moment encore, il apparaît comme une lèpre qui ronge Paris, à deux pas des élégances bien peignées du parc de Montsouris, en face des boulevards solitaires taillés dans le glacis des fortifs, fermé par la poterne des Peupliers et la porte de Bicêtre, animé seulement par quelques chantiers de charpentes, par des guinguettes en planches peintes en rouge, établissements de hasard, cantines d'ouvriers des chantiers. Ceux qui achèvent le percement de la rue ont adopté le Repos de la Montagne, enseigne affriolante d'une auberge étrange, invraisemblable, haute de deux mètres, et large de cinq ou six... perchée sur un talus... Le long de toutes ces choses, aux fenêtres, sur les palissadés, par terre, sur les voitures, sur les démolitions, s'épandent des linges de toutes les couleurs, lessives à l'essorage.

C'est dans ce quartier, où nous avons déjà conduit nos lecteurs, que l'auto de Dédé venait de déposer les Sambut emportant Modeste comme une proie…

Dans ce quartier que domine là-haut, hors des murs, en un appel sinistre, l'hospice formidable de Bicêtre, refuge de vieillards il est vrai, mais asile des insensés et des enfants idiots, cage grillée des fous furieux et des alcooliques…



(*) Voir : Inauguration d'habitations à bon marché dans le XIIIè arrondissement (1933)

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