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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 26 octobre 1874 (un lundi), la Société municipale de Secours mutuels des quartiers de la Maison-Blanche et Croulebarbe, donnait, à 2 h., au théâtre des Gobelins, un concert au profit de sa caisse des retraites.


Le 11 septembre 1888, à la fête des Gobelins qui se tenait place d'Italie, le dompteur Edmond Pezon (de la célèbre famille Pezon) faillit être dévoré par le lion Roland.


La rue de la Colonie s'appella ainsi en raison de la présence d'une colonie de chiffonniers dans le secteur.

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C'est arrivé dans le 13ème

 A bon chat… - 1923

A bon chat…

Paris-Soir — 9 octobre 1923

Mme veuve Pestre, 55 ans, 16, avenue des Gobelins s’est présentée au commissariat du quartier Croulebarbe et a déclaré qu’elle avait été griffée aux jambes et mordue à la main par un chat qui se trouvait devant une boulangerie, 26, avenue des Gobelins. On abattra sans doute le minet si on le retrouve.


 Folle de misère - 1909

Folle de misère

Le Journal — 18 janvier 1909

Une jeune femme vêtue de haillons qui, depuis quelques instants, se livrait, hier matin, place d'Italie, à d'inquiétantes excentricités, s'arrêta soudain lorsqu'il y eut autour d'elle un cercle de badauds assez compact et rejetant ses guenilles apparut bientôt sans voile. Un agent intervint, pour mettre fin au scandale. Ce ne fut pas chose facile. L'inconnue se démena en effet et à coups de dents, à coups de pied, tenta de se dégager. Elle fut enfin maîtrisée, enveloppée dans une couverture et transportée au commissariat du passage Sicault.

C'était une jeune femme, Octavie Liégard, âgée de vingt-trois ans, sans domicile connu, que la misère avait rendue folle.

Elle a été envoyée à l'infirmerie spéciale du Dépôt par M. Simard, commissaire de police du quartier.


 Le clos Payen

Le clos Payen

Le Figaro — 11 novembre 1891

Encore un coin du vieux Paris que la pioche des démolisseurs va transformer en « maisons de rapport » : le Clos Payen, qui s'étend sur 22,000 mètres carrés, entre la rue du Champ- de-1'Alouette, la rue Corvisart, la Bièvre et le boulevard d'Italie.

L'entrée se trouve sur la rue du Champ-de- l'Alouette ; vous franchissez une porte cochère donnant accès sur de petits jardins, au bout desquels un bâtiment d'apparence modeste s'offre à vos regards : un rez-de-chaussée, un étage et des mansardes. La façade a vingt mètres, elle est flanquée de-deux ailes formant une cour intérieure ornée d'un puits. Le tout date de Charles IX.

A. l'intérieur, un escalier grossièrement sculpté rappelant celui du musée de Cluny ; des passerelles, d'une hardiesse prodigieuse, ne reposant que sur de faibles corbeaux de bois, et des logements immenses coupés de- puis longues années en une quarantaine de chambres où s'abritent autant de ménages.

Heureux locataires d'un grand seigneur très connu dans les cercles artistiques de Paris ! On en compte jusqu'à six qui lui paient une redevance annuelle ! Les autres ne supposent même pas qu'il soit possible de leur réclamer un loyer. Ils vivent là parce qu'ils y sont nés. Ils y ont grandi, isolés, conservant toute la saveur de l'esprit des Gaulois qui habitèrent ce coin de terre. C'était tout près de là, en effet, que s'élevait l'habitation de saint Marcel, le contemporain de Clovis.

L'origine gauloise du « Clos Payen » est même tellement certaine pour les archéologues que l'un d'entre eux a offert de se charger de la démolition de l'immeuble, pourvu qu'on lui concède la propriété des antiquités gallo- romaines qui pourront être découvertes dans les fouilles.

Les habitants sont des mégissiers et des lavandières ; leur industrie florissait sur les bords de la Bièvre. Voilà une petite rivière qui va retrouver le calme et la limpidité. Pourquoi faut-il qu'on se prépare à la couvrir ? L'ordre sera .exécuté sous peu.

En même temps que les honnêtes travailleurs dont nous venons de parler, déguerpiront une certaine quantité d'escarpes qui avaient accaparé, dans le clos Payen, un corps fie logis donnant sur le-boulevard d'Italie : ils en avaient brûlé les portes et les fenêtres pour faire des feux de joie et ils conservaient tes bonnes traditions de la fameuse cour des Miracles rendue immortelle par Victor Hugo.

Qui va se plaindre de ce déménagement? Peut-être la police, habituée à trouver sans peine, en cet endroit, un grand nombre de ses clients. À cela près, tout le quartier sera content.


Le clos Payen et la Bièvre
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