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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Lorsque fut conçu le projet de doter le quartier Maison Blanche d'une nouvelle église, il était prévu que celle-ci s'appela Saint-Marcel de la Maison-Blanche. Ce fut Sainte-Anne qui l'emporta.


Henri Rousselle était conseiller municipal en 1915. Plus tard, il fut président du conseil général


C'est le 22 octobre 1944 que le jardin des Gobelins, encore appelé square des Gobelins depuis son inauguration en mai 1938, prit le nom de Square René Le Gall.

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A NE PAS MANQUER...

DANS LA PRESSE

Aux Gobelins: le nouveau jardin a été inauguré et ouvert au public (1938)


Hier matin, était inauguré, dans le quartier Croulebarbe, un nouveau jardin public. II s'étend sur 22.500 mètres carrés, derrière la Manufacture des Gobelins et le Garde-Meubles National.
C'est à Émile Deslandres que l'on doit cette initiative. Ayant représenté pendant plus de vingt-cinq années ce quartier, au nom du Socialisme, il s’était penché sur les misères et les besoins de la classe ouvrière dont il était lui-même.


Monsieur Félix Faure à l'École Estienne (1895)

LIEUX

La mairie du 13e (1893)

PROMENADE

La Glacière et les Gobelins

Le Petit Parisien (1931)

Etudes

La misère à Paris : le XIIIè arrondissement

Littérature

Les Gobelins par J.K. Huysmans


Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe à ses lecteurs...


La rue des Peupliers vue par Jules Mary


La perdition de la Bièvre par Adrien Mithouard (1906)


 Les Gosses en marge

Les gosses en marge

Découverte

Entre le 29 mars et le 9 avril 1929, le quotidien Paris-Soir publia un reportage de R. Archambault en 8 articles sur les enfants du Treizième arrondissement. Le journaliste, spécialisé dans les questions de société comme l'on dirait aujourd'hui, y décrivait un 13e appartenant au quart monde.

Lire "Les Gosses en marge"


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C'est arrivé dans le 13ème

 Le coup de l'anévrisme..- 26 février 1897

Le coup de l'anévrisme.

Le Matin — 26 février 1897

On avait annoncé qu'une dame Caroline Foussier, demeurant quai de la Gare, dans le quartier des Gobelins, était morte victime d'un empoisonnement criminel. On avait même échafaudé sur la fin de cette femme tout un roman auquel les affirmations des voisins paraissaient donner un semblant de vérité.

M. le docteur Vibert a pratiqué, hier, à la Morgue, l'autopsie du cadavre de Mme Foussier et il a reconnu que cette personne avait tout simplement succombé à la rupture d'un anévrisme.

Néanmoins, les viscères ont été envoyées au laboratoire de toxicologie M. le docteur Ogier en fera l'analyse.


 De singuliers visiteurs - 1923

De singuliers visiteurs

Paris-Soir — 9 octobre 1923

Vers minuit, Raoul Rouché, 67 ans, 39, rue du Château-des-Rentiers, dormait dans sa chambre lorsque deux inconnus firent irruption dans la pièce. L'un d'eux s'écria : « Dis-moi où est Marguerite, ma femme ? Il M. Rouché leur répondit qu'il l'ignorait. Après le départ des deux hommes, il se rendit au commissariat de son quartier où il porta plainte.


 Le Marché aux chevaux

Le Marché aux chevaux

Presque en face de la Salpetrière, à l'angle du boulevard Saint-Marcel et du boulevard de l'Hôpital, est un vaste enclos entouré de grilles, planté d'arbres, percé d'allées déclives, hérissé de palissades divisées en stalles de diverses grandeurs c'est le Marché aux chevaux, le temple du maquignonnage, la station dernière des bêtes fourbues. A l'entrée, on vend à la criée des voitures et des chevaux; sur les pentes dont nous avons parlé, on essaie les bêtes mises en vente à l'amiable.

Arrêtez-vous ici un samedi dans l’après-midi, le spectacle mérite d'être vu. Les bêtes sont exposées, à l'abri du soleil; les maquignons, armés de chambrières, errent devant les stalles ou engagent la conversation avec les acheteurs que leur ont amenés des courtiers, industriels malins, qui sauront toucher deux commissions sur une affaire. L'acheteur se laisse-t-il tenter ? Faut-il essayer le cheval ? Cent gamins en rupture d'atelier, un éperon au pied gauche, une vieille cravache à la main, sont prêts à remplir le rôle de jockey. Portant son cavalier improvisé, le cheval prend le trot, puis le galop, descend une allée, en remonte une autre; les maquignons l'excitent par leurs cris. Chacun d'eux, quand la bête passe à sa portée, lui lance, histoire de rire, un vigoureux coup de chambrière dans les jambes. L'animal fournit une course superbe; l'acquéreur l'emmène et s'aperçoit, deux jours après, qu'il a acheté une bête poussive, morveuse ou couronnée.

C'est que nul commerce plus que celui-là n'emploie de ruses ingénieuses pour tromper sur la qualité de la marchandise toutes les tares qui peuvent frapper un cheval sont, pour le jour du marché, habilement dissimulées. Le dupé, pour la plupart du temps, accepte sa déconvenue, certain d'en faire subir une semblable, huit jours après, à l'ami qui l'a … trompé.

Quant aux chevaux hors d'âge, incapables de tout service, sans poils, sans dents, aux genoux cagneux, aux côtes saillantes, vous les verrez vendre, à l'extrémité du marché, à des prix tellement modiques parfois que nous n'osons les écrire. Qu'il suffise à nos lecteurs de savoir qu'après cette vente dernière, les malheureuses bêtes n'ont à parcourir languissamment qu'une distance d'environ 500 mètres pour gagner l'abattoir de Villejuif, en haut du boulevard, tout près de la place d'Italie. Là, ils seront tués, dépiautés, dépecés, et leurs débris, filets ou biftecks, iront s'étaler triomphants sur les étaux des boucheries hippophagiques.

Si, quittant le Marché aux chevaux, le touriste a eu la curiosité de suivre le triste cortège des rossailles —  nous parlons la langue du lieu — partant pour l'abattoir, il aura, sans s'arrêter, probablement aperçu sur sa droite une modeste construction, pastiche pâle de l'architecture du treizième siècle. C'est la petite église Saint-Marcel, bâtie en 1856; elle ne mérite pas une visite.

Alexis Martin
Les étapes d'un touriste en France : Paris,
promenades dans les 20 arrondissements
1890

Marché aux chevaux
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Ailleurs sur Paris-Treizieme

La reconstitution des Gobelins

On sait que la reconstitution partielle des Gobelins fut entreprise, il y a près de deux ans, sous l'habile direction de MM. Formigé et Jossely.
La façade du nouveau, bâtiment est déjà en partie débarrassée, de ses échafaudages. (1913)

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La passerelle de la Maison-Blanche

Tout un coin du quartier de la Maison-Blanche est en fête : dans quelques jours on inaugurera solennellement la nouvelle et légère passerelle métallique qui, passant au-dessus des voies du chemin de fer de Ceinture, à la Glacière, relie maintenant entre eux deux points jusqu'à présent fort éloignés l'un de l'autre. (1907)

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Une masure s'effondre au « Camp marocain »

À deux pas de la porte d'Italie, dans un grand espace situé rue Bobillot, se trouve une succession de masures misérables qui furent habitées, il y a une vingtaine d'années, par des nomades africains, prompts à jouer du couteau. (1910)

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Les quartiers pauvres

Les quartiers pauvres et populeux de Paris sont négligés ou dédaignés par l'administration, tandis que les quartiers élégants sont « embellis » à grands frais.
Cette iniquité, à laquelle personne ne songe, et dont beaucoup de citoyens ont malheureusement à souffrir, a fini par provoquer les plaintes légitimes des habitants du 13e arrondissement, c'est-à-dire du coin abandonné qui comprend la route d'Italie, les Gobelins, la Bièvre et la Butte-aux Cailles. (1869)

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